Ces Normands ont dit non aux éoliennes, et ils ont gagné !
La vallée de l’Orne et de l’Odon, à une dizaine de kilomètres au sud-ouest de Caen (Calvados), menaçait d’être saccagée par l’implantation d’un vaste parc d’éoliennes géantes (plus de 200 mètres de hauteur). Mais le 18 juillet, l’opérateur, la société Neoen, a annoncé qu’il renonçait à son projet.
Abandon d'un projet éolien dans le Calvados. Une première belle victoire pour le collectif @VigiEolien14 La force citoyenne, le travail d'équipe, la persévérance et la vigilance de tous les instants ont payé ! ⏬ https://t.co/46D6eqBqPS
Faire reculer l'éolien c'est possible !— @VigiEolienOrneOdon (@VigiEolien14) July 21, 2025
S’achèvent ainsi, par une éclatante victoire, trois ans d’une âpre lutte menée par tout un territoire (habitants, agriculteurs, élus), fédéré au sein d’un collectif informel puis d’une association apolitique, Vigi Environnement Orne Odon. Qui aurait parié, pourtant, sur les chances de ces quelques bonnes volontés issues du terroir local, contre le premier producteur indépendant français d’énergies renouvelables, mais aussi géant mondial présent dans quatorze pays et trois continents, avec quelque 200 sites en activité ?
Parfois pourtant, David défait Goliath
Au printemps 2022, l’alerte était donnée par de premiers démarchages auprès de propriétaires de la commune de Fontenay-le-Marmion, où une consultation immédiate de la population débouche sur une participation de plus de 50 % des habitants, dont 92 % refusent l’installation d’éoliennes. Le mouvement est lancé et va rapidement faire tache d’huile. Le collectif informel qui fédère les premiers volontaires va trouver sur sa route Élisabeth Borne, alors Premier ministre, en visite sur le marché d’Aunay-sur-Odon. Elle se veut rassurante. « Il faut l’aval des habitants pour installer des éoliennes », affirme-t-elle, même si l’expérience tendrait plutôt à constater le contraire. Quand le conseil communautaire des vallées de l’Orne et de l’Odon s’empare de l’affaire, commande une étude puis lance une campagne d’information invitant à des débats publics, il s’avère que des éoliennes géantes pourraient être installées jusqu’à 500 mètres des habitations.

Shéma indiquant les différences de hauteur entre une éolienne, le Mont Saint Michel, le CHU de Caen, un pylône électrique et une maison.
Le collectif Vigi Éolien Orne Odon est alors créé et commence un patient travail de porte-à-porte. Il se constituera en association, quelques mois plus tard, afin d’être plus efficace, de pouvoir notamment ester en justice et d’obtenir aide et conseils d’autres associations constituées.
Méconnaissance et appât du gain
Joint par BV, Henri Texier, vice-président de la Fédération Environnement Durable et président de l’Association Belle Normandie Environnement qui a combattu le projet Neoen aux côtés de Vigi Éolien Orne Odon, explique que « comme toujours dans ce type de combat, il faut s’attaquer à deux grands obstacles : la méconnaissance quasi générale par les personnes concernées des projets éoliens et de leur impact concret, et l’appât du gain, qui incite nombre de propriétaires terriens (agriculteurs, bien souvent) à accepter de louer leur terrain sans même lire le contrat, et pousse certains élus locaux à soutenir les projets ». En trois ans, les militants anti-éoliens multiplient les visites chez les habitants et les propriétaires de terrains, les réunions publiques, les manifestations, recevant le soutien de personnalités comme Stéphane Bern ou André Bercoff.

Tout comme Stéphane Bern, André Bercoff est venu soutenir les opposants au projet éolien.
Même si « la presse régionale relaie bien peu les opposants au projet, et notamment Ouest-France, dont la ligne est très pro-éoliennes », confie Henri Texier, Il faut informer, coûte que coûte, avant que les habitants ne regrettent d’avoir tardé à agir.
