À Paris, le RN et Reconquête peuvent-ils résister face à Michel Barnier ?
La deuxième circonscription de Paris a été, durant de longues semaines, le théâtre d’une mauvaise pièce de Boulevard. Qui, de Michel Barnier ou de Rachida Dati, obtiendrait l’investiture des Républicains ? Le ministre de la Culture ira-t-il jusqu’au bout de son duel avec l’ancien Premier ministre ? Après de laborieuses tractations et un mélodrame auquel nos politiques nous ont habitués, c’est finalement Michel Barnier qui a emporté la mise en cédant à sa concurrente la maîtrise de la capitale pour les municipales de 2026. La meilleure ennemie d'Anne Hidalgo a pris soin de négocier son investiture LR, bien sûr, mais aussi son règne sans partage sur la campagne et la composition des listes de candidatures qui s’annoncent.
Barnier réunit tout le bloc central
Il s'agit, bien évidemment, d'une circonscription en or pour celui qui logea trois petits mois à Matignon. Cette dernière chevauche les très chics Ve, VIe et VIIe arrondissements de la capitale et est traditionnellement très favorable à la droite. Alors que Paris votait à 83 % pour Emmanuel Macron, au second tour de la présidentielle de 2022, et que le député macroniste sortant remportait son siège avec 56 % des voix au second tour des législatives en 2024, y a-t-il une place pour la droite nationale ?
Thierry Mariani, actuel député européen, portera les couleurs du RN. « Pour en finir avec le macronisme » : voici la ligne de route du candidat mariniste. Pour lui, les choses sont claires : il faut s’opposer à l'homme qui rassemble les « forces coalisées » et représente la « quintessence du bloc central », confie-t-il à Boulevard Voltaire. Même son de cloche à Reconquête, quand le candidat zemmouriste, Hilaire Bouyé, dénonce, auprès de BV, « les Républicains [qui] sont confondus avec le macronisme ». Plusieurs points plaident en leur faveur. Il y a cinq jours, Michel Barnier recommandait au nouveau Premier ministre de chercher un « accord de non-censure » avec les socialistes. Thierry Mariani insiste sur l’étonnante absence d’un candidat Renaissance. Un scrutin sans candidat officiel du camp présidentiel, « étonnant, non ? », dirait notre confrère Jean-Michel Aphatie. Hilaire Bouyé, président du mouvement des jeunes de Reconquête, insiste avec malice sur l'étiquette de la suppléante du candidat LR de 74 ans, Florence Berthoud, qui n’est autre que le maire du Ve arrondissement, appartenant à Horizons, le parti d’Édouard Philippe, ancien fidèle Premier ministre d’Emmanuel Macron.
Une date de scrutin sur mesure ?
Une tentative étonnante de « contrefaçon » a été condamnée durant cette campagne. La Justice a interdit par ordonnance à Alexandre Simonnot, candidat du Parti de la France (fondé par Carl Lang, ancien député FN), de se présenter comme le candidat du « Rassemblement de la droite nationale ». Avec un graphisme et des documents de campagne « présentant des similitudes confinant à l’identité avec la marque Rassemblement national », a indiqué par communiqué l’avocat de la formation mariniste. Le candidat coupable, qui fut un proche de Jean-Marie Le Pen, a été condamné, en outre, à verser 10.000 euros de dommages et intérêts provisionnels au RN.
À ce sujet — 2027 : Michel Barnier préfère Macron à Marine Le Pen
Thierry Mariani ne manque pas de s’étonner, par ailleurs, de la date de cette élection. Lorsque le Conseil constitutionnel annule des scrutins, la date reprogrammée par le ministère de l’Intérieur est « traditionnellement la même pour tous », s'étonne l'eurodéputé. Or, le scrutin parisien n’a pas lieu à la même date que l’autre législative partielle qui se déroulera dans le Tarn-et-Garonne, les 5 et 12 octobre. Le candidat RN attire l’attention sur le 29 septembre où doit être annoncée la date du procès de Rachida Dati dans l’affaire Renault. Or, le ministre démissionnaire de la Culture fut longtemps pressenti comme devant se présenter dans la législative partielle parisienne, ce qui fait dire à Mariani : « Nous sommes dans une république bananière où les dates des scrutins sont fixées en fonction du candidat qui soutient Emmanuel Macron. »
Reconquête met en avant ses différences
« Arrêt du matraquage fiscal, tranquillité et sécurité dans nos quartiers, préservation de l’excellence à l’école » : voici les priorités du candidat Reconquête, qui veut « permettre aux électeurs de la circonscription de voter pour un candidat vraiment de droite ». « Il y a des idées de nouveaux impôts tous les jours, de LFI au RN. Reconquête est le seul parti à ne pas proposer de nouvelles taxes ni d’impôts nouveaux », insiste Hilaire Bouyé, qui veut croire en ses chances. Dans le VIIe arrondissement, Éric Zemmour rassemblait 14 % des électeurs au premier tour en 2022, bien au-dessus de Marine Le Pen, qui passait tout juste la barre des 5 %. Alors, le chef de file de Génération Z insiste sur ce qui le différencie de ses concurrents : « Si les Français veulent l’union des droites, il faut voter Reconquête, le seul parti qui la souhaite et qui la proposera aux autres partis. » Le jeune homme de 26 ans se réjouit de « bénéficie[r] sur le terrain de la notoriété et du travail d’Éric Zemmour et de Sarah Knafo ». Cette dernière ayant fait son apparition sur les affiches du candidat, preuve de la place prise pour celle qui vient de fêter, cet été, les un an de son élection au Parlement européen.
