Un « apartheid contre les musulmans en France » : l’extrême gauche en délire

Sur les réseaux, une certaine Sabrina Waz tient des propos qui en disent long des arrière-pensées de l'extrême gauche.
Capture d'écran © Youtube Paroles D'Honneur
Capture d'écran © Youtube Paroles D'Honneur

La victimisation ne connaît plus de limites. Dans une vidéo publiée le 21 janvier 2026 sur la chaîne YouTube « Parole d’honneur », la militante d’extrême gauche Sabrina Waz a affirmé qu’un système d’« apartheid » était en train de se mettre en place en France. Cette oppression systémique viserait les « non-Blancs » en général, et les musulmans en particulier. « Les lois islamophobes françaises font écho aux lois d'apartheid, estime-t-elle. Il y a une séparation croissante dans de nombreux domaines : l'éducation, la circulation, le sport, le travail et l'organisation politique. » En dépit du réel, la journaliste présente le séparatisme que chacun constate non comme le choix de vie d’une partie de la communauté musulmane, mais comme le fruit d’une politique raciste. « En France, les lois islamophobes entravent la circulation des musulmans, et particulièrement des musulmanes. […] On peut difficilement ne pas faire le lien avec la ségrégation en Palestine et en Afrique du Sud ! »

Où Mme Waz voit-elle les traces de cet « apartheid » d’État ? Aucun élément tangible ne vient illustrer son propos, si ce n’est la loi de 2004 qui n’est pas, comme elle le dit, une « loi contre le voile à l'école » mais un texte qui encadre le port de tout signe religieux dans les établissements publics. Si elle avait mieux cherché, cette militante décoloniale aurait pu trouver d’autres discriminations systémiques : la politique de la ville, par exemple, qui favorise les quartiers à forte concentration d’immigrés, les mesures pro-« diversité » qui ménagent des places dans les entreprises aux « racisés », les consignes passées aux policiers les invitant à se montrer magnanimes face aux délinquants des « milieux urbains », etc.

Une parole sans filtre mais très révélatrice

Ce n’est pas la première fois que Sabrina Waz se fait remarquer par ses propos. En janvier 2025, la même avait affirmé que « La France insoumise, c’est le parti des Arabes ». Antoine Léaument, assis à ses côtés, était apparu quelque peu gêné par ce discours sans filtre, mais n’avait pas osé moufter. « Résultat d’années de clientélisme sur fond de fuite en avant migratoire, avait réagi, à l’époque, François-Xavier Bellamy. LFI, qui mène toute l’alliance de la gauche, se définit désormais comme "le parti des Arabes", riant même des vieux partis qui défendaient la justice sociale… Pari communautariste contre l’unité nationale. »

On se souvient aussi qu’en 2024, après les législatives, la militante avait déploré le nombre grandissant des députés du RN à l’Assemblée nationale : « Objectif des prochaines années ? Appeler le dératiseur et les grand-remplacer par la Nouvelle France. » Sabrina Waz avait rapidement effacé son tweet, mais son éloge du « Grand Remplacement » avait été répété lors d’un échange, sur X, avec un internaute qui l’invitait judicieusement à quitter la France si ce pays ne lui convenait pas en l’état. « Mdrrrr dans tes rêves. Dans la réalité, il y a la démographie », lui avait-elle répondu, bien sûre d’elle.

Dans un autre registre, Mme Waz s’était exprimée lors de l’affaire Adrien Quatennens et avait fait entendre une voix pour le moins dissonante à l’extrême gauche. Elle expliquait alors que les combats prioritaires méritaient bien qu’on passe l’éponge sur certains comportement individuels répréhensibles. « Alors là, on est sur les violences sexistes et sexuelles, pourquoi pas, demain, les animaux ? Pourquoi pas, demain, virer un député parce qu’il a maltraité son chien ? », avait-elle lancé, en octobre 2022, dans le cadre d’une autre émission de la chaîne « Parole d’honneur ».

À la manière d’Aly Diouara, Houria Bouteldja ou Carlos Martens Bilongo, Sabrina Waz a le mérite de parler cash. Elle ne s’embarrasse d’aucun élément de langage ni de langue de bois. Son verbe agit comme un révélateur précieux : à travers ses mots affleurent, sans fard, les arrière-pensées et les objectifs de son camp politique.

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

19 commentaires

  1. L’extrême Gauche , persuadée de porter la voix de la vérité sur les vertus de l’invasion migratoire , ne se cache même plus et parle en toute franchise de son projet sociétal , qui est de livrer la France à la population étrangère , le nouveau peuple cher à Monsieur J.L .Mélenchon .

  2. Cette pauvre dame déraille complètement. Comme elle doit être malheureuse pour dire des énormités pareilles ! Tôt ou tard elle va se cogner contre ses murs imaginaires et cela lui fera très mal.

  3. Et pour les réunions interdites aux blancs, et il y en a beaucoup, aucun écho de ce côté pour dénoncer ces pratiques …

  4. Mais que font ils en France si ils sont aussi « brimés » que cela ??? Il existe un tas de pays Musulmans mais peut être pas aussi « libéraux » que notre pays où l’on peut dire n’importe quoi en toute impunité !! Ceci explique cela !!

  5. Surtout qu’ils continuent dans leurs excès, ça ouvrira peut être enfin les yeux aux VEAUX qui votent LFI

  6. Mais puisque la France est raciste, xénophobe, pourquoi restent t-ils dans notre pays ? Qu’ils aillent dans les pays qui correspondent à leur religion où la liberté règne selon leur idéologie ……

  7. Tiens c’est bizarre, je n’ai pas entendu l’extrême gauche quand l’apartheid sanitaire a été mis en place pendant le COVID….

  8. « … ll y a une séparation croissante dans de nombreux domaines, l’éducation, la circulation, le sport, … ». Je tape un peu la balle au city-park avec mon petit-fils de 9 ans, blond, blanc aux yeux clairs, en vacances chez moi. Tirs tous cadrés, souvent dans la lucarne, frappe régulière, puissante pour son âge, dribbles astucieux et réussis. « Mazette, tu devrais t’inscrire dans un club de foot, lui-dis-je. – Mais, Papilau, j’étais inscrit ! Mais je n’avais jamais le ballon, les co-équipiers, plutôt black-beurs, me considéraient comme rien, et me mettaient à l’écart. J’étais le seul blanc de l’équipe. J’ai arrêté ». Tant pis pour le club de la banlieue parisienne, qui se passe ainsi d’un gamin plutôt doué. Alors, Mme Waz, où se trouve la ségrégation, le racisme, la mise à l’écart ? Le milieu sportif, en France, pour certains sports, est évidemment un lieu d’apartheid.

  9. Aujourd’hui les lfi et les ecolos en pls.
    La proposition de la droite de classer les frères musulmans comme organisation terroriste a été voté a 56 voix d’écart

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Johann Chapoutot favorise l’idéologie aux dépens de la rigueur historique
Gabrielle Cluzel sur CNews

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois