[ÉDITO] Trump, le retour : la deuxième saison de Débandade à Davos est très prometteuse
Si on ne peut même plus mondialiser tranquille à Davos, alors... C’est simple, on ne reconnaît plus le sommet chic, où les responsables du désastre évoquent année après année leur rêve d’un monde sans frontières, enfoncés dans de confortables fauteuils, satisfaits de compter parmi ceux qui comptent, tellement au-dessus des gueux ruinés par la politique qu'ils échafaudent. Comme une savonnette, ce rêve d’un camp du bien triomphant sur les nations, leurs frontières, leur patriotisme et leurs « gueux » attachés à leur terre, semble s'échapper au moment où ils pensaient le saisir.
Alors que la 56e édition de l’habituelle grand-messe ouvre ses portes (du 19 au 23 janvier), un homme à la chevelure orange s’apprête en effet à balancer un nouveau coup de sabot dans la taupinière, avec la délicatesse d'un taureau américain préoccupé de défendre son propre troupeau. Donald Trump boucle sa valise et sera à Davos mercredi, face aux 3.000 participants, dont 400 responsables politiques, 850 patrons d’entreprises et autres huiles de l’économie. Ça va swinguer.
« La réunion [...] explorera des solutions aux défis mondiaux » !
En attendant, les organisateurs tentent de faire comme avant, dans un contexte qui les ringardise à vitesse grand V. Les thématiques de l’année, disponibles sur le site du Forum de Davos, ne sont pas euphoriques. L’idée générale (« A spirit of dialogue », un esprit de dialogue) induit que le paradis sans frontières patine sec. « Les discussions s'articulent autour de cinq grands défis mondiaux, écrit le Forum de Davos, sur son site. La coopération dans un monde conflictuel, la recherche de nouvelles sources de croissance, l'investissement dans le capital humain, le déploiement responsable de l'innovation et la construction d'une prospérité durable dans le respect des limites planétaires. » On croyait que c’était fait, depuis le temps ! Les objectifs de cette édition de Davos valent eux aussi leur pesant de cacahuètes : « La réunion servira de plate-forme impartiale d'échange de points de vue et d'idées (oui !) ; sollicitera un large éventail de points de vue pour élargir les perspectives (sic) ; établira des liens (on n’invente rien !) ; s'attaquera aux problèmes (non !) et explorera des solutions aux défis mondiaux (on est sauvés !) ». Défense de rire !
En fait de « défis mondiaux », le constat s'impose, celui d’une économie en berne dans l’UE : ce petit monde a échoué. Et Trump risque de lui mettre vertement sous le nez, mercredi, ce constat simple. C’est lui, l’homme des taxes aux frontières, que les hommes gris de Davos attendent avec inquiétude et… un peu d’excitation masochiste. C’est lui que Zelensky espère rencontrer à Davos. Signera, signera pas la paix en Ukraine ? En tout cas, Trump va occuper tout l’espace.
En 2025, déjà, Trump et Milei avaient blasphémé
Presque une habitude. Le temple de la mondialisation devient le rendez-vous des patriotes ! Déjà, l’an dernier, les babillages de nos mondialistes - alors que Trump retournait triomphalement à la Maison-Blanche - sentaient l’ancien monde débordé par l'actualité.
Alors qu'on discourait sur le thème : « Collaboration for the Intelligent Age », soit « collaborer pour l’ère intelligente », en toute modestie, Trump et Milei étaient venus, déjà, jouer les bulldozers dans le bac à sable.
Le président argentin avait pris un plaisir visible à dénoncer « le virus mental de l’idéologie woke ». « C’est la grande épidémie de notre temps qu’il faut guérir. C’est un cancer qu’il faut éradiquer. Cette idéologie a colonisé les plus importantes institutions du monde. » Gloups ! « Des forums comme celui-ci ont été les protagonistes et les promoteurs du sinistre programme du wokisme », poursuivait un Milei déchaîné.
Trump avait lui aussi blasphémé face à nos zélateurs de l’ouverture au monde. « Soit vous venez fabriquer aux États-Unis et vous bénéficierez de la fiscalité la plus faible de la planète, soit vous voulez produire ailleurs, et alors vous aurez des tarifs douaniers », avait-il prévenu. Promesse tenue... Il avait entrepris de montrer que « de nombreux dirigeants européens sont frustrés, notamment en raison des contraintes écologiques et des procédures bureaucratiques ». Davos désossé à Davos, dans le sanctuaire de cet univers habitué à se caresser dans le sens du poil et du politiquement correct ? Du jamais-vu.
