Démographie : dans certains territoires, les Français sont devenus minoritaires
Tout savoir sur son pâté de maisons. C’est ce que permet de faire la nouvelle carte interactive de l’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques). Cette carte à fine maille, c’est-à-dire avec un découpage territorial très précis (carreaux de 200 m ou de 1 km, selon les données), dresse un état des lieux de la France sur de nombreux critères.
Les grands classiques sont : densité, niveau de vie, part de la population âgée de plus de 65 ans et de moins de 15 ans, part des ménages propriétaires, taux de résidence principale… Viennent, ensuite, différentes données sur la population étrangère, venue de l’Union européenne ou non. À Marseille, par exemple, cette carte montre, sans grande surprise, que le camp militaire de Carpiagne, qui abrite le 1er régiment étranger de cavalerie (1er REC), a un taux de population étrangère plus élevé que dans le reste du IXe arrondissement où il se trouve. De même, les grandes agglomérations et les secteurs frontaliers sont plus riches en étrangers que le reste du territoire national.
Une région parisienne peu française
L'Île-de-France en est le parfait exemple. À Villiers-le-Bel, le pourcentage de population étrangère atteint 75 % ; à l’est de Savigny-le-Temple, il est de 51 % ; à Saint-Ouen-l'Aumône, il est égal à 66 % et, dans bien d'autres communes de la région (Villeneuve-Saint-Georges, Rosny-sous-Bois, Aubervilliers, La Courneuve…), il dépasse largement les 50 %. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans ces secteurs, les Français sont aujourd’hui minoritaires.
Si les chiffres publiés sont intéressants en soi, ce qui l’est sans doute encore plus est de les comparer entre eux et avec les bases de données du ministère de l’Intérieur. Ainsi, il est aisé de remarquer que, dans les trois villes citées précédemment, les taux de chômage sont bien plus élevés que sur l’ensemble du territoire. Ils sont respectivement de 13,2 %, 9,8 % et 9,2 %, contre 7,9 % en France. Les chiffres de la délinquance de ces communes sont également bien au-dessus des standards français, comme en attestent les données du service statistique ministériel de la sécurité intérieure.
À noter également : dans les dix plus grandes villes de France, la plupart des quartiers dépassent les 10 % en matière de population étrangère. Plus éloquent, encore, toutes les métropoles françaises comptent un ou plusieurs quartiers où la population est constituée au moins d’un tiers d’étrangers. C’est le cas, notamment, de porte de Clignancourt à Paris (36 %), du secteur Camille Pelletan à Marseille (42 %), de Balmont-le-Fort à Lyon (34 %), du côté d’Empalot à Toulouse (39 %), du quartier Saint-Étienne à Nice (33 %), du Pin Sec à Nantes (42 %), de Blayac à Montpellier (33 %) ou encore du quartier Polygone à Strasbourg (44 %).
Des grandes villes très étrangères
Ces chiffres sont bien plus importants que les données officielles à l’échelle nationale (8,8 %) mais, comme elles, ils ne prennent en compte que la population légale, à savoir les personnes ayant un titre de séjour valide, celles nées à l’étranger et vivant légalement en France, et les mineurs nés en France mais de parents étrangers, qui conservent la nationalité étrangère. Les clandestins sont exclus de ces statistiques, ce qui, de fait, les minimise.
Il existe bien évidemment des zones où les étrangers sont très peu nombreux. L’Aveyron, par exemple, est un département en dessous de la moyenne nationale. C’est aussi le cas du Cantal, de la Haute-Loire, de la Charente-Maritime, du Finistère ou encore de la Manche - des départements à dominante rurale. Mais force est de constater que, dans les secteurs plus denses et urbains, la population française, si elle n’est pas « grand-remplacée » (ce qui reste à prouver), est au moins incroyablement diluée. C’est l’INSEE qui le dit !
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2 commentaires
Tout le monde veut aller à Paris ! Bon, quoi qu’il en soit, tout démarre à zéro et ne cesse de se développer (de se multiplier) SANS ARRÊT dans un sens unique. L’audible (notre belle langue française) nous le prouve à la TV même si le visible reste flou.
Superposez les votes lfi et vous avez tout compris sur le grand remplacement