[Vol du Louvre] Vu de l’étranger : « La grandeur de la France s’effondre dans le chaos »

La presse internationale voit dans le braquage éclair au Louvre une faillite de l'État macronien.
Captures d’écran de unes de journaux internationaux évoquant le vol des joyaux de la Couronne.
Captures d’écran de unes de journaux internationaux évoquant le vol des joyaux de la Couronne.

La France et le monde sont en émoi. Dimanche matin, vers 9h30, alors que le Louvre, premier musée au monde avec ses 10 millions de visiteurs annuels, venait d’ouvrir ses portes, un commando de quatre malfaiteurs masqués a orchestré un vol d’une audace inouïe dans la galerie d’Apollon. Vêtus en ouvriers de chantier - gilets jaune fluo et casques -, les malfrats ont escaladé la façade donnant sur la Seine au moyen d’une nacelle élévatrice, exploitant une zone de travaux en cours sur le quai François-Mitterrand. En à peine quatre minutes, selon le ministre de la Culture Rachida Dati, les voleurs ont forcé une fenêtre à l’aide d’une disqueuse, emprunté un ascenseur de fret pour accéder à la salle, fracassé deux vitrines blindées et dérobé huit pièces inestimables de la collection des joyaux de la Couronne : diadèmes, broches et pendentifs sertis de diamants et d’émeraudes, datant des XVIIIe et XIXe siècles, dont la couronne de l’impératrice Eugénie ornée de 1.354 brillants et 56 émeraudes - retrouvée brisée dans une rue adjacente, comme abandonnée par les fuyards. Ces derniers, fuyant à moto dans les rues de Paris, ont laissé derrière eux un musée évacué en urgence sous prétexte d’un « incident technique »

Une « honte pour la France »

De l’autre côté de la Manche, le Spectator ne mâche pas ses mots, qualifiant ce vol de « honte pour la France » qui « rejoint la liste croissante des choses que l’État ne peut plus protéger ». Pour le magazine conservateur britannique, cet « assaut grossier, sorte de cambriolage éclair qu’on voit dans les bijouteries de rue », illustre un « État qui ne peut plus protéger ses citoyens, ses rues et désormais même ses propres trésors. » « Le casse a fusionné deux angoisses nationales : l’insécurité et le déclin », martèle-t-on encore, avant d'affirmer que « la grandeur de la France s’effondre dans le chaos ». Le journal britannique voit dans cette « gifle au visage de la France » un écho à la paralysie politique post-législatives dans un pays où Emmanuel Macron peine à gouverner. 

Aux États-Unis, Breitbart, média en ligne trumpiste, enfonce le clou. Le site conservateur américain relaye les plaintes des employés sur le « sous-effectif chronique et les problèmes de sécurité » de nos musées. Le média américain pointe également du doigt Macron et cite Jordan Bardella. Le président du RN parle d’« humiliation insupportable » pour une nation qui « ne sait plus protéger ses trésors ».

Un symbole national en péril

Outre-Pyrénées, on accuse l'État d'avoir transformé « un grand musée national » en « un souk multiculturel ». En Suisse, la radio-télévision publique SRF qualifie cet événement de « rude coup pour la France » et évoque un « choc profond » pour les Parisiens qui voient leur « symbole national » profané en plein jour. SRF lie explicitement l’événement au « grand plan de rénovation » dévoilé par Macron « au début de l’année », censé inclure des améliorations sécuritaires. Pourtant, « les faiblesses persistent », martèle le média helvétique, voyant dans cet « attentat au patrimoine » le révélateur d’une France « vulnérable », malgré les investissements. 

En Allemagne, le Zeit se focalise sur le « choc pour Paris » sans creuser explicitement la faillite de l’État, mais souligne l’« inacceptable » vulnérabilité d’un musée « symbole de civilisation ». L’article évoque les « failles structurelles » sur lesquelles avait alarmé la direction du musée. Côté italien, La Repubblica parle d’une « ombre déplorable jetée sur le pays ». Ainsi, de Berlin à Rome, en passant par Washington et Londres, le monde ne peut que constater la faillite d’un pays oscillant entre crises politiques et faillites sécuritaires.

Vos commentaires

101 commentaires

  1. c’est pas la France qui s’effondre ,c’est nos dirigeants entre les vols et l’affaire Sarko on ne parle plus des otages Israéliens, je pose une question est-il vrais que certain journalistes portent des croissants frais a Sarko le matin a la Pitié ???

  2. Mort de rire et mort de honte: pour relever la recette d’un grand magasin, fourgon blindé et hommes en armes, pour enfermer Sarko, une myriade de policiers et gendarmes qui n’ont servi à rien. Pour protéger les joyaux de la France, une alarme désuète,une vitre un peu blindée et roule ma poule. Qui est responsable de la sécurité et d’où viennent les consignes ?

  3. La HONTE ! Et encore une promesse (c’est un abonnement) non tenue de celui qui occupe l’Elysée ou plus exactement deux : l’une, passée, concernant le plan de rénovation, inefficace et inaboutie, l’autre future promettant la capture des cambrioleurs. Ils sont déjà loin avec leur butin et depuis longtemps malheureusement.

  4. Ce  » casse » confirme, si il était permis d’en douter, que la cour du président Macron n’ a rien à envier à celle du roi Pétaud, oui, la France est devenue une vaste pétaudière qui attire tous les malfrats du monde.

  5. Tous les voyants de ce qu’il reste du royaume de France sont au vert : nous ne savions pas que Narcisse PIPEAU est simplement daltonien, bon sang mais c’est bien sûr !! et d’ailleurs il n’est pas unique, regarder les pastèques, pardon les écolos : verts dehors, mais rouge vif dedans.

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