[VOTRE AVIS] La loi sur le suicide assisté vous inquiète-t-elle ?

Ce lundi 27 mai, les députés ont voté la loi ouvrant le droit à l’aide à mourir.
VOTE EUTHANASIE

Ce mardi 27 mai, les députés ont voté la loi ouvrant le droit à l’aide à mourir. Elle a été adoptée par 305 voix pour, 199 contre, 57 abstentions (voir ici l'analyse du scrutin, qui a voté comment). Selon l'article 2 du texte de loi, « l’aide à mourir consiste à autoriser et à accompagner une personne qui en a exprimé la demande à recourir à une substance létale ». Le malade devra s’administrer lui-même le produit, mais avec une dérogation possible : « Lorsque la personne n’est pas en mesure physiquement d’y procéder », elle pourra se faire administrer la substance par un personnel soignant (médecin ou un infirmier). En clair, la loi légalise le suicide assisté pour les personnes « éligibles ». Une rupture civilisationnelle pour les opposants à cette loi qui devra passer au Sénat dans les prochains mois. Alors...

Votre choix :

Ne se prononce pas
Ne se prononce pas: 1% of votes, 20 votes
OUI
OUI: 89% of votes, 1779 votes
NON
NON: 10% of votes, 208 votes

Pour consulter notre question de samedi dernier (« Faut-il supprimer l’argent liquide pour lutter contre le narcotrafic ? ») et y répondre, si vous ne l'avez pas encore fait, cliquez ici.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 03/06/2025 à 11:35.

Vos commentaires

78 commentaires

  1. Inquiet certes OUI , car entrant dans la catégorie des séniors selon le corps médical , des pathologies comme nombre de personnes dans cette tranche d’âge, en espérant que la santé ne se dégrade pas sinon sur la liste des éligibles , car avec cette loi inique et inhumaine les générations à venir ne s’embarrasseront point de nous soutenir dans nos vieux jours, à l’inverse de ce que nous l’avons fait pour nos parents sur le déclin. En extrapolant on sera désormais très inquiet en apprenant qu’une maladie grave nous atteigne car le médecin ne délivrera plus une ordonnance à ce stade mais un permis d’inhumer.

  2. Je suis très partagé sur cette loi, le décret d’application n’étant pas publié, élément qui me semble important à prendre en considération. Or chacun sait que le gouvernement est maître en la matière et qu’il peut faire presque tout à sa guise.

  3. Tout le monde ne voit que ce qu’il veut voir. Perso si nous parlons du suicide assisté, je suis pour. Quand la vie n’a plus de sens et que l’on se retrouve comme beaucoup de personnes à se reveiller le matin, à attendre la sage femme qui viendra vous lever, vous faire la toilette, et vous donner à manger. Puis attendre patiemment assis dans un fauteuil le soir pour se recoucher. Dites moi où est le sens de la vie. La vie ne vaut que pour être vécue, même modestement. Si je ne peut plus faire un minimum par moi-même cela ne m’interesse pas.
    Je ne suis pas croyant donc je n’ai pas de destination future ou de compte à rendre à qui que ce soit. Donc je souhaite comme je le dis souvent « mourir en bonne santé » et laisser si possible une image positive à mes proches.

    • « Je ne suis pas croyant » dites vous.
      cela me rappelle une vieille dame 99 ans, qui est devenue impotante donc obligée d’être sur un fauteuil roulant à cause d’un AVC (elle est morte à 100 ans et un mois).
      Elle me disait : « je remercie Dieu de m’avoir obligée de rester sur ce fauteuil sans pouvoir rien faire. Cela me permet de prier pour ceux qui en ont besoin ».

      comme vous pouvez le constater, on peut avoir 99 ans , être handicapée et donner du sens à sa vie.
      Pour elle, sa vie valait d’être vécue ,même très modestement.

      Elle était adorable.

  4. Cette loi m’inquiète moins que la haine exprimée par ceux qui sont contre. Leurs propos, leurs insultes sont loin de refléter l’humanité dont ils se parent.

    • En ce qui me concerne, je suis contre.
      Non pas contre le suicide (les gens font ce qu’ils veulent de leur vie, du moment qu’ils se débrouillent seuls), mais le fait qu’on impose l’obligation à quelqu’un qui a choisi un métier pour soigner, de faire un meurtre sans pouvoir mettre en avant sa clause de conscience.

