[VIVE LA FRANCE] L’UMIH30 crée un label pour soutenir les paysans gardois

Cette solidarité entre restaurateurs et paysans, c'est « plus qu’une dépendance : c’est un choix d’avenir » !
VLF

La juste colère et la détresse des paysans, cette semaine, aura eu le mérite de montrer une France encore capable de solidarité. Le chef Franck Putelat, mais aussi le chef Philippe Etchebest, ont montré sur les réseaux leur solidarité avec ceux qui nous nourrissent et qui façonnent nos terroirs. Ils ne sont pas les seuls ! Mardi 16 décembre dernier, par un communiqué de presse, l’UMIH30 - Union des métiers et des industries de l'hôtellerie du Gard – a tenu « à exprimer son soutien plein et entier aux agriculteurs, et plus particulièrement à ceux du Gard, qui œuvrent chaque jour pour nourrir nos territoires, préserver nos paysages et faire vivre notre identité gastronomique ». L’organisation professionnelle a ainsi annoncé la création d’un label « 100 % local » pour distinguer les établissements se fournissant en priorité chez les producteurs gardois.

Quand l'hôtellerie et la restauration soutiennent les agriculteurs...

Dans son communiqué de presse, l’organisation professionnelle « qui représente, défend et promeut les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration, des cafés et du monde de la nuit » dans le Gard a non seulement renouvelé son soutien aux paysans, et particulièrement aux Gardois, mais a aussi appuyé sur l’interdépendance entre la restauration et l’agriculture : « Agriculteurs et professionnels de l’hôtellerie-restauration partagent un destin commun : celui du goût, de la qualité, du savoir-faire et de la transmission », explique le syndicat. Ce qui est vrai partout en France est, dans le Gard, peut-être encore plus prégnant, ajoute le syndicat, dans son communiqué, « l’agriculture est bien plus qu’une activité économique : elle est une richesse culturelle, un atout touristique majeur et le socle d’une alimentation de qualité. Sans nos producteurs locaux, il ne peut y avoir ni cuisine authentique, ni circuits courts, ni restauration durable. » À Nîmes, le Mas des agriculteurs, qui permet déjà au consommateur de s’approvisionner directement auprès des agriculteurs ou des coopératives, montre bien à quel point, dans le Gard, l’agriculture et la culture locales sont intimement liées. Corentin Carpentier, entrepreneur dans la restauration nîmoise contacté par BV, le dit sans ambages : sans l’agriculture française, la restauration « perdrait son âme : la gastronomie française repose sur la richesse de ses terroirs et la qualité de ses produits. Sans paysans, on ne cuisine plus, on assemble des produits standardisés », ajoutant que ce n’est vraiment pas la vision de l’UMIH30 !

 

Corentin Carpentier, entrepreneur dans la restauration nîmoise

...avec un label pour « valoriser notre terroir et renforcer l’économie locale »

Corentin Carpentier, qui, en tant que référent restaurateur de l’UMIH30, porte le projet de ce futur label « 100 % local », le répète auprès de BV : « Sans agriculture, pas de cuisine » et, ajoute-t-il, « ce lien doit être concret, visible et équitable : l’assiette est la dernière étape d’un parcours qui commence dans les champs, les vignes ou les élevages du Gard. » Alors, le communiqué de presse de l'UMIH30 explique que ce label vise à « soutenir concrètement les filières agricoles locales, garantir aux consommateurs l’origine et la qualité des produits, promouvoir une restauration ancrée dans son territoire, [et] renforcer l’attractivité touristique du Gard ». Corentin Carpentier, qui se décrit sur Instagram comme « ambassadeur du chauvinisme à la nîmoise », redit à BV l’importance de « l'élevage et [de] l'agriculture [qui] façonnent aussi nos paysages comme ici dans le Gard, aux portes des Cévennes et de la Camargue. Que seraient nos paysages sans éleveurs de taureaux en Camargue, de brebis dans les Cévennes ou encore sans nos viticulteurs ? »

