[ÉDITO] Lien immigration-délinquance : Laurent Nuñez à son maximum
Le « en même temps », qui a bassiné les Français jusqu’à plus soif, ne fait plus vraiment recette dans le pays. Emmanuel Macron, athlète incontesté de cette rhétorique qui est à la politique ce que le vélo d’appartement est au vélo de course, semble, lui-même, en être revenu. En revanche, dans le club très restreint des derniers macronistes, on a un véritable champion : Laurent Nuñez. Ce dimanche 30 novembre, le ministre de l’Intérieur nous a fait une démonstration de « en-même-temps » impeccable. Sur un sujet qu’on pensait réglé depuis que Gérald Darmanin et Bruno Retailleau avaient osé dire des choses ou plutôt dire les choses. Dire les choses ? Le lien entre immigration et délinquance. Sujet totem de « l’extrême-droite », sujet tabou de la gauche et plus, si affinités.
Ce midi, le ministre Laurent Nuñez « refuse de faire le lien » entre immigration et délinquance, tout en évoquant la surreprésentation des étrangers parmi les mis en cause pic.twitter.com/wvzBdjxIWM https://t.co/sjY58dVq1i
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 30, 2025
« Et donc, ce lien, je refuse de le faire »
Interviewé par BFM TV, ce dimanche 30 novembre, Laurent Nuñez s’est donc livré à un exercice d’équilibriste autour de cette question posée par la journaliste Amandine Atalaya : « Est-ce qu’il y a un lien – oui ou non – sur l’immigration ? » La journaliste poursuit : « Quand le Rassemblement national en parle, il s’appuie sur deux chiffres précis : le premier vient du ministère de la Justice qui dit qu’il y a 25 % des détenus français [on aura compris « détenus en France] qui sont étrangers ; le second chiffre venant du ministère de l’Intérieur, en Île-de-France, 93 % des vols et 63 % des agressions sexuelles sont commis par des étrangers. » La semaine dernière, ici même, Clémence de Longraye évoquait cette surreprésentation de la population étrangère dans la commission des crimes et délits sur notre sol, mise en lumière par cette publication officielle du ministère de l'Intérieur (Chiffres clés sur l’insécurité et la délinquance en 2024 ). Et donc, la journaliste repose la question, des fois que le ministre n’ait pas compris : « Est-ce qu’on peut en déduire qu’il y a un lien entre l’immigration et la délinquance, aujourd’hui en France ? »
Et là, la réponse de Laurent Nuñez vaut se pesant de langue de bois : « Alors, d’abord, moi je suis ministre de l’Intérieur, je suis à la tête de policiers et de gendarmes qui interpellent et qui luttent contre la délinquance de manière générale »… Oui, et donc ? « Et donc, ce lien, je refuse de le faire. » Très bien, mais ça veut dire quoi ? On ne comprend pas bien : si c’est factuel – et apparemment ça l’est, si l’on en croit les chiffres officiels, notamment ceux du ministère dont cet homme a la charge -, il n’y a pas à refuser. Le réel ne se refuse pas, il s’affronte, non ? Ou si on le refuse, ça s’appelle un refus d’obstacle. Et là, cela se termine souvent par la séparation de corps du cavalier et de sa monture, aux dépens, la plupart du temps, du cavalier.
Son job à lui : poursuivre les délinquants
Mais ce ministre doit avoir une pensée subtile, comme on disait à l’époque bleue de la Macronie triomphante, car il poursuit son charabia : « Mais comme je le fais toujours, je ne l’ai jamais nié, je donne évidemment les chiffres. Oui, les étrangers représentent 8 % de la population. Et puis il y a le chiffre que vous donnez pour les étrangers en détention » Le ministre bredouille pour ne pas donner lui-même les chiffres. Doit être champion au jeu du Tabou. « Et puis dans certains items de la délinquance, ils représentent une proportion qui est effectivement plus importante… » « Certains items de la délinquance » ! On croirait lire une note de service punaisée, avec seulement trois punaises - parce qu’on n’a pas trouvé la quatrième - près de la machine à café dans le couloir d’une quelconque administration. On arrête là. Vous pouvez écouter la suite si le cœur vous en dit. Le ministre n’en démord pas, son job à lui, c’est de poursuivre les délinquants, quels qu’il soient, d’où qu’ils viennent, point barre. C'est peut-être aussi de prévenir la délinquance, non ? Car, dites-donc, s’ils n’étaient pas venus chez nous, ces étrangers qu'on retrouve en prison, ça faciliterait pas un peu le travail ? C’est juste une question qu'on pose comme ça.