Les vices cachés des projets éoliens
Si les habitants comprennent assez vite la gêne que procure, au quotidien, une éolienne plantée à quelques centaines de mètres, à peine, de leur habitation, les propriétaires signent souvent trop vite, car « ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’après les 20 à 25 ans de leur durée de vie, les éoliennes sont remplacées par de nouvelles, sur un emplacement voisin du même terrain ». Le propriétaire signe donc « un bail emphythéotique, dont le niveau de rémunération est très variable, et qui l’engage, ainsi que ses descendants, sur 60 voire 80 ans ». Par ailleurs, en théorie du moins, « une clause du contrat oblige l’exploitant à mettre une réserve dans une banque permettant de remettre en état la partie du terrain dont l’éolienne arrive en fin de vie ». Mais en réalité, « nous avons constaté que le montant de cette réserve est très inférieur au coût réel de remise en état. Et dans la plupart des cas, le promoteur obtient de la préfecture une dérogation lui permettant de laisser en place le socle en béton ».
Il faut ajouter à cela le problème non résolu du stockage des pales, qui ne se recyclent pas, ce qui a conduit les exploitants de certains parcs à « laisser en place les anciennes éoliennes après en avoir installé des neuves à proximité ». Le renouvellement des premiers parcs éoliens français commençant tout juste, ces cas ingérables et litigieux vont donc mathématiquement se multiplier, promettant pour bientôt un gigantesque scandale écologique, que le ministre de la Transition écologique, Agnès Pannier-Runacher, se gardait bien d’évoquer lorsqu’elle défendait devant les parlementaires l’objectif de doubler, à terme, un parc actuel de 10.518 éoliennes en opération, tel que recensé en janvier 2025 sur la base Open ReMap.
La nouvelle de l’abandon du projet éolien Orne Odon, elle, commence déjà à faire le tour des réseaux sociaux.
ÉOLIEN - NORMANDIE - ORNE - PROJET ÉOLIEN DE BOUGIE-GAVRUS -
« NEOEN JETTE L’ÉPONGE… »
COMMUNIQUÉ DE BELLE NORMANDIE ENVIRONNEMENT (BNE): pic.twitter.com/NCedzK1Vwr— vosgeshorizondurable (@88_ASPP88) July 21, 2025
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67 commentaires
La faute aux agriculteurs et aux maires qui ne voient que l’appât du gain sans lire entre les lignes et surtout sans se poser la question sur l’acceptabilité par la population , c’est le cadet de leurs soucis , des sousous toujours des sousous .
vous avez raison ils ne savent pas qu’au bout de vingt ans il faut les désinstaller et c’est à la charge du terriens qui a loué sont champ ou à la charge de la commune .
Bravo, que tous les gens honnêtes, raisonnables et de bon sens continuent ici ou là et amplifient ce combat contre tous les « friqueurs » rapaces et avides, généralement élus et propriétaires, qui préfèrent faire grossir leur portefeuille en prétextant des raisons écologiques de frimeurs. D’ailleurs, pour ceux qui ne croient à rien, arpentez les collines de l’Yonne le long de l’autoroute A6 pour voir la beauté des choses, vous serez à coup sûr édifiés.
Enfin une bonne nouvelle frappée au coin du bon sens mais, combien ont conscience de la catastrophe qui se profile et du coût de l’électricité pour demain ?
Les bonnes nouvelles arrivent à petits pas. Un jour on apprendra que le Kéké-rose s’est barré avec son parent 2. Ce sera le summum.
L’éolien, qui a servi à pousser les voiliers sur les mers durant des siècles, a fait son temps.
Outre l’aspect « dénaturant » de ces moulins à fric pour les allemands vendeurs, le démantèlement de ces totems écolos commence à faire réfléchir les communes et propriétaires qui pensaient se faire des rentes.
Le démantèlement d’UNE éolienne laissémajoritairement à la charge du propriétaire deu terrain d’accueil, tourne de 50.000 à 100.000€. Adieu la rente!
Et les matériaux de fabrication, en, particulier des pales gigantesques, est non recyclable et indestructible.
Il existe désormais des « Cimetières de pales »… pour l’éternité!
Les écolos devraient étudier l’écologie scientifique… et sociale. Ils deviendraient Citoyens!
Comme quoi quand on veut tout est possible
Pourquoi ne pas en mettre au Touquet tiens ?
