Affaire Nahel : Jean Messiha dénonce auprès de BV « un collaborationnisme avec la racaille »

Le policier Florian M. est mis en examen pour "homicide volontaire" ! Un représentant des policiers "choqué et inquiet"
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Le système gouverne mal, plonge la France dans une insécurité qui explose à chaque occasion de « fêtes », réagit trop tard, insuffisamment, provoque la stupéfaction dans le monde entier mais… ne cède rien.

Au lendemain de nouvelles émeutes mortelles et destructrices, on apprend que le policier Florian M., qui avait tiré sur le jeune Nahel en juin 2023 à Nanterre (Hauts-de-Seine) dans le cadre de son service, sera jugé pour… meurtre ! De quoi relativiser les promesses de châtiment du Président contre les émeutiers, pour ceux qui y ont cru... Les deux magistrats instructeurs du tribunal de Nanterre ont ordonné « le renvoi du fonctionnaire de police mis en examen devant la cour d’assises du chef d’homicide volontaire », ont indiqué, ce 3 juin, le tribunal de Nanterre et son procureur. Ils suivent les réquisitions du parquet de Nanterre publiées en mars dernier. Le procès se tiendra au deuxième ou au troisième trimestre 2026.

« Un système qui collabore avec la non-France »

Auprès de Boulevard Voltaire, Jean Messiha, qui avait organisé la fameuse cagnotte au bénéfice de la famille du policier, n'est qu'à demi surpris : « Le citoyen normal dirait "je suis surpris", mais l’homme expérimenté qui voit les outrances du système en place contre tout ce qui représente la France n’est pas surpris. » L’affaire, ultra-sensible depuis l'origine, prend donc une nouvelle tournure. Elle incarne à elle seule le risque de confrontation entre deux mondes, celui de banlieues devenues incontrôlables face aux forces de l’ordre. En 2023, dans le sillage de l’affaire Nahel, les émeutes avaient fait un milliard d’euros de dégâts de toutes sortes.

« Quand ils ont annoncé que Florian M. serait poursuivi pour meurtre, certains ont pensé qu’ils n’oseraient pas, qu’il n’y avait pas d’éléments intentionnels dans le dossier. Eh bien, si, ils vont jusque là. » Pour Jean Messiha, « cette décision est un crime contre la France, ses institutions et l’ordre public ». Dans quel pays un policier arrêtant un délinquant de ce type serait traité de la sorte ? « Certainement pas dans les pays du Maghreb et les pays africains !, répond Messiha. Le système a décidé de faire de ce flic un martyr de la France remplaciste et islamiste. » Messiha dénonce enfin « une forme de collaborationnisme avec la racaille et la haine de la France et tout un système qui collabore avec la non-France ».

Du côté des policiers, on suit évidemment cette affaire emblématique avec attention : « Nous sommes choqués et inquiets », nous confie Benjamin Camboulives, le porte-parole du syndicat Alternative Police, qui rappelle l’entrelacs d’injonctions et de lois contradictoires dans lequel évolue une profession qui fait face, presque seule, à l’ensauvagement généralisé du territoire, de plus en plus manifeste et dangereux. Et à la terrible mauvaise foi du pouvoir. Explications.

Un véhicule dangereux qui autorisait le tir

Avant l’attentat de Nice (attentat au camion bélier qui fit 86 morts et 458 blessés, le 14 juillet 2016, le terroriste fut abattu par la police), les policiers étaient autorisés à se servir de leur arme seulement en cas de légitime défense. Depuis, une loi leur permet de tirer sur un véhicule dangereux pour le stopper. Dans le cas de Nahel, le policier n’était pas en état de légitime défense, mais le véhicule était clairement dangereux. La loi mise en place pour Nice devait donc s’appliquer et autoriser le tir, explique Benjamin Camboulives. Les magistrats en on jugé autrement : selon l’AFP, « alors que [le véhicule de Nahel] était bloqué dans le flot de la circulation, et même s’il tentait de redémarrer, il n’apparaît pas qu’il ait représenté un danger immédiat ».

Combien de policiers ont-ils déduit de cette affaire que l’État ne les défendrait pas ? « Le plus choquant, c’est la qualification d’homicide volontaire, poursuit Benjamin Camboulives. Florian M. peut avoir fait une erreur, mais il ne s’est pas levé le matin en se disant : je vais tuer quelqu’un. La détention provisoire, alors qu’il n’y avait aucun risque de fuite », n’était pas légitime, dit-il.