Dans cette législative partielle, scrutin où traditionnellement la participation est mauvaise, il s'agit d'un petit test avant-gardiste : le candidat du bloc central raflera-t-il la mise en étant élu comme un prince dès le premier tour ? Ou l’anti-macronisme arrivera-t-il à marquer le scrutin ?
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68 commentaires
Barnier quelle tristesse ….. un homme sans conviction
Bonne nouvelle : ce sera un second tour LR – Socialiste.
Barnier, ce serait toujours « moins pire » (désolé pour l’expression) que l’extrême droite.
Pourriez vous, 1974, nous donner votre définition de « l’extrême droite » car pour une grande majorité des français cella demeure un mystère. Merci de nous éclairer de vos lumières.
Pour moi se sera Reconquête, le courage de la vérité, la vrai droite .
Si les parisiens comme le reste des français VEULENT VRAIMENT LE CHANGEMENT, ILS VOTERONT POUR les condidats de RECONQUETE , s’ils sont satisfaits mais pas tout à fait, !!! ils revoteront pour les mêmes ET R I E N NE CHANGERA. A bon entendeur
Barnier qui a sa carte chez LR n’est pas de droite. C’est un centriste de gauche. Mais il est vrai que le RN n’est pas de droite non plus.
Barnier est en effet cela et un européiste convaincu et pour moi c’est rédhibitoire
Je retient de Barnier sa déclaration au lendemain du référendum de 2005 sur la constitution européenne et la fessée cul nu que lui et ses sbires anti-français avaient reçu, il déclarait sans vergogne que nous n’avions rien compris aux enjeux et que de toute façon, tôt ou tard il nous ferait plier. Ce fut chose faite avec le crime de haute trahison du traité de Lisbonne et on voit où cella nous à mené moins de vingt ans plus tard. Préférer ce type au RN relève aussi d’une trahison.
Le RN est bel et bien de Droite souverainiste mais de type Gaulliste, c’est à dire capable de contrôler les dérives de l’hyper libéralisme mondialiste qui extermine les entreprises françaises et donc leurs salariés .
Pauvre Général De Gaulle : s’il s’avait qu’il est récupéré par l’extrême droite.
Il doit se retourner dans sa tombe.
Il serait temps de remettre les pendules à l’heure, fini le laxisme des décideurs, il est plus que temps de reprendre les choses en main concernant la sécurité dans le pays et de s’occuper des indésirables efficacement, expulser les OQTF et mettre de l’ordre dans la société, le commerce et les affaires. Le RN et Reconquête vont s’y employer à temps plein. Enfin les forces de l’ordre auront de quoi faire pour corriger la situation, faire payer les casseurs et rendre la tranquillité d’esprit aux commerces. Vous voulez du changement en mieux, vous serez servis.
A Paris, la bourgeoisie de gauche et de droite, donc l’extrême centre éliront à coup sûr le retraité Barnier (LR) qui a conseillé récemment à son acolyte macronien (Le Cornu) de s’allier avec le PS et surtout pas avec le RN (la bête immonde). Ces gens ont peur du peuple. Ils sont les mêmes, ne pèsent rien électoralement au niveau national, mais sont quand même au commandes! Et ce n’est pas prêt de changer, notamment à PARIS. Le RN, premier parti de France et qui ne cesse de progresser car il prône une politique équilibrée entre le social et le régalien, n’a en effet aucune chance dans la capitale, comme d’ailleurs dans les centres de grandes villes occupées par une population aisée et souvent déconnectée du peuple de province. Monsieur Mariani se fait beaucoup d’illusions, comme d’ailleurs le candidat Reconquête ( un repoussoir pire que le RN) qui est lui pourtant proche des idées de Barnier! Quant à l’alliance des droites pour gagner, ce n’est plus la peine d’y penser. A tout le moins, il pourrait y avoir un rapprochement entre les LR et Reconquête qui proposent la même politique libérale. Le RN est à part et c’est pour cette raison qu’il fait peur. La France des « gueux » qui comporte toutes les couches sociales de la société de province, compte sur le RN pour les sortir de la mouise dans laquelle Gauche et Droite les ont mis. L’avenir le dira. Et c’est pour bientôt.
Tara, ne vous inquiétez pas, nous avons bien compris que vous étiez anti Zemmour et que vous racontez n’importe quoi, vous n’avez pas bien lu son programme ou votre aveuglement vous a fait lire le programme de travers.
bien à vous.
Barnier, vainqueur.