Quand j’ai vu des vidéos et photos de la côte atlantique, Pornic, la côte de Jade et plus bas, défiguré par les éoliennes marines, c’est à pleurer
Cette volonté populaire et sa combativité donne de l’espoir pour beaucoup de choses en France . La connaissance, l’anticipation, l’union, la détermination et la redécouverte du libre choix pour que le peuple s’exprime et se fasse respecter.
oui mais le problème c’est l’union pour pouvoir s’exprimer
pour ça vous avez les partis politiques mais il faut que son poid puisse le porter au pouvoir pour être efficace
ensuite les syndicats, donc de gauche…je passe
des trucs divers et variés…de gauche….donc je passe
actuellement nous avons enfin de probables leaders, un peu organisés : les agriculteurs et ce créneau, il ne faut pas le lâcher. Il ne nous reste que cette opportunité
car chacun, isolé chez nous, nous ne ferons rien, c’est matériellement impossible
Un projet abandonné , Tant mieux . Y’en a marre de ces moulins à vent qui servent surtout à enrichir quelques groupes financiers . Le rendement de ces machines est de 20 % environ , des nuisances visuelles effectives qui engendrent une baisse très importante du prix de l’immobilier . Qui veut acheter une maison avec une éolienne qui mesure presque 200 mètres en bout de pale située à 600 mètres ? Personne !
Surement pas moi.
La folie des éoliennes malgré les explications claires de leur inutilité et leur prix excessifs, implantation en grand nombre voulu par des fabricants et des fonds de pension, je crois avoir lu un article que l’on veux investir 150 milliards d’€ dans l’éolien et que pour les financer il y aura une cotisation obligatoire supplémentaire sur notre facture d’électricité pour pouvoir faire un prêt à cette excellente idée(chose qui est bizarre parce que l’on paye déjà un supplément pour le photovoltaïque et l’éolien)
Bravo une victoire contre ces écolos intégristes
Quand on veut s’opposer à un projet, il faut pouvoir être sûr des arguments employés, ce qui n’est généralement pas le cas en ce qui concerne les plateaux éoliens, ici terrestres:
– Les plus grandes machines s’élèvent actuellement à 160 mètres, pales comprises
– Le Mont Saint Michel a sa pointe à 157 mètres d’altitude, et je ne vois pas le rapport!
– Plus de 80% (pales incluses) des matériaux constituant une éolienne nouvelle génération sont recyclables.
– La règle des 500 mètres des habitations s’élargit avec les nouveaux projets, prévoyant d’avance les réticences des citoyens consultés (« quelques centaines de mètres » n’est pas un argument!).
– Curieusement, on ne parles plus des atroces et douloureuses gênes apportées par les éoliennes en mouvement (bruit épouvantable, bourdonnements, troubles sensoriels divers, ondes parasites, impact sur la TV,…) jamais vraiment avérées, ni surtout prouvées. J’ai même entendu dire que les éoliennes effrayaient les chevaux! Seuls la mise en danger de certaines espèces volatiles reste à mon sens crédible.
– Le taux de charge de l’éolien terrestre est connu, et les résultats réels des plateaux en fonctionnement diffèrent peu des ceux attendus lors de l’étude…. dire que les éoliennes ne servent à rien n’est qu’idéologie; quand elles ne tournent pas, faute de vent, ce facteur est intégré dans la charge, et l’efficience moyenne tournant autour de 25% est atteinte.
En résumé, mon sentiment est que l’éolien terrestre est une mauvaises solution, mais qu’il a été choisi pour de mauvaises raisons: l’obéissance aux injonctions écologistes, surtout anti-nucléaires! L’éolien offshore, qui a une efficacité plus probante (taux de charge 45%), et offrant beaucoup moins d’impacts sur la vie humaine, hormis la vue depuis le rivage, peut aider à servir de tremplin, le temps d’enfin construire des centrales nouvelle génération, pérennes.
Et encore…, à 15kms en mer, une éolienne de 160m de hauteur fait à peine 1cm vue du rivage…, c’est moins que les pétroliers qui croisent au large du Tréport.