L’affaire, emblématique, oppose ainsi la famille d'un jeune au parcours chargé qui conduisait sans permis, à 17 ans, une voiture et refusa d’obtempérer, et un policier modèle jusqu’ici qui, en l’occurrence, exerçait son métier. Pour Benjamin Camboulives, cette affaire comporte un risque : celui que les policiers « détournent le regard » des situations tendues ou dangereuses et laissent faire certains profils, quitte à susciter des réflexes d’autodéfense. La prochaine étape ?

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

135 commentaires

  1. Tout ça par peur de nouvelles émeutes… Mais si les français – ceux qui restent, en dehors de cette minorité pleurnicharde, rancunière, et néfaste – se révoltaient à leur tour, en cassant et brûlant tout sur leur passage, peut-être que ce « glorieux » procès finirait par un non-lieu?

  2. On notera que les magistrates en général si susceptibles quant à leur independance , le sont beaucoup moins lorsque Macron a déjà décidé sans procés de la culpabilité d’un policier .

  3. Un homme politique encore eu pouvoir, disait a Marine Le Pen :  » si vous êtes élue , il y aura la guerre civile  » , Mais même sans le Front Nationale ; la guerre civile est bien déclarée depuis bien longtemps. En fait elle a demarée en 2005, et depuis elle avance comme la gangrène … et personne ne s’en rends compte . . .

  4. Qu’attendre d’une justice qui va jusqu’à utiliser, sans se donner pleine de le cacher, des moyens totalement illégaux et normalement interdits par la loi qu’elle est chargée de faire respecter (écoutes piratées de conversations entre un avocat et son client) pour faire tomber qui lui déplaît. Qui condamne sans preuve, ou qui annonce comme l’a fait un magistrat récemment : « il n’y a rien dans votre dossier, mais ça me ferait trop mal de ne pas vous condamner »… simplement parce qu’un prévenu n’à pas les mêmes opinions politiques que lui… Une justice qui doit etre impartiale et qui cautionne la création d’un « mur des cons », sans que le ministre réagisse. Une justice qui envoie aux assises un policier qui a agi etat de legitime défense, face à un voyou qui menacait la vie de citoyens innocents par sa conduite hors la loi, et qui donne le sursis à des barbares qui tirent sur des policier avec des mortiers au point qu’il s’en trouve un dans le coma. Une justice qui passe son temps à trouver des excuses aux agresseurs et à piétiner les agressés. Cette justice qui prétend « interpréter » la loi au lieu de l’appliquer. Philippe Bilger m’a écœuré hier soir sur CNews…

  5. Aucun changement n’est possible car les français sont d’accord. Retailleau collabore. Il donnera ses maigres voix à Edouard Philippe pour faire battre le petit Jordan. La République sera une fois encore sauvée.

  6. Au fait, rien n’est dit sur l’idéologie des 2 magistrats en question, mais il y à fort à penser qu’ils soient guidés par leurs convictions plus que par les faits qu’ils sont supposés juger objectivement.
    Pauvre défenseur de l’ordre public qui risque de finir derrière les barreaux pour avoir accompli son devoir.
    C’est une honte de plus ajoutée à notre palmarès.

    • Merci à l’état français ou ce qu’il en reste de ne plus rendre la « justice «  en mon nom.

  7. C’est le suite logique de la politique de Macron. Il est plus proche de LFI que des français.

  8. La grève deviendrait pour eux une légitime défense, même si c’est interdit pour les policiers.

    • Les policiers ne sont pas de militaires qui eux n’ont pas le droit de faire grève, enfin c’est ce que je crois savoir, les gendarmes sont des militaires. Sinon vous avez raison, donc pour être « tranquilles », les policiers vont laisser les racailles faire leur rodéos , au péril de ceux qui seront sur leur route , pour ne pas se retrouver dans le box des accusés, ce qui se passe est , je trouve ,très grave !

  9. Pour Retailleau tout va bien. Les policiers étaient en nombre suffisant samedi dernier à Paris, et les juges ont applique le code pénal comme il se doit. Accuser un policier de meurtre avec préméditation, c’est comme d’habitude chez Macron, s’en prendre aux innocents par peur des coupables. C’est tellement plus facile.!!!

  10. La justice de l’arc républicain. Respectons le suffrage universel, les français ont choisi.

  11. Une honte ! Ils voudraient paralyser les policiers qu’ils ne s’y prendraient pas autrement

    • Le système, la justice est clairement du côté des racailles et des émeutiers quand on voit les peines de surcis contre ceux qui s attaquent aux ambulances aux pompiers aux policiers ;ils encouragent à plus de violence encore.

  12. cette justice gauchiste est une honte , j’espère un changement aux prochaines élections , pour faire le ménage en supprimant ce syndicat de la magistrature , la justice ne devrait pas être syndiquée , ni politisée ! on a pas une justice mais plutôt une injustice !

    • Malheureusement supprimer le syndiquant de la magistrature sera loin de réparer son dysfonctionnement devenus anarchique, sa suppression ne résoudra pas cette forme d’esprit de disculper les barbares.

    • C’est à la tête qu’il faut frapper : tout élève de l’Ecole de Magistrature sait quelles opinions afficher pour passer l’examen.

    • En règle générale, TOUS les fonctionnaires, et pas seulement les militaires dont la Gendarmerie, devraient ne pas être syndicalisés et en particulier ceux qui ont droit (en principe) de vie ou de mort sur leurs concitoyens (Police et Justice, en particulier).

  13. C’est écœurant. L’état profond représenté ici par la justice la plus à gauche de la planète n’hésite pas à condamner un policier dans l’exercice de ses fonctions. On imagine bien le risque pris au quotidien par les forces de Police lorsqu’elles abordent des Nahel . Macron atteint le sommet de l’inversion des valeurs il sera pour lui difficile de monter plus haut en matière d’injustice. Nous sommes de tout cœur avec la famille du policier . Macron va pouvoir accrocher dans son bureau la photo du petit ange..

  14. Cette qualification est politique, pour calmer la banlieue dont même nos magistrats en ont peur ! Décision inique

  15. Non les policiers ne sont pas seuls devant la délinquance ! Ce sont les victimes et les français  » sans dents  » qui se retrouvent seuls devant leurs agresseurs et bourreaux . Les flics comme les militaires n’ont que ce qu’ils méritent…. A force de compromission coupables avec un pouvoir qui n’est plus légitime depuis longtemps , ils ont trahi les français honnêtes et ont participé a leur désarmement !….Pour avoir vécu en.province et été confronté à la violence nocturne de certaines bandes de manouches ou d’immigrants illegaux, j’ai pu constater que nos chères forces de police ( gendarmerie comprise ) battaient en touche et n’envoyaient personne à votre secours en cas d’agression .Il faut habiter dans un secteur couvert par les BACs pour espérer voir enfin l’interet de payer ses impôts…

    • Bien sur, dès qu’ils interviennent le juges les envoient en prison sans même que le peuple les soutiennent. Qui a élu les députés LFI ? qui a RÉ-élu Macron ? Qui s’abstient aux élections ? Peut-etre que si ces « sans dents » (comme vous les appellez) se bougeaient un peu plus on n’en serait pas là. Qui relâche les agresseurs que les policiers s’échinent à arréter… Et que font les « sans dents » face au laxisme de la justice ? après les émeutes de samedi dernier, les FO ont arrêté plus de 500 personnes. Combien ont été réellement condamnées ? Qu’en dit le peuple ?

    • Knyr,je partage la vision globale, mais je peux vous assurer que personnellement sur les agressions que vous citez, je suis toujours intervenu avec mes collègues et dernièrement à Castres dans le Tarn,il y a eu deux agressions au couteau à une fête foraine et mes anciens collègues de la police municipale ou j’ai exercé 32 ans et que j’ai quitté en 2023 pour prendre ma retraite à 66 ans ont interpellé les auteurs de ces agressions,commises il est vrai par des »chances pour la France ». Après,il est exact que si les forces de l’ordre lâchent le pouvoir en place, celui-ci et les juges hostiles à la police et à la gendarmerie,vont eux aussi tomber. La clé du problème est uniquement là désormais. Est-ce que les FDO vont choisir le peuple victime ou continuer à servir ce pouvoir des juges qui nous détruit. Les policiers devraient y réfléchir car même eux ne sont plus à l’abri des conséquences néfastes du système qu’ils contribuent à maintenir.

    • Les dits français « sans dents » et bien des parents de victimes ont voté pour ces tartuffes. Les flics ont bien raison de ne plus bouger vu ce qui leur pend au nez..

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