Coup de théâtre : le Sénat enterre l’euthanasie
« Merci aux sénateurs qui ont refusé de légaliser toute forme d’aide à mourir. Merci pour votre courage et votre sagesse. Parce que nos vies comptent, jusqu’au bout », réagit Louis Bouffard, bien connu des lecteurs de BV et membre du collectif Les Éligibles et leurs Aidants, après ce revirement pour le moins inattendu du Sénat sur la question de l'euthanasie. Il ajoute : « Votre vote envoie un signal fort. Il rassure celles et ceux qui vivent le lourd handicap, la maladie, le grand âge, celles et ceux qui, comme moi, savent combien la vie peut être fragile et pourtant infiniment précieuse. »
Merci aux sénateurs qui ont refusé de légaliser toute forme d’aide à mourir.
Merci pour votre courage et votre sagesse.Votre vote envoie un signal fort.
Il rassure celles et ceux qui vivent le lourd handicap, la maladie, le grand âge, celles et ceux, qui, comme moi, qui…— Louis Bouffard Officiel (@L_Bouffard_off) January 22, 2026
La scène qui s'est déroulée dans l'hémicycle, ce mercredi 21 janvier, en a surpris plus d'un : chacun s'attendait à ce que la légalisation de l'aide à mourir par les sénateurs passe comme une lettre à la poste. C'était sans compter les réactions des élus de gauche et la résistance de certains de leurs collègues LR dont les voix, mises bout à bout, ont abouti au rejet de la pièce maîtresse du texte (à 144 voix contre 123), l'article 4, provoquant ce que le sénateur des Bouches-du-Rhône Stéphane Ravier décrit comme « l'effondrement de tout l'édifice de l'euthanasie ». Explications.
« Ce chaos » qui fait honte au Sénat
Le texte examiné au Sénat, qualifié « d'hypocrisie sans nom » par la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), Ségolène Perruchio, conçu pour être un « garde-fou contre le permis de tuer », ne satisfaisait pas du tout les opposants à l'euthanasie. De là à imaginer la gauche voter contre ...
Au moment du vote, rapporte Stéphane Ravier à BV, « tout se passait "normalement" jusqu'à ce que les sénateurs passent au vote de l'article 4 : la gauche, pensant que le texte n'allait pas assez loin et parce qu'il avait été élaboré par une commission de droite, a voté contre ». Des voix qui, s'additionnant avec celles des sénateurs LR opposés par conviction à l'euthanasie, ont fini par remporter une majorité de rejet de tout l'article 4 définissant les conditions d'accès à l'aide à mourir. Un véritable coup de tonnerre dans ce cénacle du débat démocratique. « En réalité, personne ne s'attendait à ce que les sénateurs LR ne suivent pas la ligne de la commission », explique notre sénateur, qui raconte avoir assisté à une scène peu habituelle dans ce monde sénatorial ordinairement si feutré : sidération des élus qui ont provoqué la suspension immédiate de séance, rappels au règlement, conciliabules par petits groupes et reproches, à la droite, de « porter la responsabilité de ce chaos qui fait honte au Sénat ». « J'ai vu un sénateur LR déclarer au président du groupe socialiste "Mais monsieur le président Kanner, je ne comprends pas, moi, j'ai voté comme vous !", un tableau assez exceptionnel », rapporte malicieusement Stéphane Ravier qui, manifestement, s'est régalé.
Pour ajouter du chaos au chaos, et selon le sénateur du Parti radical Bernard Fialaire, certains rapporteurs de la commission « se seraient même exprimés en leur nom propre contre l’avis de la commission ». Mais le clou final au cercueil euthanasique a été rivé par l'adoption de l'amendement de la sénatrice LR Anne Chain-Larché prévoyant le remplacement de la solution létale par la sédation profonde (article 2). Cet amendement « a ainsi vidé totalement le texte de sa cible, la légalisation de l'assistance au suicide assisté », précise Stéphane Ravier.
Charge du sénateur communiste contre le christianisme, il a raison !
Tout cela dans une ambiance électrique qu'on imagine marquée par une charge notable du vice-président du Sénat, Pierre Ouzoulias (étiquette communiste), lorsqu'il déclare : « La rupture philosophique, s'il y en a une, c'est le christianisme et l'interdiction religieuse du suicide ; la mort volontaire, c'était l'expression du libre-arbitre absolu avec une phrase : "Dieu ne prévaudra !" »
"La mort volontaire, c'était l'expression du libre arbitre absolu avec une phrase: "Dieu ne prévaudra!""