Au large de Fécamp, le champ offshore de 71 éoliennes (6600 ha, soit 4 fois la surface de Fécamp) est situé au plus près à 11 kms, mais est quand même très visible (180 mètres de haut, soit deux fois la hauteur de la flèche de Notre-Damme de Paris). Chaque machine est espacée de 1km de la machine voisine. La puissance totale installée est de 500Mwh, avec un taux de charge de 45%, ce qui représente le besoin en électricité de 60% des habitants de la Seine Maritime.
La solution décarbonée reste pour moi l’hydroélectricité , et on a dans les alpes beaucoup de possibilités d’implantations . Cela permet en outre de palier les périodes de sécheresse et de favoriser ainsi une agriculture et détresse .
En détresse …
Il faudrait m’expliquer comment les pales d’éoliennes qui sont construites en composite stratifié comme une coque de F1 ou de multicoque océanique se recycle…
Les 80 % pales incluse, c’est du pipeau, instrument dont beaucoup de politiciens ont une grande maîtrise.
Pour les nuisances sonores, il suffit de s’approcher pas trop loin sous le vent lorsque les ventilos tournent pour apprécier le degré de gêne qu’elles font encourir au voisinage.
et le béton, il est recyclé ? Trop cher, alors on le laisse pour les archéologues dans 20 siècles.
Le recyclage des pales en composite stratifié se fait par broyage et transformé en combustible dans l’industrie du ciment ou autres; les pales en fibre de carbone sont démontées chimiquement, et entrent dans la composition de nouvelles fibres.
Les émissions sonores, que j’ai moi-même contrôlée par grand vent, sont moins fortes que le vent lui-même dans les arbres. Mais il peut y avoir des exceptions, qui ne font pas la règle; encore une fois, je ne me fais pas l’avocat de l’éolien, surtout terrestre! Il restera améliorable, mais cela vaut-il le coup?
Sans oublier les investissements de Blackrock dans le domaine … ce qui oblige nos politiques à poursuivre et promouvoir cette catastrophe écologique. Voir l’audition de blackrock par une commission su sénat.
Nous ne sommes pour un grand nombre hostile a l’énergie verte renouvelable, un pays dans son développement a besoin d’une énergie au plus bas prix de reviens mais parmi celle-ci l’hydraulique surtout en mer par les marées, les barrages dont le nombre ne peut être augmenté mais aussi le solaire sur le toits particulièrement des hangars agricole ou de toits d’habitations dont l’orientation s’y prête sans parlé une évidence que pour certains leur a échappé, le nucléaire mais les éoliennes ne rapporte qu’aux constructeurs mais surtout pas au pays. Si le photovoltaïque peut être rentable pendant une vingtaine d’année et parfaitement recyclable après cette période l’éolienne est bonne a être recyclé et obliger les constructeurs à en prendre en charge, c’est pas aux habitants de supporter Ad vitam ces horribles présences qui on peut prévoir qu’après leur vie personne ne les entretiendrons voir même devenir dangereuses.
Pensez donc… »Le réacteur de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère) devrait être totalement démantelé en 2041. | ARCHIVES VINCENT MOUCHEL / OUEST-FRANCE » soit près de 60 ans après l’arrêt total de la production d’électricité… ça fait quand même un sacré paquet de cacahuètes… et c’est toujours Nicolas qui paye…!
Une bonne nouvelle qui fait du bien. Pourvu que ça dure.
L’installation d’éoliennes, leur rentabilité et le désastre économique qu’elles représentent en réalité sont une vaste arnaque ! Malheureusement quelques écolos bobos et politiciens mal intentionnés ou intéressés continuent à pousser dans cette voie catastrophique qui de plus dégradent notre environnement à jamais
Et bien voici des Normands qui piétinent leur « fameuc ptet benqu’oui, ptet benqu’non !!!
Ils ont trancher magistralement contre les moulins à vent d’écoupeurs d’oiseaux bien veillants… victoire de la biodivesité bien veillante contre l’escrologie dont la capitale doit séjourner désormais dans le 6ème arrondissement de Paris.
Dans la foulée il serait peut-être souhaitable de constituer une sorte de fédération avec des vrais arguments pour faire une opposition systématique construite pour lutter contre ce fléau qui va ruiner et nos budget et générer flux un flux non continu d’électricité chez soit (ne vivons pas la méga espagnole issue des surcroits d’énergies alternatives)…