La première saison de Débandade à Davos était fascinante. La seconde démarre, elle est très prometteuse. On attend le discours du président américain, mercredi, en mangeant des pop-corn. Ça va swinguer dans les amphis de la station suisse.
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71 commentaires
Et en plus il semble que les dites lunettes coûtent un « pognon dingue » ! Quelle belle image pour la France !
Davos ! Comment ne pas relever le ridicule des lunettes de soleil du président français ? Qu’il ait un problème à l’oeil droit et qu’il veuille ou doive le cacher, très bien. Espérons que ce ne soit pas le résultat d’une autre baffe de la conjointe. Mais pourquoi choisir ces lunettes de moniteur de ski dragueur ou de pilote de top-gun ? Je n’ai rien contre les moniteurs ni contre les pilotes de chasse. Mais pour un président ! Quelle honte ! De bonnes vieilles lunettes d’écailles auraient été plus dignes.
S’il est vrai que Mr Trump est excessif dans ses emportements, il est peut-être aussi plus visionnaire que ne veulent le dire nos médias (et certains hurluberlus qui reprennent ce que disent ces media sans y apporter un iota de réflexion), lorsqu’on voit ce qui se passe dans le Pacifique et comment la Chine grignote petit à petit les archipels du Pacifique (Salomon, Vanuatu, et PNG), et déstabilise la Nouvelle Calédonie (avec la Russie). Peut-on lui reprocher de défendre les intérêts de son pays, ce que ne font pas les pays européens, et surtout pas le Danemark, pays totalement inféodé aux USA en terme d’armement ou d’Intelligence stratégique ?N’assistons-nous pas à une redistribution des cartes, un nouveau Yalta, évidemment incompréhensible à ceux qui ont admis que le monde serait figé une fois pour toute, pour une mondialisation heureuse, progressiste ,wokiste, donc socialiste, alors que nous sommes en train d’assister à une redistribution du monde, dans laquelle l’Europe, impuissante, est absente, arcboutée sur les principes de luttes multiples internes de construction fédérale, se croyant progressiste alors qu’elle n’est que passéiste. Cela ne veut pas dire que ce monde qui se crée sous nos yeux est idéal et répondra à nos exigences de bonheur, mais, les faits sont ainsi, qu’il vaut mieux analyser froidement, pour faire respecter nos intérêts, par des actes, et non par des cris de vierges effarouchées. Notre problème s’appelle Bruxelles et la perte de notre souveraineté!
Le malade mental Trump (Autocrate, voleur, violeur et dictateur) n’en n’a donc pas fini dans sa folie.
Certains analystes pensent qu’il souffre de troubles plus anciens liés à une enfance compliquée.
Cela pourrait expliquer sa totale schizophrénie …
Trump malade mental ? Peut être !.N’empeche qu’ en France,les malades mentaux ,que ce soient les électeurs égarés ou les dirigeants qu’ils ont élus,font que le Pays ne va pas bien non plus,puiisqu’il se définit lui même comme étant « une terre d’asile ».,comportant des patients venus du monde entier.
Je ne suis pas non plus un fan de la mondialisation.
Mais au vu de l’aggravation spectaculaire de l’hubris de Trump, il faudra quand même à un moment donné que BV s’engage un peu plus pour dénoncer ses folies. Je comprends que ce n’est pas facile de passer de supporter béat à contradicteur. C’est pourquoi, j’imagine, vous traversez une phase de « parlons-en pas trop, et peut-être que les gens oublieront nos soutiens passés ». Un peu comme pour la guerre en Ukraine, en somme !
Bravo : j’ai pris mon pied en lisant cet artcle. Malheureusement, face à Trump, il n’y aura personne qui le prendra au sommet de Davos.
Grand-messe complètement inutile, qui coûte sûrement un pognon de dingue et dont il ne sortira rien de concret, komdab… Je sens que l’intervention d’Onc’Donald va être jouissive !
Assurancetourix et sa lyre contre Obélix et ses baffes!
