Trump négocie la paix à Gaza : gêne ou silence radio à gauche…

Malgré l'accord de paix Israël/Hamas, le silence est assourdissant, à gauche, pour ne pas trop donner de crédit à Trump
Capture d'écran The White House
Capture d'écran The White House

Donald Trump a réussi son pari. Le 8 octobre, l'accord de la première phase a été signé, libérant les vingt derniers otages israéliens vivants retenus en captivité. Acclamé en héros à la Knesset lors d'un discours enflammé, Trump a ensuite présidé le sommet pour la paix en Égypte, réunissant plus de vingt chefs d'État, afin d'esquisser la reconstruction de Gaza dévastée. Ce plan en vingt points prévoit un afflux massif d'aide humanitaire pour les civils palestiniens, tout en garantissant une sécurité renforcée pour Israël. Pourtant, ce succès monumental, qualifié de « colosse et géant de l'histoire juive » par ses partisans, suscite un mutisme gêné, chez les progressistes des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis, les ténors démocrates, si prompts à dénoncer la « guerre d'extermination » menée par Israël contre le Hamas, se terrent dans un silence stratégique, refusant de créditer le président pour ce qu'ils considèrent comme une simple « avancée ». En France, La France insoumise (LFI), championne autoproclamée des causes palestiniennes, détourne les yeux de cet aboutissement inattendu, préférant l'oubli à l'aveu d'un échec idéologique. 

Silence à gauche

Aux États-Unis, le silence des démocrates de premier plan est éloquent. Alexandria Ocasio-Cortez et Bernie Sanders, qui hurlaient au « génocide » israélien, n'ont pas pipé mot sur ce dénouement salvateur, comme si créditer Trump revenait à renier leurs convictions. Kamala Harris, interpellée, a balbutié un compliment réticent : « Je ne pense pas que nous devions attribuer le crédit là où il est dû », avant d'ajouter mollement qu'elle « espère que cela devienne réel ». L'ancien président Barack Obama, resté un pilier de la gauche, a salué l'avancée, sans un mot pour l'architecte du deal, tandis qu'Antony Blinken et Jake Sullivan s'emploient à déplacer le mérite sur l'héritage Biden.

En France, le tableau est tout aussi consternant. La France insoumise, si loquace sur les manifs pro-palestiniennes, observe un silence de cathédrale face à cet accord qui contredit son discours victimaire. Ce mutisme n'est pas anodin : il trahit l'embarras d'une gauche française engluée dans l'idéologie, préférant le déni à la reconnaissance d'une diplomatie pragmatique. Chuck Schumer et Hillary Clinton, rares voix démocrates à saluer Trump ouvertement, rappellent que l'honnêteté politique existe encore, même si elle reste minoritaire chez les progressistes.

Des semaines de négociations

Et pourtant... Le sommet pour la paix en Égypte, sous l'égide de Donald Trump, a marqué un tournant décisif dans le drame du Proche-Orient. Réunissant leaders arabes et alliés internationaux, cette initiative a non seulement libéré les otages mais posé les bases d'une reconstruction ambitieuse pour Gaza, avec des engagements concrets sur l'aide humanitaire et la sécurité. Trump, à la Knesset, a vanté son plan de paix et démontré, une fois de plus, sa poigne diplomatique, contrastant avec les atermoiements des administrations précédentes. « Ce n'est pas encore terminé, mais la paix est en marche », a-t-il déclaré, soulignant que ses efforts visent une stabilité durable.

Surtout, ce succès n'est pas fortuit : il s'appuie sur des négociations acharnées menées par l'équipe Trump, impliquant le Qatar et l'Égypte comme médiateurs clés. L'accord, approuvé in extremis par Israël, vient donc mettre fin à un cycle de violence qui a coûté des milliers de vies, permettant un cessez-le-feu effectif et l'entrée d'une assistance vitale pour les Palestiniens.

