Tentative d’incendie du site de Rocher Mistral : vers un culturo-terrorisme

"On ne déverse pas de l'essence simplement pour agrémenter l'odeur d'un château", selon P. Reynard, DG du Rocher Mistral
Capture écran Rocher Mistral
Capture écran Rocher Mistral

Dans la soirée du 27 décembre, le château de La Barben (situé sur la commune du même nom, dans les Bouches-du-Rhône) a été victime de dégradations volontaires et d’une tentative d’incendie.

Signature d’ultra-gauche

Il était environ 22h40 lorsque l’agent de sécurité du château, qui accueille à la belle saison le spectacle du Rocher Mistral, voit apparaître des lumières sur l’écran surveillant les souterrains abritant les décors du spectacle Forban. Muni d’une lampe, il dévale les escaliers, alertant ainsi des intrus qui prennent immédiatement la fuite. Sa rapidité d’intervention a très probablement évité une catastrophe. En effet, arrivé sur place, il perçoit une forte odeur d’essence, dont une grande quantité a été répandue sur le sol. Afin de sécuriser les lieux, il s’empare alors d’un extincteur qu’il vide immédiatement sur le sol. Les visiteurs, très probablement au nombre de deux, en ont profité pour sortir des lieux et s’évanouir dans la nature, non sans avoir signé leur forfait : en inspectant les lieux, l’agent de sécurité découvre en effet des « A » cerclés, symboles des anarchistes d'ultra-gauche, peints en noir à l’aérosol sur les murs. Pas (encore) de revendication, mais déjà une signature : celle de l’ultra-gauche activiste.

La Provence de Daudet et Pagnol

Appelé juste après les faits, le peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG) s’est rendu sur place dans la nuit. Les images de télésurveillance du site n’ont pas permis d’identifier les intrus, mais une enquête a été ouverte et une plainte a été déposée. Si les faits ont eu lieu pendant la pause hivernale du spectacle — qui ne reprendra qu’en avril —, l’urgence est au nettoyage des murs, dont la pierre multiséculaire a pu être détériorée par la peinture.

Construit au XIe siècle puis remanié aux XVIIe et XXe siècles, le château de La Barben, classé au titre des monuments historiques en 1984, a été racheté, fin 2019, par Vianney Audemard d’Alançon afin d’accueillir un projet de parc à thèmes régional, le Rocher Mistral, surnommé, depuis, « le Puy du Fou provençal ». Un spectacle culturel et historique y propose un voyage immersif dans l’Histoire de la Provence d’Alphonse Daudet et Marcel Pagnol.

Rien donc, dans tout cela, pouvait apparemment justifier l’incendie des lieux au nom des idéaux anarchistes. La signature est pourtant claire, et doit d’autant plus être prise au sérieux que cette intrusion constitue un nouvel épisode dans la vie très mouvementée du Rocher Mistral. Fortement implantée dans la région, la gauche radicale a pris en grippe dès le départ ce projet et son entrepreneur. Attaqué de toute part, le parc a été condamné pour travaux non déclarés, mais son appel a suspendu la décision jusqu’en février 2026. Accusé de nuire à l’environnement, il a obtenu le label « Divertissement durable : l’émotion responsable ». En conflit ouvert avec la municipalité, Vianney d’Alançon s’est vu, entre nombreuses autres tracasseries, coupé l’alimentation en eau et refusé sa demande d’un chemin d’accès.

Derrière Mistral, le spectre de Maurras…

La gauche culturelle locale s’en donne elle aussi à cœur joie pour dénoncer un projet jugé par trop « réac », emmenée par l’universitaire Xavier Daumalin. Lequel, rapporte le média activiste d’ultra-gauche Basta, est co-auteur d’une tribune dans Le Nouvel Obs où il estime que, dans une tentative de réécriture de l'Histoire (sic), « Rocher Mistral concentre l’essentiel de ses spectacles sur la période prérévolutionnaire pour magnifier une Provence blanche, catholique et aristocratique » - pas moins. Difficile d’attaquer Marcel Pagnol ou Alphonse Daudet, ce dernier n'étant guère pour grand-chose dans l’engagement royaliste de son fils Léon. Mais le spectacle a choisi son nom en hommage au poète local Frédéric Mistral, chef de file des Félibriges, grand défenseur de la langue provençale. Et comme si cela ne suffisait pas à en faire une icône à abattre, Mistral était aussi l’ami et le compagnon de route d’un certain Charles Maurras, auteur d’une abondante littérature poétique en langue provençale et dont le premier engament a été régionaliste, bien avant qu’il ne prenne la tête de l’Action française pour en convertir les cadres au royalisme.

Voilà donc qui suffit à justifier l’inscription du Rocher Mistral sur le grand « mur des cons » du syndicat autoproclamé de la culture. L’ultra-gauche culturelle s’est à l’évidence radicalisée, mais sa « grille de lecture » n’a finalement guère changé, depuis les années 80. Les attaques d’un Xavier Daumalin rappellent furieusement, en effet, le coup de menton d’un Bernard-Henri Lévy qui écrivait, en 1985, dans le manifeste de la revue Globe : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites. Tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, "franchouillard" ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. » Sidérant conservatisme de cette gauche dont la détestation de la France et de tout ce qui est enraciné semble être le dernier moteur.

Vers un culturo-terrorisme ?

Mais avec la tentative d’incendie du 27 décembre dernier, « ils ont passé une nouvelle étape », estime Vianney d’Alançon, persuadé de l’implication de l’ultra-gauche militante. « Ce n’est pas la première fois que notre parc est pris pour cible », rappelle-t-il, « des militants d’extrême gauche ont déjà bloqué l’entrée de nos visiteurs ».

Comment ne pas rapprocher, aussi, l’acharnement dont est victime le Rocher Mistral des innombrables attaques qui ont vainement tenté d’entraver le succès du Puy du Fou, en Vendée, et, plus récemment, de Murmures de la Cité, à Moulins. Incapable de faire du passé français table rase, l’ultra-gauche culturelle militante se radicalise, détruisant tout ce qui passe à sa portée. Aujourd’hui une tentative d’incendie, et demain ?

Vos commentaires

28 commentaires

  1. Macron est entrain de céder 2 cailloux francais à wanatu profitons pour expédier toute notre vermine bien surveillée par la Légion. (Ce ne sont pas des rigolos).Si wanatou veut absolusent ces 2 cailloux ce sera avec ce type d’occupants, Soit il les refuse et devra donc se retirer de cette demande de cession mais ces sauvages y resteront .
    Ça se nomme « faire d’une pierre 2 coups. »

  2. On en est là sur tous les plans à cause de qui et de quoi?
    Réponses: Nos pourris de politiques depuis 60 ans.
    La connerie incommensurable des Français.

  3. cela fait plus 40 ans que ces politiciens salissent la France est il sont toujours là .posez vous la question quoi en faire la réponse ne souffre d’aucune excuse .

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