      Que ceux qui sont pour cette loi, fasse une année d’étude pour pouvoir manier l »aiguille et se fasse embauché dans le bataillon de bourreaux.

      Et que l’on laisse le droit aux autres de ne pas commettre de crime ainsi qu’aux handicapés, aux vieux, aux malades -fussent ils en fin de vie- de ne pas être exécutés contre leur gré.

      Ce n’est pas de la haine contre les tenants de cette loi, mais contre leur idéologie totalitaire.

      • ??? Jusqu’à preuve du contraire, la clause de conscience figure bien dans le projet de loi adopté au parlement !

  5. Un jour …dans quelle mesure la promotion des soins palliatifs sera t elle considérée comme une entrave à l’euthanasie ?

    • Question que je me pose, car, durant ma vie professionnelle dans ce domaine, en fait, j’ai fait entrave, grâce à mes soins, à l’euthanasie.
      Entrave réussie, qui plus est l’a été à 100%, dans mon service.

  6. Bien entendu il a des situations dramatiques mais aucune ne justifiait d’en faire un droit qui va obligatoirement générer des contestations des amendements et des procès. En adoptant ce texte la société franchit une limite, le Droit de tuer . Revenir en arrière ne sera possible qu’au prix de violences extrêmes. Il faudra se souvenir pour l’Histoire des Falorni, Braun-Pivet , Vautrin et quelques autres qui ont permis cette ignominie .

  7. Tous ceux qui pensent que cette loi ne va pas évoluer vers des dérives graves pour la société refusent de comprendre que nous sommes entrés dans un monde où l’humanité s’est effacée face à l’économie. Il est scandaleux d’avoir légiféré sur ce qui relève de la relation de confiance entre le patient et son médecin. De même vouloir faire croire que l’adoption à 100% de la loi sur les soins palliatifs est l’assurance qu’il n’y aura pas d’abus avec cette loi de fin de vie n’est qu’un mensonge de plus à défaut un péché de niaiserie.

  8. Handicapée et sans enfant, le jour où mon état sera discutable, qui me défendra ? Alors non à cette loi , je suis éligible dans une certaine façon à l’insu de mon plein gré

    • Faites comme moi = vos directives anticipées devant Notaire. Et choisir parmi vos amis ou votre entourage, une personne dont vous avez véritablement confiance, dont le nom sera mentionné dans ces directives anticipées comme personne de confiance et qui pourra si celles ci ne sont pas suivies de pouvoir porter plainte pour meurtre.

      Jusqu’à présent, il est impossible légalement d’aller en sens contraire de ce document qui ne m’a coûté que 150€.

  9. A mon avis il n’y a pas danger, les lois ne sont jamais figées, et en deux ans beaucoup de choses peuvent changer.

  10. C’ est une loi aberrante qui va l’ encontre detoute humanité.
    Etant croyant je m’ étonne que les débats aient été « escamotés »
    L’ humanité serait-elle malade ou carrément en fin de vie

  11. Oui car a 94 ans ma maman a demandé à mourir . Elle a été remise sur pied et a ensuite vecu 4 ans de joie de plus avec nous. Avec cette loi on l aurait « éliminée  » 4 ans avant sa fin naturelle

    • Bien sûr, j’ai vécu ceci dans mon service des quantités de fois.
      Avec des larmes de bonheur aux yeux lorsque je voyais le malade sourire de bonheur dans les bras de son enfant ou de quelqu’un de son entourage qu’il aimait.

  12. Non, que l’on laisse le libre arbitre de choisir, pour soi pas pour les autres, je n’ai pas demandé à venir sur terre, que l’on me laisse le choix de partir quand je le voudrais si les circonstances médicales m’y obligeaient. Chacun identifie pour lui-même quel sens à le mot « Vie ».

    • Oui, en pensant au personnel soignant que l’on oblige à ne pas avoir de libre arbitre et être bourreau qu’il ne veut pas être.

  13. Combien y-a-t’ il de personnes du corps médical qui ont été interrogées? Il y aura fatalement des abus. La loi Weil sur l’avortement en est un exemple.

  14. Ce « délit d’entrave » à l’aide à mourir prévoit une peine de deux ans de prison et 30.000 euros d’amende.
    Sera puni des mêmes peines [cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende] quiconque s’abstient volontairement de porter à une personne en péril l’assistance que, sans risque pour lui ou pour les tiers, il pouvait lui prêter soit par son action personnelle,

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