Vos commentaires

25 commentaires

  1. Trump est aujourd’hui admirable: quel homme sur terre a le pouvoir d’arrêter une guerre? Cependant, me référant à un éditorial radio récent de M Hervouët (pardon si l’orthographe est mauvaise), cette paix danse sur un volcan mal éteint. Israël n’est entré dans aucune es pèce d’avancée sur la question du règlement du sort des Palestiniens: Gaza, qui leur fut donnée? Une bande sans valeur de cailloux brûlés de soleil, infertile, véritable ghetto à ciel ouvert. Une Cisjordanie occupée et perpétuellement menacée d’annexion par l’extrême Droite israélienne. Ne réglant rien sur le fond, il est à craindre que cette paix ne soit que temporaire, portant le ferment d’horreurs futures.

  2. La grande question maintenant, pour qui ou pour quoi nos valeureux opposants de gauche vont-ils se mobiliser ? Laissons leurs un peu de temps pour s’organiser et trouver une cause, la douche a été suffisamment froide.

  3. Trump emm….. les bobos de gauche, les médias mainstreams ( et les lecteurs de BV encartés extrême-gauche semble-t-il !! MDR et silence assourdissant ). Ce n’est pas le plus fin des hommes ( euphémisme ), mais il fait avancer les choses et a le courage et la conviction de ses opinions. Tout le contraire de notre Macron d’opérette, de plus en plus pitoyable, et qui sera oublié sitôt les portes de l’Elysée franchies.

  4. la gauche et LFI ont la rage mais nous on jubile , ils n’ont plus qu’à ranger leur torchon d’étendard !

  5. Pendant que Trump sauve des vie,notre président fantoche fait la réclame de l’avortement et de l’euthanasie.
    La sympathie d’un côté et le dégoût de l’autre

  6. belle réussite pour le Président Trump mais il faut faire revenir les dépouilles des gens assassinés par ces monstres, Macron n’a rien fait pour la réussite de ce projet bien qu’il veuille faire croire le contraire, mais quelle incurie de la part de notre gouvernant de papier, quand va t’il comprendre qu’il est indésirable pour la majorité des citoyens.

  7. Il y a 4 postures vis à vis de Trump 1) celle de ceux qui dès le premier mandat avaient compris que ce personnage fantasque (et même drôle) et aussi un homme au jugement très sûr et plein de bons sens, en géopolitique, économie, morale sociale et qu’il a une façon déconcertante mais habile et innovante quoique rude de négocier . 2) celle de ceux qui en ont une répulsion hystérique telle que depuis les succès de Trump les a désinvités des plateaux (Gallagher et Yakovlev) 3) celle de ceux qui commencent à comprendre qu’ils n’avaient pas compris qu’il y avait quelque chose à comprendre et qui changent subrepticement d’avis (El Krief, Chabot) 4) Mélenchon et son soviet haineux et borné

  8. Un parti ouvertement islamo-gauchiste se réfugiant dans un « silence de cathédrale » ? n’y a-t-il pas là une erreur de bâtiment ?

  9. « Une simple avancée ». Ils ne manquent pas de souffle ! C’est une énormissime réussite due au boulot titanesque d’Onc’Donald. La gôôôche est déçue de ne plus pouvoir crier à l’assassin en parlant d’Israël. La gôôôche aime la guerre.

  10. On ne s’attendait pas à autre chose en Amérique, où leur audience s’effiloche de jour en jour – et on s’en fiche. Qu’ils aboient ou se taisent, ces pitoyables journaleux, ça n’empêche pas la caravane de passer.

  11. LFI venant de perdre son fond de commerce, il ne fallait pas s’attendre à les voir sauter de joie. Et Rima Hassan, qui n’aura pas grand-chose d’autre à faire que ce pourquoi elle est payée, risque de plonger dans la dépression nerveuse. Leur manque d’enthousiasme est donc parfaitement compréhensible.

  12. Les gauchistes doivent baver de rage. Trump est entrain de casser leur jouet. Quel prétexte vont-ils pouvoir trouver pour parader avec le torchon islamiste palestinien ?

  13. Point de détail qui pourrait rasséréner certains européens: sur ce coup-là Erdogan n’a servi à rien. Sera t-il aussi mis sur la touche lorsque les Russes et les Ukrainiens arrêteront de se combattre? A titre personnel, j’apprécierai qu’il reste peu signifiant.

    • Il m’a donné l’impression d’avoir pris « un coup de vieux »mais n’oubliez pas qu’un président est toujours bien entouré ( excepté la France!) .

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