Le sénateur communiste @OuzouliasP favorable à l' #euthanasie a raison: "la première rupture philosophique, c'est le christianisme et l'interdiction religieuse du suicide." pic.twitter.com/cgDsqPrFba— ECLJ - European Centre for Law & Justice (@ECLJ_Official) January 21, 2026
À ce sujet — Louis Bouffard : #JeSuisÉligible
« Il a raison », rétorque, dans un tweet, l'ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice), association en première ligne pour dénoncer, en cas de légalisation de l'euthanasie, les fermetures prévisibles d'établissements et maisons de retraite gérés par des institutions catholiques qui refuseraient d'abréger la vie de leurs patients (passibles de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende). L'occasion de rappeler que ces structures existent et qu'elles œuvrent au quotidien. Grâce aux vocations suscitées par cette Église même qui, en interdisant de tuer, a en effet joué un rôle civilisationnel fondamental — qu'on l'apprécie ou pas. À l'instar d'un saint Camille de Lellis (1550-1614) ou d'une Jeanne Garnier (XIXe siècle), figures oubliées qui ont été des pionniers en matière de soins palliatifs (lire, à ce sujet, l'excellent ouvrage Soins palliatifs. La vraie alternative à l'euthanasie, de Jean-Frédéric Poisson, aux Éditions Mame).
« Ce Pierre Ouzoulias s'est exprimé à plusieurs reprises pour dénoncer et diaboliser ceux qui étaient contre l'euthanasie, en essayant de démontrer que leur opposition était motivée par des considérations religieuses ; il aurait tant aimé que nous nous exprimions, la Bible à la main, ce qui n'a pas été le cas. C'est une perpétuelle christianophobie qu'il a exprimée », conclut Stéphane Ravier qui, pour autant, ne renie pas ses convictions religieuses : « Elles nourrissent ma réflexion. »
Pour l'heure, dans un communiqué, la fondation Jérôme-Lejeune ne boude pas, elle non plus, sa satisfaction et « salue les sénateurs qui ont fait hier ce qui était en leur pouvoir : défendre l’interdit fondamental de tuer ». Mais rappelle que « rien n’est acquis. La vigilance et la mobilisation doivent se poursuivre : lors du vote solennel, le 28 janvier, où les équilibres politiques pourraient être différents. » Viendra, ensuite, « la deuxième lecture à l'Assemblée nationale programmée à partir de la deuxième quinzaine de février. Avec la possible réécriture d'un texte aussi mortifère que la version qui avait été votée en mai dernier. » Le plus dur reste, sans nul doute, à venir.
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97 commentaires
Pas possible les sénateurs gauchistes n’étaient pas là mdr… Mais de toute façon c’est assemblée qui aura le dernier mot…alors pourvu que la gauche oublie de venir…
Bah, vous ne devriez pas tant crier à la victoire, les sénateurs socialistes ont été de bons cons dans cette affaire, mais il suffit que l’un d’eux ait un reste fulgurant d’intelligence la prochaine fois pour que la seconde finale ne soit plus à votre goût! Et, de grâce, ne soyez pas si enthousiastes, à crier à la victoire définitive quand cette votation n’aura qu’initié un nouveau tour des assemblée! Pour reprendre un vocabulaire. militaire, c’est peut-être un mieux tactique, mais il demeure une incertitude stratégique!
Et bien ! c’est consternant de voir que dans BV qui réunit les lecteurs qui se reconnaissent de la » droite conservatrice » (à supposer que la droite existe encore, mais les conservateurs, si) beaucoup affichent leur défaitisme. En voici un nouvel exemple.
Alors, espérons que pour eux, un nouveau miracle se produira.
J’ajoute que dans la remarque de M. Daubrege, le Conseil constitutionnel n’est pas cité . Comment çà ?
Ah oui, il va me dire que c’est un repaire de gauchistes et d’arrivistes. Bon, fermez le ban et courage fuyons….mais sûrement pas avec vous !
Compliments aux courageux sénateurs qui ont fait face aux multiples culpabilisations.Je me permets de reprendre le titre exhaustif du livre de Mr Poisson « Soins palliatifs, la vraie alternative alternative à l’euthanasie ».Les soins palliatifs sont une alternative vraie car réellement humaine en atténuant la souffrance physique et morale sans tomber dans l’acharnement thérapeutique mais dans un accompagnement humain et personnalisé. La réalité des faits montre que la plupart des personnes bénéficiant complètement de soins palliatifs ne demandent plus à mourir… Supprimer la vie n’est pas un acte soignant et cela est une réalité incontournable. Au delà de toute appartenance religieuse,n’oublions jamais que pour tout à chacun la vie est avant tout un don…
Je partage votre vision. Des produits contre la douleur utilisés à haute dose sont déjà souvent prescrits et permettent une fin digne sans souffrance. Il faut surtout un consensus famille et soignants afin que la décision ne ravage pas le mental d’une seule personne.
Merci aux Sénateurs qui pour une foi ont tordu le bras aux macronos/gauchistes de vouloir donner la mort dans l’impunité total !
