A. Sicard (IDL) signale au procureur C. Martens Bilongo (LFI) pour « fraude au logement social »

Anne Sicard saisit le procureur de la République, sur la base d'informations de Radio Courtoisie et "L'Incorrect".
BILONGO

« Je saisis le procureur de la République de Pontoise. » La députée IDL Anne Sicard a décidé de passer à l’action après les révélations de Radio Courtoisie et du mensuel L’Incorrect sur des soupçons de fraude au logement social concernant le député LFI du Val-d’Oise Carlos Martens Bilongo.

Dans un courrier daté du 17 mars, la députée fait état de « graves irrégularités de gestion d’un logement social », à Villiers-le-Bel, propriété de la Caisse des dépôts, mis à la disposition du père de Carlos Bilongo. Citant Radio Courtoisie et L’Incorrect, Anne Sicard indique que le père du député se serait acquitté des loyers « au moins jusqu’au mois de mars 2021, alors qu’il est décédé le 4 février 2016. Ce logement est distinct de celui que M. Martens Bilongo occupait puis sous-louait à sa sœur. » Une personne décédée peut-elle régler durant près de cinq ans le loyer d’un appartement ?

Anne Sicard joint à sa missive « un courriel envoyé par la cheffe du bureau de sécurité intérieur et de l’ordre public à la sous-préfecture de Sarcelles et adressé à la société Habitat social ». Ce cadre administratif annonçait le report « de l’expulsion des occupants du logement loué à feu Emmanuel Bilongo », qualifiant l’opération de « sensible ». Pourquoi « sensible » ? Cette expulsion a finalement eu lieu en septembre 2023.

Soupçons de favoritisme

Au vu des faits rapportés par L’Incorrect et Radio Courtoisie, Anne Sicard porte plainte sur la base de l’article 40 du Code de procédure pénale. « Les faits reprochés sont susceptibles d’être constitutifs des délits d’usurpation d’identité, de fraude au logement social et de violation de domicile », estime Anne Sicard, qui demande si le décès d’Emmanuel Bilongo a bien été signalé à CDC Habitat, qui s’est acquitté des loyers durant près de cinq ans après le décès du locataire en titre, et quels sont les occupants qui ont fait l’objet d’une procédure d’expulsion en septembre 2023. Enfin, la députée demande si Carlos Martens Bilongo a perçu des revenus de sous-location sur ce logement.

« Compte tenu de la gravité des faits, ajoute Anne Sicard, il m’apparaît nécessaire de diligenter des actes d’enquête afin de vérifier si, comme je suis portée à le penser, les délits de détournement de fonds publics et de favoritisme sont bien constitués. » Contacté par message électronique à l’Assemblée nationale, Carlos Martens Bilongo n’a, pour l’heure, pas réagi auprès de BV.

Au passage, Anne Sicard rappelle que « près de 2,7 millions de ménages sont en attente d’un logement social ». Habitué des polémiques, le député Carlos Martens Bilongo avait notamment lancé : « Il y a eu des ouvrages là-dessus, des statistiques par rapport au racisme. Là où tu as une pauvreté intellectuelle dans les territoires, dans le nord de la France, etc., les racistes sont en avant. » Il regrettait que la popularité de Jordan Bardella repose sur certains critères physiques, évoquant le IIIe Reich. « Si vous avez la Ve République, sa police, le racisme systémique qui existe aujourd’hui en France, aux mains de Marine Le Pen et de Jordan Bardella, les Noirs et les Arabes vont payer le prix et il y aura du sang », estimait-il. À propos de Rachida Dati, il avait lancé : « Tu prends d’autres personnes où c’est par "promotion canapé" ou en couchant avec des hommes qu’elles sont arrivées ministre de la Culture aujourd’hui et prétendent à la mairie de Paris. » Une sortie pour laquelle il s’est par la suite excusé, regrettant des « propos sexistes ».

Correction dans le titre ce 19 mars à 11h28 : Anne Sicard n'a pas porté plainte mais effectué un signalement au procureur de la République au titre de l'article 40, comme indiqué dans le texte.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

26 commentaires

  1. J’en suis persuadée, c’est encore une affaire qui va faire pschitt. Quand le scandale vient de la gauche, ici, radicale, vous pouvez être sûr que rien ne bougera de la part de la « justice » ou alors avec la lenteur d’un gastéropode de façon à ce qu’on enterre ladite affaire sans que personne n’aura à y redire. Méfiance à tous les étages.

  2. Le contrôle des occupants n’existe pas chez les bailleurs sociaux
    – combien sont entré au pays, sans le déclarer en France donc perçoivent toujours les allocs et … sous louent
    – logements handicapés par des valides
    – couples qui déclarent une séparation pour obtenir un autre logement et sous louent l’un ou l’autre.
    – déclarer que tous les enfants sont toujours dans le logement et sont partis
    – occuper un HLM et être propriétaire ailleurs

  3. Et bien ! Il y en a des membres LFI convoqués en Justice ! Avignon, Val d’Oise, Marseille ! Et sûrement ailleurs ! Pas de souci pour eux ! Sursis, report des procès, candidature républicaine admise!!! , voire centre psy … Bref, protégés par leur justice gauchiste ! Donc aucun souci pour eux ! Et leurs électeurs créolisés comme le dit leur chef qui sait lui aussi insulter les forces de l’ordre puisque « la Republique c’est lui », puisque pour ces gens-là sont protégés par leur Jeune Garde puisque «c’est la police qui tue »… En tous cas la décadence et le risque de perte de notre civilisation , c’est eux .

  4. Les propos racistes ce sont bien les gauchistes qui les tiennent ! Toutes ces villes qui tombent dans l’escarcelle LFI promettent des lendemains douloureux surtout pour les Français de souche et les abstentionnistes, une bande d’individualistes qui viendront peut-être pleurnicher sur la mauvaise gestion de leur maire

  5. Allons bon ! Voilà que pour ce m. Billongo, le succès de J. Bardella ( fils d’immigrés italiens me semble-t-il ) viendrait de son physique évoquant le 3è reich ! Et le succès de Billongo, à quoi est-il dû ? Parce que moi, je ne vois rien, rien de rien pour l’expliquer.

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