En Suisse, dire qu’il n’existe que des hommes et des femmes conduit en prison

Un citoyen helvétique a été condamné pour « discrimination et incitation à la haine » pour avoir défendu cette évidence
menottes
@Unsplash

Il s’appelle Emanuel Brünisholz, il est Suisse et il va passer dix jours en prison pour publication « offensante » envers la communauté LGBTQI. L’affaire remonte à décembre 2022. Ce réparateur d'instruments à vent de Burgdorf, dans le canton de Berne, répond à une publication Facebook du conseiller national suisse Andreas Glarner. Il écrit : « Si vous déterrez des personnes LGBTQI après 200 ans, vous ne trouverez que des hommes et des femmes d'après leurs squelettes. Tout le reste n'est qu'une maladie mentale promue par le biais du programme scolaire. »

Quelques mois après les faits, il est convoqué par la police cantonale de Berne pour « discrimination et incitation à la haine » en vertu de l’article 261 bis du Code pénal helvétique. Lors de son interrogatoire, le Suisse confirme ses propos. Lorsque la police lui demande ce que signifie cette publication, il répond : « À ceux qui pensent qu’il n’existe pas seulement des hommes et des femmes, je veux leur dire qu’il n'existe que des hommes et des femmes. »

Une Justice idéologique ?

Ce n’était pas la réponse attendue… Un mois plus tard, le parquet notifie à Emanuel Brünisholz sa condamnation à une amende de 500 francs, car il juge que, « par son commentaire publié sur Facebook, [Emanuel Brünisholz] a publiquement dénigré le groupe LGBTQI en raison de son orientation sexuelle et d'une manière qui porte atteinte à la dignité humaine ». Le réparateur d’instruments à vent fait appel de cette décision, mais le verdict est finalement confirmé par le tribunal régional d'Emmental-Haute-Argovie.

Emanuel Brünisholz refuse tout de même de payer, car il considère qu’il s’agit là d’une atteinte à son droit d'exprimer un fait scientifique. L’amende n’étant pas réglée, le Suisse devra séjourner en prison pendant dix jours. Comme le stipule la convocation pour exécution de peine qui lui a été adressée, il est attendu le mardi 2 décembre prochain à 9 heures à la prison régionale de Burgdorf-Neumatt.

Comment une simple publication Facebook peut-elle conduire en prison ? Dans les colonnes de Transition News, Emanuel Brünisholz a affirmé que dix plaintes pénales avaient été déposées en une heure et que « parmi les plaignants figuraient deux journalistes et un enseignant ». Il y aurait donc eu une cabale contre le réparateur d’instruments.

Un effet boomerang

L’objectif était de faire taire Emanuel Brünisholz mais, sans aucun doute aussi, d’envoyer un message à ceux qui affirment comme lui qu’il ne faut pas confondre identité de genre et orientation sexuelle. Il y a finalement eu un effet Streisand. La publication du futur détenu a été repostée dans toute la Suisse ; quant à sa convocation en prison, elle a été vue par 1,4 million de personnes, sur X.

L’association Verein - WIR, engagée dans la défense de la liberté d’expression et des droits civiques en Suisse, s’est également intéressée à l’affaire et a organisé une action de soutien à Emanuel Brünisholz. Elle demande aux citoyens suisses d’envoyer une lettre au procureur chargé de l’affaire pour dénoncer cette atteinte à la liberté d’expression. Sur X, l’association indique : « L’objectif est que des milliers de lettres arrivent au parquet – comme un signal fort que nous ne détournerons pas le regard et que toute restriction de la liberté d’expression rencontre une opposition. » Un modèle est mis à disposition par l’organisme.

N’en déplaise aux associations LGBTQI suisses, Emanuel Brünisholz a des alliés et nombre de citoyens partagent son point de vue.

Vos commentaires

104 commentaires

  1. En prison pour avoir affirme une vérité scientifique , les suisses ont du soucis à se faire, nous aussi.

  2. On savait que dans l’Emmental il y a des trous… Maintenant on sait que dans les trous il n’y a rien .

  3. Le plus inquiétant dans cette affaire c’est le pouvoir démesuré de nuisance qu’a le mouvement LGBT qui ne représente pourtant qu’une petite partie des homosexuels.

  4. Si oui, on peut imaginer la dégénérescence civilisationnelle que vivrait cet enfant et on peut s’interroger sur ce qu’il devrait transmettre.

  5. Question: lorsqu’un transgenre ex-homme qui vit en couple avec un vrai homme achète un enfant en GPA, est-ce qu’il se fait appeler « maman »?

  6. L’incitation à la haine, il faut bien la chercher quand même.
    Et quand bien même, il a raison. Au niveau du squelette, je défis n’importe quel scientifique de déterminer l’orientation sexuelle de quelqu’un. Et ça, j’aurai bien aimé que la justice s’en préoccupe. A moins que comme en France, on juge sur des dossiers minces comme du papier d’alu.

    Je note donc qu’il est plus facile de mettre en prison des gens qui postent sur FB que les dealers qui arpentent les rues lausannoises tous les jours (pour ne citer que Lausanne).

  7. Quand bien même il n’y aurait que des hommes et des femmes, il existe quelques réels trans qui se sentent tout à fait du sexe opposé alors qu’ils ont un physique normal. Ils seront contents de savoir que ce sont des femmes et des hommes comme tout le monde, mais cela ne règle pas leur problème. Ce problème mental doit être connu ( et ce monsieur n’est pas le seul à avoir eu un manque d’instruction, mais son traitement n’est guère du ressort de l’éducation.

    • Vous écrivez vous même : il existe quelques réels trans qui se sentent tout à fait du sexe opposé alors qu’ils ont un physique normal » …
      « QUELQUES REELS » n’a jamais fait la majorité ! …
      Qu’ils soient « pris en compte » effectivement MAIS que les délires des associations qui se disent « progressistes » n’aillent pas chercher à s’imposer dans le cursus scolaire des enfants ! …

      • Tout a fait. Mais le réel peut tout de même être enseigné et l’extraordinaire n’a pas à être obligatoirement caché. Il est bien d’apprendre la règle, mais aussi de connaître « les exceptions qui confirme les règles ».

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