Lorsque le patient ( jeune ou vieux parce qu’il est atteint d’une maladie incurable et ne veut pas subir l’acharnement thérapeutique pour le maintenir en vie ), le demandant à son médecin , celui ci doit réunir les proches parents ou enfants et aussi avoir la présence d’un Homme de loi ou d’un gendarme judiciaire ( ceci pour éviter toute dérive ) , mais seul le patient doit pouvoir le demander en leur présence et le médecin expliquer le pourquoi et le comment et pas question de laisser le patient mourir de faim , de soif !
Voici deux fois en quelques mois que j’explique ma position sur le suicide assisté en expliquant pourquoi il me semble légitime d’en revendiquer le droit. Deux fois que je lis les incantations de ceux qui y sont opposés. Deux fois que je leur demande de répondre à cette question de savoir au nom de quel droit ils prétendent m’interdire la liberté de mourir à mes frais d’une mort paisible et décidée. Et j’attends toujours les réponses. Il ne suffit pas d’évoquer l’intelligence ou la civilisation, chers amis, notions que chacun peut s’approprier à son gré. Personne ne vous impose de vous suicider et de demander de l’aide pour le faire. Nous voulons seulement que personne ne puisse vous l’interdire.
Entièrement d’accord avec vous. On veut nous enlever notre liberté de ne plus accepter de souffrir.
Parce que vous croyez qu’une fois qu’ils vous auront autorisé à vous suicider, ils ne l’imposeront pas aux autres ? Demain vous aurez ce droit, après demain ils nous y obligeront.
Tout patient cancéreux qui souffre physiquement sera aidé par son médecin, s’il n’a pas de soins palliatifs à proximité. Cette histoire de souffrance qu’on peut diminuer par soins palliatifs est un faux problème.
En revanche, la dépendance physique, quand on n’est plus qu’un pantin qui répète mécaniquement les mêmes choses, ne reconnait plus personne, ne peut plus engager une relation avec qui que ce soit, qui s’en préoccupe? L »immobilité dans un lit quand on ne peut plus exprimer son inconfort parce qu’on a un cerveau en fromage blanc, et qu’on n’a plus le langage, qui s’en préoccupe? Désolée, je ne VEUX pas finir comme ça, c’est mon choix, ma décision, ma volonté, mon libre arbitre, ma consolation. Honte à ces sénateurs qui planent à quinze mille.
Merci, marre d’avoir des bien pensants agir à ma place
D’accord avec vous. Je ne veux pas non plus être obligée de continuer à (sur)vivre comme un légume.
En tout cas, vous planez, vous, parce que vous n’avez lu ni la « loi Léonetti », ni la proposition de loi. Cela vous aurait évité de critiquer les sénateurs de la sorte.
Je suis furieuse contre les réactions diverses et variées contre cette loi. Bouffard croit qu’on va l’attraper et le passer de force par la seringue, c’est un bouffon. Philippe de Villiers, que j’adore par ailleurs, n’a rien compris non plus à l’histoire. Il ne s’agit pas d’euthanasie sans accord de la personne concernée, il s’agit d’aider un patient à partir autrement qu’en se coupant les veines ou en se pendant, ou en prenant des tonnes de paracétamol pour mourir dans une atroce insuffisance hépatique, ou en ne faisant rien et en subissant ce qu’il ne veut pas subir. Je trouve que la loi ne va pas assez loin. Elle ignore le cas des Alzheimer et autres corps de Lewy. Visiter un secteur protégé d’ EHPAD , et on sait de quoi on parle en matière de perte de dignité. Le cas de l’Alzheimer n’est même pas abordé. Qui dira qu’il veut finir comme ça? Et ça peut durer 10 ans ou plus s’il n’y a pas de comorbidité!!!!
Personnellement, j’ai déjà organisé mon transfert éventuel en Suisse si ce diagnostic est posé… Sauf si je n’ai pas assez d’argent; C’est ça qui est indigne: une médecine à deux vitesses. Respecter le choix de chacun, c’est ça, la VRAIE humanité. Arrêtez de vous gargariser avec votre « euthanasie » qui vous permet de masquer vos soi-disant valeurs derrière ce mot qui fait peur. C’est de la malhonnêteté intellectuelle.