Pour Trump ce serait plutôt un grand coup d’un très très gros menhir sur la tête.
Vous écrivez :
« cet univers habitué à se caresser dans le sens du poil ».
Est-ce que c’est pas plutôt :
« cet univers habitué à se caresser ».
Parce que c’est un peu ça non ?
Trump est en train de signer l’arrêt de mort du G7.
C’est sa proposition de C5 avec les nouvelles puissances :
États-Unis/Chine/Russie/Inde/Japon.
Aucun des pays de l’Europe, même pas le RU, n’y figure.
Il n’est pas sûr que cette proposition soit acceptée par la Chine et la Russie, mais ce qui est sûr c’est que nous sommes hors jeu.
Bon on le savait, mais là c’est acté.
Je suis d’accord avec certains commentaires, fini Davos, fini les mondialistes, place aux États-nation, place aux superpuissances.
Ça ne se fera pas en 1 jour, mais les patriotes sont en train de gagner en notoriété un peu partout, et même les Danois socialistes sont en train de faire machine arrière.
Trump veut affaiblir l’ UE en soutenant des pays comme la Hongrie et l’Italie avec un partenariat privilégié.
Il y aura un changement en France c’est certain. Mais au vu des sondages je crains que ce ne soit pas suffisant et que nous prenions beaucoup de retard.
Retroussons-nous les manches.
Certes ça va swinguer mais il faut craindre que certains en prennent plein la tête . Heureusement qu’ils l’ont vide , contrairement à ce que l’on dit d’eux , ça fera moins de dégâts. La France ne sera pas épargnée . La preuve ? chiffrons si vous le voulez bien les investissements français à l’étranger en commençant par Renault qui va faire fabriquer son nouveau SUV en Crée je crois , continuons avec Stellantis qui investit aux Etats Unis etc , etc .. preuve que notre politique est la bonne ……. pour les uSA .
Renault construisait déjà son koleos en grande partie en Corée il y a 15 ans !..
Et Renault va se lancer dans la construction de drones militaires. Construction des plus lucrative grâce au conflit russo-ukrainien. Car, question automobiles, ça ne va pas très fort, si l’on en juge par le résultat opérationnel du groupe qui dégringole d’environ 20%.
Les vociférations n’y feront rien. Si vous me passez l’expression. « c’est plié ».
Quant au petit pays que la France est devenu, la sagesse commanderait, dans le moment, une courtoise réserve.
A l’heure où la situation internationale se tend, à défaut d’autorité, de souveraineté ou de puissance, nous serions assez avisés de renouer avec une tradition diplomatique dont se prévalait autrefois notre nation, qualité alors reconnue et respectée.
Avec une personnalité comme D.Trump, une attitude de « bravache » sera à coup sûr interprétée comme de la provocation. voire du défi.
Jacky show va entrer en scène, avec ses rafales virtuels vendu à l’Ukraine qui n’a pas de sous, et nous non plus!
Le champagne va couler à flot au Touquet, notamment car il sera bien plus cher avec des droits de douane à 200%…
Match de catch verbeux en perspective, avec David Macron contre Goliath Trump, mais l’Histoire ne se répète jamais de la même façon, monsieur le chef de guerre déjà rentré du Groenland tant il avait froid à son séant de faculté!
On risque plutôt d’avoir au final, Assurancetourix et sa lyre contre Obélix et ses baffes!
j’adore TRUMP, vu de France
le « papy » qui leur fout, à tous ces freluquets, des coups de pied au cul…..et leur balance des vérités rn pleine face !
et s’ils ne veulent pas enfin entendre, c’est sanction financière pour qu’ils comprennent bien !
nous, on ne nous a jamais écouté mais TRUMP, pas le choix, ils sont bien obligs d’écouter
les français vont surement en souffrir mais ça fait tellement de bien de constater qu’enfin quelqu’un de fort leur remet un « cerveau » entre les deux oreilles et il va tous les enterrer dans leur gauchisme et leur wokisme
Au moins, je rigole
Je partage totalement votre avis !
Idem, Monic29. Et nos médias islamo-gauchistes ont beau vomir leur fiel sur ce personnage d’exception ( une autre carrure qu’un Biden ou un Obama), il les tourne en ridicule chaque fois que ces insignifiants et grotesques bipèdes lui en donnent l’occasion.