À Bordeaux, le tribunal administratif suspend la fermeture d’une mosquée

Le tribunal administratif a suspendu la décision de fermeture de la mosquée Al-Farouk de Pessac décidée par la préfecture de la Gironde. Un recours avait été déposé par le Rassemblement des musulmans de Pessac, qui s’était élevé contre « une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de culte ».

Des arguments entendus par le tribunal administratif, pour qui les posts Facebook jugés salafistes et extrémistes par la préfecture ne constituaient pas une infraction.

Dans son arrêté, rendu le 23 mars et cité par le journal La Croix, le tribunal « retient que, malgré leur caractère critiquable, les publications ayant motivé cette fermeture ne présentaient pas un caractère extrémiste au point de provoquer, par la haine et la violence, à la commission d’actes de terrorisme ».

Victoire pour le Rassemblement des musulmans de Pessac

Pour l’avocat de l’association, cette décision est une victoire car c'est une première : « Elle permet de marquer le pas sur les fermetures de mosquée qui se sont succédé depuis ces dernières années », se réjouit-il auprès de l’AFP.

La préfète de Gironde, quant à elle, avait pointé du doigt des posts glorifiant les « morts en martyr » de terroristes.

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