Complément d’enquête : la montagne anti-CNews accouche d’une souris

Idéologique et malintentionnée, l’émission de France 2 s’est pris les pieds dans le tapis, ratant son objectif.
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Tout ça pour ça ! Après de longs mois d’investigation, le magazine Complément d’enquête a enfin diffusé son numéro consacré à CNews. La fabrication de cette émission avait été dévoilée par Pascal Praud lui-même, dès le mois de mars 2025. À l’époque, une journaliste et ex-collègue à i-Télé (l'ancien nom de CNews) l’avait maladroitement approché, lui demandant de bien vouloir lui accorder une interview en souvenir du « bon vieux temps ». Le présentateur de L’Heure des pros avait senti le traquenard à plein nez et poliment décliné. Grand bien lui en a pris ! Ce document - financé par nos impôts – se révèle non seulement très à charge, mais surtout bien vide.

Une émission décousue et qui tourne à vide

À défaut de scoops, l’émission a tenté de sauver les meubles en accumulant des éléments anodins, présentés comme des faits gravissimes. Elle a ainsi estimé que la ligne éditoriale de la chaîne pouvait amener certains musulmans à se sentir « stigmatisés ». La belle affaire. Elle a contesté tout lien entre immigration et délinquance, expliquant que « c’est la science qui le dit ». Audacieux. Elle a ressorti la fausse information - déjà démentie par l’intéressé - selon laquelle Pascal Praud aurait dîné avec Nicolas Sarkozy dans un palace parisien, moins de 24 heures avant sa condamnation dans l’affaire du financement libyen. En bonus, elle a présenté le journaliste comme « le visage controversé de la chaîne d’info en continu », alors qu’il vient au contraire de faire son entrée dans la sélection des personnalités télé préférées des Français… ¡Caramba, encore raté!

On a aussi eu droit à une séquence portant sur un bandeau diffusé en septembre dernier sur lequel était inscrit que des Gazaouis avaient été installés à l’hôtel de ville de Charenton. « Fake news », nous dit France 2 : ces malheureux réfugiés n’étaient pas du tout logés à la mairie de Charenton mais… dans un hôtel de la ville ! Ça change tout, en effet. En matière d’affichages mensongers, Complément d’enquête aurait pu parler de ce bandeau apparu à l’antenne de France Info, en janvier dernier, qui présentait de dangereux prisonniers palestiniens comme d’innocents « otages ». Voilà une désinformation autrement plus grave.


Afin de remplir tant bien que mal ce réquisitoire désespérément vide, l’émission a sollicité l’ONG Reporters sans frontières - présidée par un journaliste travaillant à France Inter - et l’a chargée de « décrypter » le phénomène CNews. Elle a ensuite évoqué à l’antenne une « étude » de RSF affirmant que la chaîne du groupe Bolloré triche et contourne les règles du pluralisme. Manque de chance : interrogée par Le Point, l’Arcom a désavoué RSF, ce jeudi 27 novembre, et affirme n’avoir constaté, en mars 2025, aucun problème de respect du pluralisme sur CNews. « La France insoumise et le Parti socialiste disposent même, sur CNews, au mois de mars 2025, d'un temps de parole qui est supérieur au poids qu'ils représentent dans le débat public », ajoute l’Autorité. Oups !

Complément d’enquête s’est néanmoins fait une joie de rappeler que, depuis 2017, CNews a été épinglée 14 fois par l’Arcom. Le gendarme de l’audiovisuel n'a prononcé en effet que huit sanctions financières contre les chaînes d'information en continu. Toutes ont été infligées à CNews. Mais au lieu d’y voir un acharnement idéologique évident, Complément d’enquête s’est servi de ces sanctions pour taxer CNews de « mauvais élève ». « La chaîne est la seule à avoir dû payer des amendes. Huit au total. Elle a conservé son canal en 2025 », explique la voix off, cachant mal son envie de voir la chaine subir le même sort que sa petite sœur C8.

Haro sur le public de CNews

Une autre scène de l’enquête montre Gilles-William Goldnadel, intervenant très régulier sur CNews, présenté comme un « avocat conservateur » par France 2. « Il m’intéresse d’exercer mon influence », avoue-t-il dans une séquence que la production a choisi d’habiller par d’inquiétantes nappes de violons. « Ce franc-parler, c’est justement ce qui plaît au téléspectateur », ajoute encore la journaliste, sur un ton réprobateur.

D’ailleurs, à quoi ressemble ce fameux « téléspectateur » ? Qui peut bien trouver un intérêt à regarder une chaîne qui n’inspire visiblement que dégoût et mépris aux journalistes de service public ? C’est afin de percer le mystère que les équipes de Complément d’enquête se sont rendues chez Patrick et Isabelle, deux fidèles de CNews. On les voit ainsi prendre leur petit déjeuner en regardant un reportage sur la multiplication des kebabs en France. Assis à leur côté, les journalistes de France 2 sont atterrés. Davantage de kebabs aujourd’hui qu’avant ? « Fake news » ! « Ce que les téléspectateurs de CNews ne sauront pas, c'est qu'il n'y a pas d'explosion du nombre de kebabs en France, commente la voix off, très sûre d’elle. On en compte 9.500. Un chiffre stable depuis dix ans. » Imparable, en effet. S’il y avait déjà 9.500 kebabiers dans notre pays en 2015, c’est bien la preuve que ce sandwich turc fait partie de notre culture et que nos ancêtres en mangeaient eux aussi quotidiennement… Merci, le service public, pour cette brillante démonstration.