On pensait naïvement qu’un ministre (sans doute, parce que, lorsque l'auteur de ces lignes était jeune, le ministre de l'Intérieur s'appelait Michel Poniatowski), c’était un peu plus qu’un fonctionnaire zélé - ce qui est déjà pas mal, me direz-vous. Au fond, ce pays marche à l’envers. Mais est-ce une découverte ? D’un côté, vous avez un chef d’état-major des armées qui s'adresse aux maires comme s’il était ministre de la Guerre. De l’autre, on a un ministre de l’Intérieur qui semble n’avoir pas compris, ou qui fait semblant de ne pas comprendre, qu’il n’est plus préfet de police. En même temps, ça vous étonne ?
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133 commentaires
L’ENA… ça mène à tout. Phô-Q !
Enfin ce type depuis qu’il est devenu un Ministre se dévoile, il n’avait pas été nommé Préfet de police pour sa seule valeur de flic. En vérité se mettait il en avant du haut de son poste pour défendre les bavures que ses subalternes auraient pu connaitre? En vérité c’était un parfait lèches bottes du pouvoir.
« Ministre ». Quand on voit un abruti pareil, ce mot n’a plus aucun sens !!!
Ils ont cru que son physique imposant ainsi que sa bonhomie naturelle pourraient convaincre les français , que ce qu’ils vivent n’est qu’un sentiment . Hélas , quand le messager ose nier des faits et des chiffres officiels , le soufflet se dégonfle aussitôt écrasé par le vécu quotidien que connaissent trop bien les citoyens contribuables Nicolas .
Peut-être qu’il n’a pas compris la question.
8% d’étrangers
Cela fait combien d’années qu’il y a 8% ?
Evidemment ! Ils sont naturalisés français au fur et à mesure
Le ressenti négatif que j’ai toujours eu en voyant et écoutant ce laquais de la république se confirme hélas vigoureusement lorsqu’il se trouve au pied du mur et doit clairement afficher ses positions…
Dans son rôle de préfet ça pouvait encore passer, mais dans les responsabilités qu’il doit assumer aujourd’hui ce pantin du pouvoir et de la pensée unique (si l’on peut parler de pensée ) se retrouve complètement démuni face à la réalité qu’on lui demande de cacher !
laquais de la république … en marche.
L’image est édifiante. Voilà un ministre de l’Intérieur, serviteur de l’Etat, qui a un genoux à terre et même les deux quand il prie pour que la délinquance n’augmente pas afin de pouvoir ne rien faire et camoufler la réalité qui pourtant saute aux yeux de tout le monde, sauf à lui. Nier les problèmes, ce n’est pas les résoudre.
Heureusement que cette question n’a pas été posée sur Cnews !
C’est incroyable d’avoir avoir autant peur de son patron Macron !
J’espère qu’il ne resteras pas longtemps au gouvernement monsieur Macron N° 2
Il y restera tant que Macron et/ou Le Cornu seront en place.
Il y a soit disant 25% d’étrangers dans les prisons ,et combien de nouveaux « Français de papier » fabriqués par notre système ??
Nunez est dans le deni de la réalité c est le propre des lâches et des traîtres
… Et des gauchistes.
Oui c’est ce qu’il faut être pour être ministre de macron, lui-même totalement soumis aux américains.
D’où la vente de nos grandes entreprises, la dette fabuleuse de notre pays etc
Cyrano! Ca s’appelle un pleonasme!
Sentiment d’incompétence et déni de la réalité des chiffres ?
Le « Tassin à macron » est efficace pour ? ! … PAS grand chose ! … Ah SI ! … Réprimer les ANTI macron ! …
Le réel se refuse…pas le pognon des Français pour payer le salaire d’incapables !