Madame,
« C’est votre choix » dites-vous mais rappelez-vous que les lois ne sont pas écrites pour valider tous les choix individuels, même cette proposition de loi sur l’euthanasie. Vous ne jugez ici que sur vos propres affects concernant ce sujet alors qu’il s’agit de débattre d’un texte qui doit exprimer « la volonté générale ». Les lois sentimentales ne sauraient donc exister. En revanche, ce que vous le voyez visiblement pas, c’est qu’il existe aujourd’hui ce que l’on appelle les soins palliatifs et cette proposition de loi a voulu les contourner. En toute loi, même pavée des meilleures intentions doit respecter certains droits fondamentaux, parmi ceux-ci la clause de conscience des médecins, des pharmaciens, des soignants au sens large et « l’identité » des établissements de soins, ce que cette proposition de loi refuse de reconnaître. Pire, cette proposition de loi entend poser l’existence d’un délit d’opinion à l’encontre de ceux qui refusent même l’idée d’euthanasie ; or, je vous rappelle (car il faut bien vous donner quelques cours, pour éviter que vous ne tombiez dans le mélodrame) qu’en France, le délit d’opinion a été supprimé en deux étapes, en 1830, au terme d’une révolution (celle des « Trois Glorieuses) et en 1881 avec la loi sur la liberté de la presse.
Petite remarque teintée d’ironie : le site « Boulevard Voltaire » entend s’adresser à tous ceux qui se reconnaissent « de droite et conservateurs ». Est-ce votre cas ?
Je trouve votre ironie mal placée.
« parmi ceux-ci la clause de conscience des médecins, des pharmaciens, des soignants au sens large et « l’identité » des établissements de soins ». Ici, on ne parle que des autres, pas de la personne qui veut mourir parce que c’est son choix et que c’est ELLE qui vit dans son corps.
Arrêtons l’hypocrisie de se cacher derrière les soins palliatifs. Je suis un ancien infirmier et je sais, comme tous professionnel de santé, que les doses d’analgésiques (on en arrive à la morphine tôt ou tard) finissent par devenir létales.
Le sujet est bien trop passionné pour qu’on puisse un jour légiférer calmement sur ce sujet, chacun mettant ce qu’il veut ou peut, y compris ses craintes ou ses espoirs, sous le terme « euthanasie » (la bonne mort des Grecs).
Il n’empêche qu’en renvoyant les candidats à une fin rapide vers les soins palliatifs, alors qu’ils savent pertinemment que ces services sont déficients et ne répondent pas à la moitié des besoins, les sénateurs font preuve d’une belle hypocrisie.
Cher Gracchus. Auriez-vous la mémoire courte ? On a déjà légiféré : c’est la « loi Léonetti ». Il faudrait commencer par la lire avant de faire cette remarque conclusive aussi dépréciative.
Le concept de l’euthanasie ne devrait même pas effleurer le cerveau d’un être humain fondamentalement intelligent et civilisé . On a beau épiloguer , l’euthanasie est un crime quelques soient les circonstances ; tuer quelqu’un c’est un acte malsain en total désaccord avec le sens profond de l’humanité . Bravo aux sénateurs !
L’intelligence n’a rien à voir avec ce débat. Lorsque vous évoquez la civilisation avec entre autres Bernard Ghilon, vous faites référence à des valeurs. Tout le monde ne défend pas les mêmes valeurs. Celle à laquelle je suis le plus attaché est la liberté qui, comme on le sait, s’arrête où commence celle des autres. La liberté que je revendique est celle de bénéficier à mes frais d’une mort indolore et paisible lorsque je le déciderai. Cette liberté ne nuit à personne. Elle ne contrevient à aucun des enseignements de Jésus qui nous aurait été transmis par les évangélistes pas plus qu’à l’Ancien testament. Je rappelle que le suicide n’a jamais empêché les obsèques catholiques jusqu’au concile d’Orléans de 535. Je vous le demande très respectueusement : au nom de quel droit qui pourrait m’être opposé prétendez-vous m’empêcher de bénéficier d’un suicide librement décidé ? Accepteriez-vous de m’éclairer ?
Je crois, Brigantin, que vous auriez besoin d’un cours de théologie et ensuite de reprendre votre plume pour corriger ce que vous venez d’écrire. Je ne suis pas professeur de théologie, mais je suis sûr que d’autres lecteurs sont en mesure de vous répondre en ce domaine. Cependant, ma formation juridique m’autorise à vous dire que vous feriez bien de consulter un théologien. Après, vous réécrirez votre texte.
Cette loi qui fermait la litanie des lois dites sociétales était à la fois une atteinte à la déontologie des soignants et une énième mesure d’entrisme de l’État dans la liberté individuelle. La mort assistée existe déjà, tout le monde le sait, mais elle ne se définit pas en fonction d’une loi sèche par définition mais d’un respect de faire cesser une souffrance devenue humainement intolérable. Que l’État s’occupe des multiple problèmes qu’il a finalement créés et laisse les personnes en souffrance, leurs proches et le soignant agir en leurs âmes et consciences.
Et certains veulent supprimer cette 2° Chambre sans doute plus pondérée et en prise sur les réalités de terrain. Souvent pour faire des économies. Perso j’en connait beaucoup d’autres et toutes plus importantes.