C’est donc peu dire que cette émission n’aura pas tenu ses promesses. Régulièrement critiqué pour ses « enquêtes » dénuées d’informations fraîches, l’animateur Tristan Waleckx n’est sans doute pas près de s’attaquer à nouveau à un média du groupe Bolloré. Hasard cruel du calendrier, la chaîne France 2 vient d’être mise en garde par l’Arcom, ce jeudi 27 novembre 2025, en raison d’un manque de « rigueur et d’honnêteté » observé dans un précédent numéro de l’émission… Complément d’enquête. À croire que l’intox et la désinformation ne sont finalement pas l’apanage des chaînes privées.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

119 commentaires

    • Ne croyez pas cela. Je pense que tout cela n’est qu’un piège orchestré directement par Macron en personne. Voyez mon post où je détaille cette idée.

  1. Le groupe Bollloré vient ce jour de gagner en cassation contre un jugement de la cour d’appel de Paris visant à « taper à la caisse » du groupe. Il ne s’agit pas en l’espèce de censure directe mais d’une obligation « d’indemniser les actionnaires », autre moyen de pression.
    CNEWS est de loin la meilleure chaine d’information de la télé. On pourra rétorquer que c’est facile, puisqu’elle est la seule à dire haut et fort ce que le Citoyen responsable et indigné pense et réclame.

  2. le « sévice public de l’odieux visuel » dixit GWG? A privatiser au plus vite ce nid de vipères rouges et roses; Je ne veux plus payer pour cette m…

  3. la presse « papier » qui n’a pas pu pouvoir reprendre ses unes, c’est aussi ridiculisée !
    l’ARCOM leur a joué un tour de « cochon » au dernier moment
    la presse n’a pas compris que leur soi-disant « brulôt » mettrait d’abord l’ARCOM en difficultés par, donc, sa soi-disant carence. ERnotte de weil ont dû vouloir sauver leurs postes ?
    en pleine enquête par la commission à l’assemblée, ça aurait fait encore désordre …….et ça se cumule….
    pour chacun de ces gôchistes, c’est le « sauve qui peut » : un vrai bal des traitres
    c’est rigolo à observer quand même….

  4. Ce complément d’enquête a tout de même le mérite de nous alerter sur la menace chrétienne qui pèse sur la France, la preuve, un moine soldat s’est emparé de la place du fou.

  5. Tout ça pour …. ça ! Quelle HONTE ! tel est pris qui croyait prendre M D R !
    Ce service nous coûte……… 4 M I L L I A R D S … les amis !
    .

    • Service? Vu le travail de ces pieds nickelés on peut en douter, meme s’il y a aussi de bons professionnels sur les chaines publiques.
      Quant au gaspi, il.est monumental.

  6. – France Télévisions : 4 milliards d’argent public pour se faire insulter l’intelligence par des mensonges, des contre-vérités, de désinformations continuelles sur tous sujets sensibles, des non-dits, des reportages biaisés, des accusations sur des inventions, des calomnies… Assez ! À privatiser d’urgence !
    – Reporters Sans Frontières : Subventionné pour environ 50 % des fonds publics (État français, UE, AFD, ect.), est censée, comme son nom l’indique, défendre la liberté d’expression de leurs confrères à l’étranger. Mais cette ONG, plutôt que de faire le défenseur des droits des journalistes harcelés et emprisonnés à cause de leurs positions politiques, passe davantage leur temps à faire la police de la liberté de la presse en France en insultant Nicolas avec les mêmes poncifs que France Télévisions ! Qu’elle se débrouille d’obtenir la part de la France par d’autres moyens, cela fera des économies à Nicolas !

  7. La guerre est déclarée entre les médias islamogauchistes et LE média patriote. Fange télévision veut appliquer la loi Belge qui interdit aux journalistes classées à droite, de paraître. Ils sont terrifiés du changement de régime pressenti pour 2027, tous les coups sont permis, orchestrés au sommet de l’état, sommet s’entend bien sur au sens figuré du terme et non au sens propre puisque le sommet de notre état n’est plus occupé depuis 8 ans.

  8. Sarah Knafo s’interroge à juste titre : de quel droit FT mène-t-il, avec l’argent des contribuables, une guerre contre une chaîne privée plébiscitée par les Français ?
    Ca a coûté 400000 euros cette affaire, mine de rien.
    Il est temps de faire le ménage là-dedans.

  9. RSF est entre autres financé par SOROS destructeur des nations libres, immigrationniste, et animé par le gauchisme. Donc par toutes ces organisations injustes qui nous pillent .

  10. « Complément d’enquête : la montagne anti-CNews accouche d’une souris »
    Non ! C’est un scandale.
    Ernotte est mal barrée avec sa plainte pour dénigrement.
    Espérons que ce jugement la ruine et la dégage.

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