Greenpeace licencie : l’écologie radicale ne fait plus recette
Cela finit par ressembler à un dégonflement brutal. Quelques jours après l’échec magistral des Verts aux élections municipales, l’empire Greenpeace, qui a fait régner la terreur des années sur ses opposants, accuse un gros coup de mou. Cette emblème du camp du Bien annonce un sévère plan de licenciement. « L’organisation a présenté au Comité social et économique (CSE) et à l’équipe salariée un projet de Plan de sauvegarde de l’emploi qui prévoit de réduire les effectifs de 138 à 106 salariés équivalents temps plein », explique Greenpeace France, dans un communiqué. Trente-deux postes, soit un quart des effectifs, sont sacrifiés. Seuls l’État français ou l’UE sont bons pour se plier aux dispendieux oukases des militants pour la planète.
Même à l’ultra-gauche écolo, un sou est un sou et un déficit est un déficit. Le réel a frappé. Les poches de Greenpeace France, qui s'était illustrée dans les violences anti-flics de Sainte-Soline, ont un fond ; celles de ses donateurs aussi. Car l’association assure qu’elle se finance uniquement via des dons privés. Mais voilà… En dépit d’un matraquage médiatique sur l'environnement unique dans l’histoire de la manipulation des masses (mention spéciale à France Télévisions et Radio France, qui labourent le sujet jour et nuit), ça mollit ferme, du côté des donateurs. Greenpeace France a « enregistré une croissance des dons plus faible, ces dernières années », reconnaît l'organisation. Les financiers ont une expression, pour cela : ils disent que « les arbres ne montent pas jusqu’au ciel ».
« Des difficultés de joignabilité téléphonique... »
Et puis, la Cour de cassation s’en est mêlée. Elle a interdit les CDD d’usage dans les « collectes de rue », ces stands sur le trottoir où de jeunes militants Greenpeace en tee-shirts vous invitent, voire vous contraignent gentiment, à financer leurs rêves. D'un coup l'organisme porte le costume du « fumier de patron » : pas confort du tout ! Dieu sait pourquoi, l'organisation écolo n’arrive plus à joindre au téléphone ses donateurs, explique-t-elle, Greenpeace évoquant « des difficultés de joignabilité téléphonique des donateurs et donatrices » : se cachent-ils sous la couette quand Greenpeace apparaît sur l’écran de téléphone ?
Pas impossible. D’abord parce que le macronisme, allié de l'écologie politique, qui devait enrichir la France fissa fissa avec l'aide des Verts, a mis l’économie hexagonale dans l’état qu’on lui connaît. Solliciter la générosité d’un peuple qui n’a plus le sou, c’est difficile… Ensuite, les Verts sont apparus tels qu’ils sont, dans la nudité d’un bilan pas très euphorique. Le drame de l’agriculture française leur doit beaucoup. Les difficultés de l’industrie aussi. Quand au nucléaire, patiemment saboté par le lobby écolo avant que Macron ne se réveille, il sert lui aussi de révélateur : les factures d’électricité explosives des Français doivent beaucoup aux Écologistes, ils le savent. On évitera par charité d’évoquer la voiture électrique hors de prix proposée à des Français exsangues. Finalement, le nucléaire, c’était peut-être moins horrible que ce que nous disait Greenpeace dans les années 1980, songent sans doute quelques ex-donateurs dégrisés.
Aux USA, 345 millions de dollars d’amende
Ce n’est pas tout. Peut-être les donateurs ont-ils entendu parler des amendes colossales adressées par la Justice à Greenpeace : 345 millions de dollars (293 millions d’euros) d’amende infligés en appel dans la procédure intentée aux États-Unis par le géant pétrogazier Energy Transfer. Selon le site Reporterre, le coup de bambou pourrait tout simplement entraîner la « disparition » de Greenpeace USA (qui poursuit les procédures) ! Il va falloir donner... et beaucoup, pour payer la note.
En France, aussi, le tribunal correctionnel de Dunkerque n’a pas fait de détail : au mois de septembre dernier, Greenpeace France a écopé de 30.000 euros d’amende à la suite d’une action sur la centrale nucléaire de Gravelines (Nord). « Cette décision illustre malheureusement une fois encore une tendance inquiétante à réprimer les défenseuses et défenseurs de l’environnement », pleurniche l’organisation. Greenpeace a tout de même obtenu auprès de ses 240.000 adhérents français la somme de 31 millions d’euros. Il y a sûrement encore un peu de gras !
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