UE : à gauche comme à droite, Ursula von der Leyen largement désavouée
Ursula von der Leyen traverse une crise inédite. Présidente de la Commission depuis 2019 et réélue pour un second mandat l’été dernier, cette dernière se voit opposer deux motions de censure. Ces initiatives, lancées respectivement par le groupe des Patriotes pour l’Europe (PfE), à l’extrême droite, et par La Gauche, à l’extrême gauche, visent à renverser l’exécutif européen pour des griefs multiples : accords commerciaux défavorables comme celui avec le Mercosur, jugé destructeur pour les agriculteurs européens, et l’accord avec les États-Unis, perçu comme un handicap pour les exportateurs. S’y ajoutent des reproches sur la gestion opaque de l’immigration clandestine, des politiques climatiques malavisées, de la crise climatique et sociale ainsi que de la guerre à Gaza. Débattues le 6 octobre à Strasbourg, ces motions seront soumises au vote le 9 octobre, dans un Parlement morcelé où von der Leyen doit batailler pour chaque texte afin de sauver sa place.
Ce scénario, bien que voué à l’échec – le seuil requis étant les deux tiers des suffrages exprimés –, révèle une fronde croissante qui fragilise la majorité centriste soutenant la présidente. Les Patriotes, emmenés par des figures comme Jordan Bardella pour le Rassemblement national français, dénoncent un style de gouvernance marqué par un manque de transparence, tandis que La Gauche, avec Manon Aubry, de La France insoumise, pointe l’échec face aux crises mondiales. Cette double offensive, inédite dans l’histoire du Parlement, survient après une tentative avortée en juillet qui avait déjà recueilli 360 voix en faveur, signe d’un affaiblissement progressif depuis le début de son second mandat.
Les souverainistes en première ligne contre la dérive libérale
Les Patriotes pour l’Europe, groupe conservateur de droite regroupant des forces souverainistes, mènent l’assaut avec une motion centrée sur les échecs flagrants de von der Leyen en matière d’immigration et de climat. Le groupe reproche à la présidente une gestion laxiste de l’immigration clandestine qui menace la souveraineté des États membres et des politiques climatiques imposées sans égard pour les réalités économiques européennes, alourdissant les charges sur les industries et les agriculteurs - principalement les Français.
De son côté, le groupe La Gauche, pour la première fois à l’initiative d’une telle procédure, cible les mêmes accords commerciaux mais les relie à un échec de la gestion de la crise climatique et sociale, ainsi qu’à la passivité face à la guerre entre Israël et le Hamas. Bien que cette motion semble plus symbolique, elle révèle une polarisation accrue, au Parlement : de l’extrême gauche à la droite patriote, Ursula von der Leyen est de plus en plus désavouée.
La droite modérée rejoint la contestation
À Berlin, les critiques fusent. Friedrich Merz, chancelier et leader de la coalition de la droite chrétienne allemande, a, lui aussi, lancé les hostilités contre von der Leyen. Lors d’un sommet, le chef de gouvernement a dénoncé une bureaucratie qui bride l’innovation industrielle allemande avec des réglementations excessives. La fronde est lancée.
Les levées de boucliers se multiplient ainsi à tous les niveaux de la droite européenne : des souverainistes aux conservateurs modérés, l’unanimité se fait contre cette personnalité affaiblie, dont la présidence est accusée de prioriser l’idéologie verte et libérale sur les intérêts concrets des nations. Merz, applaudi à Berlin par les industriels, symbolise cette rébellion qui transcende les clivages, forçant Bruxelles à une réorientation vers plus de pragmatisme économique. Le vrai enjeu n’est pas le vote du 9 octobre – sans suspense, les motions seront rejetées comme en juillet – mais le prochain budget européen, qui deviendra un test décisif pour la survie politique de la présidente.
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87 commentaires
les 2 motions de censure n’ont PAS abouti .. >elle est toujours là pour la MORT de nos paysans
Ils viendront ensuite nous dire qu’ils ont voté la censure..en oubliant de dire la vérité.. ils ont voté la censure car il savaient qu’elle ne serait pas accepté. Juste un effet de communication.. regardez ce que j’ai fait… mais pas ce que je pense ( ce sont les mêmes qui ont reconduit ursula il y juste 1 an))
Les LR pas nombreux 8 eurodéputés ont voté pour la motion de censure.
Sauf nadine morano LR qui s’est abstenue.
Une autre eurodéputé LR était absente..
Les LR il y a quelques mois ont tous vote pour sa réélection…et ça s’est vu!!
Bellamy avait voté contre la dernière fois, il s’est ravisé ?
2 motions de censure ont été déposées. Soit! Si aucune n’est votée, cela ne changera rien. Ce n’est pas le nombre de mention de censure visant l’infâme Von der Leyen qui importent, c’est qu’enfin une soit votée et que l’impératrice illégitime, soit chassée. Mais, même si Von der Leyen devait être chassée, il y aura probablement un clone de Von der Lzyen pour mener les Européens encore plus vers le mur! c’est l’UE qui devra être mise à mal. Changer le chef de la maison de fous, n’en fait pas un lieu de sagesse! Cela restera une maison de fous… C’est la maison de fous qui doit être démolie!
Je me demande le nombre de comptes bancaires a Ursula dans les différents paradis fiscaux, suite aux accords avec Pfizer et du Mercosud
L’espoir fait vivre, espérons…qu’elle saute cette fois. Que de casseroles pour cette non élue uniquement tounée vers l’Allemagne.
Excellent.
Vous oubliez dans la liste ses conflits d’intérêts pendant la gestion du COVID, ainsi que l’histoire de ses échanges de mails qu’elle ne veut pas dévoiler.
Sérieusement, rien que pour ça, je ne comprends pas comment ces gens-là peuvent rester où ils sont avec ces casseroles. Je ne comprends pas qu’on n’ait pas un garde-fou pour ça.
ils se croient dans « Hunger games » ! …
macron a même « donner » des JO au peuple ! …
Pourquoi « le peuple » semble ne pas l’aimer ? ! … La « régente » a même aussi décrété que les français ne le méritait pas ! …