Entre homos et trans, le torchon LGBT brûle
Un tournant, dans l'histoire du mouvement « LGBTQIA+ » ? Ce 20 septembre 2025, une organisation internationale a publié un communiqué annonçant sa rupture avec ce qu'elle appelle « l'establishment LGBTQ+ ». On doit cette initiative à la LGB Alliance, une ligue de collectifs lesbiens, gays et bisexuels présents dans 18 pays dont la France, qui a décidé de reprendre son indépendance et marquer son désaccord sur la question trans. Pour l'organisation, le but est de recentrer les luttes sur les droits basés sur l'orientation sexuelle, dévoyées selon elle au profit de la fameuse « identité de genre ».
Nous déclarons notre indépendance du mouvement LGBTQ+
• Pour en finir avec la transition des mineurs.
• Femmes licenciées pour leurs opinions.
• Bars lesbiens vandalisés.
Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance LGB ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas. pic.twitter.com/0MpVklnP8S— @AllianceLGBFrance (@AllianceLGBFran) September 22, 2025
La question des enfants se trouve au centre de leur exaspération. « Nous déclarons notre indépendance du mouvement LGBTQ+ pour en finir avec la transition des mineurs », déclarent ces militants. En France, le sujet a fait débat, l'année dernière, après qu'une proposition de loi portée par les Républicains et adoptée par le Sénat a exigé l'encadrement des pratiques médicales pour les mineurs en questionnement de genre. Il faut dire que le nombre de consultations a nettement augmenté chez les moins de 18 ans, ces dix dernières années. En 2020, on dénombrait un peu moins de 9.000 personnes suivies en affection longue durée (ALD) pour transidentité. Parmi elles, 294 mineurs, contre 8 en 2013. Ces enfants sont-ils réellement en mesure de consentir librement à des traitements hormonaux ou chirurgicaux aux effets souvent irréversibles ? La LGB Alliance pense que non.
Les dérives de l’intersectionnalité
Depuis sa création en 2019, la LGB Alliance a fait du rejet du transgenrisme sa marque de fabrique. Elle défend une position « critique du genre », affirmant que « les lesbiennes, les gays et les bisexuels se définissent comme attirés par le même sexe » et que ce droit est menacé par « des tentatives visant à engendrer une confusion entre sexe biologique et notion de genre ». Aujourd'hui président de LGB International, Frederick Schminke a précisément créé l'Alliance LGB en France en 2024 pour défendre les droits fondés sur le sexe. Une approche en totale opposition avec l’Inter-LGBT qui organise, chaque année, la Marche des fiertés parisienne. En 2024, le sujet trans s’était invité au cœur des revendications du défilé, dont le mot d’ordre était : « Contre la transphobie : transolidarités ! » Sur l’affiche, le drapeau arc-en-ciel avait même été remplacé par le drapeau de la communauté trans.
Face à l’Extrême droite, ses allié.e.s et aux complaisant.e.s, marchons le 29 juin pour défendre les personnes LGBT+, et en particulier les personnes transgenres. Contre la transphobie : transolidarités ! pic.twitter.com/fU9iS2OVpI
— Inter-LGBT (@InterLGBT) June 19, 2024
Dans leur communiqué, l’Inter-LGBT et SOS Homophobie ne cachaient rien de leur dérive idéologique. Leurs nouveaux combats prioritaires y étaient listés noir sur blanc. « Avec l’extrême droite au pouvoir, toute avancée, notamment sur les questions trans et intersexes, tout progrès et toute justice sociale pour les travailleur•euses du sexe, les demandeur•euses d’asile, les personnes réfugiées, vivant avec le VIH ou en situation de handicap seront condamnés à la régression », alertaient-ils. À côté des malheureux trans, des prostitués et des migrants, les simples homosexuels font bien entendu figure de grands privilégiés qu’il n’est plus urgent de défendre. « Nous devons refonder le cœur du mouvement gay et lesbien, qui a été bafoué par des militants trop extrêmes », souligne aujourd'hui Frédéric Schmincke, qui reproche à la mouvance LGBT d'avoir « perdu de vue certains combats, alors que l'homosexualité reste pénalisée dans 64 pays dans le monde ».
La Gay Pride, ce jour exceptionnel où des personnes LGBT défilent en bas résille avec des drapeaux en soutien à un pays qui criminalise l’homosexualité de 10 ans de prison.
Vraiment la gauche me fascine.
— Alice Cordier (@CordierAlice2) June 29, 2025
La priorité des associations devrait, en effet, être de lutter contre les violences faites aux personnes homosexuelles. Des oppressions, agressions et meurtres généralement commis au nom d’une idéologie politico-religieuse qu’on retrouve de Gaza à Alger en passant par Kaboul et Téhéran. Mais quelle association osera s’emparer de ce combat qui vaut à quiconque ose s’en approcher d’être associé à l’extrême droite ?
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49 commentaires
je parie que bientôt les homosexuels masculins vont aussi se séparer des lesbiennes. Leurs désirs ne sont pas les mêmes. (ce sont les lesbiennes qui ont poussé au mariage pour tous. La plupart des homos, eux, n’en avaient cure.