Trésor culturel, trésor patrimonial, trésor gastronomique, tous ces éleveurs sont aussi « un atout touristique majeur pour l’hôtellerie ». Alors, le but de ce label est de « créer un lien fort, structuré et durable entre les restaurateurs et les producteurs gardois. L’objectif est double : valoriser notre terroir et renforcer l’économie locale, de la ferme à l’assiette. » Il ajoute que ce projet est « une démarche de fierté et de responsabilité : faire vivre nos territoires, soutenir nos agriculteurs et garantir aux clients une cuisine sincère, locale, de qualité » parce que, ajoute-t-il, « c’est aussi donner du sens au métier de restaurateur ». Celui-ci sera donc « appliqué en partenariat avec la chambre d’agriculture et le Mas des agriculteurs, avec le département du Gard via la marque territoriale Militant du goût (avec un accès à une base de données rassemblant les éleveurs et producteurs du département) [en comptant sur] la CCI [pour] la communication et la diffusion du label ».

Pour Corentin Carpentier, ce label et cette solidarité entre restaurateurs et paysans, c'est « plus qu’une dépendance : c’est un choix d’avenir » et « l’UMIH du Gard appelle l’ensemble des acteurs économiques, institutionnels et des consommateurs à soutenir l’agriculture locale et à reconnaître le rôle essentiel des agriculteurs dans la vitalité et l’avenir de notre département ». Cette semaine, l’UMIH30 a elle aussi montré que les Français sont encore capables de vraie fraternité mais aussi que nos deux trésors nationaux que sont la gastronomie et l’agriculture françaises comptent bien se serrer les coudes pour ne pas baisser les yeux !

Vos commentaires

18 commentaires

  1. Il faut que ça fasse « tâche d’huile » partout en France
    Nous devons les aider, et continuer à ce que notre gastronomie soit toujours enviée à travers le monde, grâce aux bons produits de nos éléveurs

    • Qui choisissez vous entre Macron qui nous ruine et nos agriculteurs qui veulent continuer à nous nourrir sainement ? Vous imaginez, dans leurs restaurants, des chefs étoilés nous servir de la viande aux hormones venue d’on ne sait où et des légumes bourrés d’insecticides qu’on interdit à nos agriculteurs pour des raisons de santé publique ?…

  2. Bravo ! C’est comme cela que nous les soutiendrons le mieux, et en boycottant toutes les enseignes distribuant de la ”malbouffe”. Il en va de leurs vies, il en va de nos vies.

  3. Exemple du principe que l’union fait la force. Ces initiatives devraient prendre racine et s’étendre à toute la France. Les ruisseaux font de grands fleuves, espérons pour nos agriculteurs qui sont des piliers de nos terres.

  4. Excellente initiative !
    La France doit garder son statut de pays de « LA » Gastronomie, et Lyon en étant sa capitale !

  5. Il serait « facile » de protéger quelque peu les agriculteurs pourtant ! …
    IMPOSER les produits alimentaires locaux exclusivement produits, transformés EN FRANCE dans l’Administration française et dans tous les établissements qui reçoivent des aides issus des impôts de la FRANCE et ce dès le premier centime versé ! …
    Cantines de tous les groupes scolaires et administratifs, EPADH, centres hospitaliers, Centres pénitentiaires, casernes des FDO, militaires, pompiers, Assemblée Nationale, Sénat et Elysée …
    ET surtout décréter l’Agriculture française et en faire « une exception culturel » et la « sortir » de toute « négociation » et autres traités d’échanges …
    La cerise sur le gâteau : FREXIT ! …

    • Il ne faut pas s’en faire pour l’assemblé National, le Sénat et l’Elysée. Eux ne se servent que de bon produit bien Francais et de très bonne qualité à prix trés trés bas payé par les contribuables

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Pour la gauche, certains viols dérangent car ce ne sont pas les bons violeurs

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois