[STRICTEMENT PERSONNEL] C’est Nicolas qui paie

Que devient l’État de droit, quand le châtiment n’est pas proportionné au crime mais modulé selon la tête du client ?
IL20240409190919-jamet-dominique-929x522

Depuis mardi dernier, 21 octobre 2025, Nicolas Sarkozy dort, ou du moins couche, dans une cellule de prison. L’ancien président de la République, en somme, est de nouveau logé aux frais de l’État. Comme n’importe quel justiciable, comme n’importe quel condamné. Certains, qui ne sont pas de ses amis, ironisent et feignent de s’étonner, voire de se scandaliser, que le détenu jouisse, pour lui tout seul, de neuf mètres carrés où prennent notamment place un lit individuel, un bureau, une chaise, des toilettes, un téléphone fixe bridé où l’on nous jure que ses conversations avec ses avocats ne seront pas écoutées, et, sans supplément, au cas où, de deux gardes du corps qui, mieux encore que les matons de la pénitentiaire, garantiront sa sécurité. Byzance… Il a même pu apporter, outre un peu de linge de corps, deux livres, Le Comte de Monte-Cristo, apologie romanesque de la vengeance, et une Vie de Jésus où il est question de condamnation arbitraire, de mort et de résurrection. Tout un programme.

Louis XVI et Pétain avant lui

La Santé, au fait, n’est pas plus éloignée du palais du Luxembourg, du palais Bourbon ou du palais de l’Élysée que la roche Tarpéienne du Capitole. Pour nous en tenir à notre roman national, l’ancien maire de Neuilly, ancien ministre de l’Intérieur, ancien premier magistrat de France, n’est pas le premier à passer ainsi du sommet des honneurs aux tréfonds de l’indignité. Ne nous cachons pas pour autant que la chose, en temps ordinaire, relève plutôt de l’exception.

La première fois, de mémoire d’historien, c’était en janvier 1793. Louis XVI touchait du doigt « le malheur d’être roi ». Accusé de haute trahison, « Louis Capet » était jugé et condamné pour haute trahison en vertu des lois rétroactives d’un régime qui se baptisait dans son sang, au terme d’un procès expéditif où ceux qui osaient lui accorder des circonstances atténuantes risquaient de payer de leur tête tout vote autre que celui de la peine capitale.

La deuxième fois, c’était il y a quatre-vingts ans. L’ex-vainqueur de Verdun, ex-maréchal de France, ex-chef de l’État, comparaissait devant une Haute Cour de justice, dont le président lui avait prêté serment, où l’avocat général tenait à faire oublier que, déjà retraité, il avait en vain sollicité de reprendre du service sous Vichy et où les jurés justifiaient par leurs titres de résistance leur droit à présenter et à faire payer au glorieux vieillard déchu la note de nos désastres, de nos hontes, de l’Occupation, de l’humiliation, de la collaboration, de la répression et de la victoire par KO du camp du Bien, notamment incarné par le petit père Fouettard des peuples, sur le camp du Mal.

Rien de semblable, en 2025. Ni lois d’exception ni tribunal spécial. Si Nicolas Sarkozy comparaissait modestement devant une chambre correctionnelle, c’était simplement et seulement pour avoir sollicité et obtenu le financement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 – il y a dix-huit ans ! - auprès du régime dictatorial et sanguinaire du colonel-président Kadhafi.

À ce point, l’auteur de ces lignes a le choix entre deux thèses : ou plaider l’innocence du prévenu et de ses fidèles et maladroits envoyés spécieux, Brice Hortefeux et Claude Guéant, quitte à prendre quelques distances avec l’évidence. Ou dire ce qui lui paraît être la vérité, quitte à déplaire.

La délégation auprès du boucher de Tripoli, par le ministre de l’Intérieur et candidat à la présidentielle, de deux hauts fonctionnaires et amis fidèles – ils l’ont prouvé et payé ! – et leur séjour en Libye n’avaient aucune justification officielle. L’un comme l’autre n’en ont, du reste, gardé aucun souvenir. En revanche, l’amnistie accordée par la suite, une fois Sarkozy élu, au beau-frère de Kadhafi, auteur reconnu et condamné de l’attentat qui avait coûté la vie à plus de deux cents passagers, dont plus de cinquante Français, puis l’extravagante réception du Guide libyen et de son harem à l’hôtel Marigny trouvent une explication plus que plausible dans la reconnaissance du service rendu au futur chef de l’État français.

Intuition, conviction et faisceau de présomptions

C’est sur une base logique que les juges ont donc condamné, « vingt ans après », Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, Claude Guéant, etc. Sans preuve. Sur la base de leur intuition, de leur conviction et d’un faisceau de présomptions accablant. Mais sans preuve. C’est sur cette base que la justice, rendue au nom du peuple français, a frappé d’une peine infamante un ancien président de la République sans tenir le moindre compte de l’échec de l’instruction et du vide du dossier. Sans tenir le moindre compte des conséquences humaines, personnelles et politiques d’une condamnation qui ne prouve nullement que la justice est dure aux puissants, plutôt qu’aux misérables, mais bien qu’elle est dure aux anciens puissants, impitoyable à ceux qui ne sont pas du bon côté de la manche et indulgente ou aveugle aux fautes, aux délits voire aux violations éhontées de la loi lorsque les unes et les autres sont commis par des amis.

Si l’on admet que de simples présomptions légitiment la condamnation de Nicolas Sarkozy et de ses acolytes, les mêmes accusations, mais prouvées, justifieraient – auraient justifié, en leur temps – la disqualification d’un François Mitterrand, dont la campagne était financée par le système Urba, d’un Jacques Chirac, dont les caisses étaient alimentées par des ponctions sur les marchés de la ville de Paris, d’un Édouard Balladur, bénéficiaire des largesses clandestines du Parti républicain, tous sauvés par le dévouement d’un Glavany, d’un Emmanuelli, d’un Juppé, d’un Léotard qui sacrifièrent leur carrière personnelle à la victoire de leur cause.

Les magistrats d’aujourd’hui sont-ils plus courageux que ceux d’hier ? Plus impartiaux ? Plus honnêtes, intellectuellement et moralement ? Non. Ils sont syndiqués. Leur force est faite de l’affaiblissement des autres pouvoirs. Ignorent-ils, aujourd’hui plus qu’hier, que leurs verdicts, dans des affaires politiques, ont des explications, des implications et des conséquences politiques, et que leur autorité ne cesse d’empiéter sur le terrain de l’exécutif, du législatif… et des électeurs ? Pouvaient-ils ignorer qu’en condamnant avec autant de célérité que de sévérité François Fillon pour des coquecigrues signées Arnys, ils lui barraient la route de l’Élysée ? Qu’il en sera de même s’ils interdisent aux Français d’élire à la magistrature suprême la candidate de leur choix ? Qu’ils s’arrogent un pouvoir qu’aucun texte ne leur reconnaît, et que l’exécution dite provisoire de certaines peines capitales est de fait une mise à mort ? Qu’ils sont censés ne pas juger au nom de la gauche mais au nom de la loi ? Comment expliquer autrement que par des considérations extra-judiciaires l’indulgence dont a bénéficié François Bayrou dans l’affaire des attachés parlementaires du MoDem, la décapitation symbolique du premier parti de France, dans une cause analogue et l’absence, à ce jour, de toute suite judiciaire dans l’affaire des attachés parlementaires de la Mélenchonie ? Qu’advient-il de l’État de droit, quand le châtiment n’est pas proportionné au crime mais modulé selon la tête du client ?

Aujourd’hui, c’est Nicolas qui paie. Au-delà de son cas et de sa personne, qui n’est pas près de sortir des griffes des grippeminauds syndiqués, c’est la démocratie qui trinque.

Picture of Dominique Jamet
Dominique Jamet
Journaliste et écrivain Président de l'UNC (Union nationale Citoyenne)

Vos commentaires

83 commentaires

    • Ce qui est inquietant c’est l’utilisation de l’expression  » pas de preuves »… la même que lors de l’election de Biden en 2020..Mais nous sommes pas aux etats Unis,notre droit s’applique selon le régime de  » l’intime conviction » (on l’a bien vu dans l’affaire Jubilar) et pas seulement en fonction de  » preuves « 

  1. « Qu’advient-il de l’État de droit, quand le châtiment n’est pas proportionné au crime mais modulé selon la tête du client ? » . Les représentants de la Justice s’en défendent mais c’est une bien triste réalité. Puissant ou pas, du plus capé au plus humble, la Justice, sournoise, reste à l’affût de tout dérèglement du sujet entre ses griffes, qu’il soit financier ou de la plus grande banalité. Exemple, un coq s’exprimant trop matinalement. Ainsi, suite à un banal signalement, l’instruction menée s’interroge sur votre pouvoir d’achat, sur votre patrimoine, des questions sans aucun rapport avec l’affaire traitée. Elle s’inquiète en quelque sorte de votre solvabilité, dans leur tête, déjà condamné avant jugement. A quel montant peut-on fixer le dédommagement ?

  2. L’état de droit en France va tout de travers. L’état de devoir lui est mis sous le tapis avec la poussière. Staline aussi prônait pour L’état de droit.

    • Il y a bien longtemps qu’il n’y a plus  » d’etat de droit » en France…Seul celui de la racaille domine..

  3. Le rédacteur faisant référence à l’affaire FILLON , je m’étonne qu’il ne relève pas (lui , mais plus généralement la presse ) la contradiction avec le temps interminable laissé avant l  » éventuel  » procès ( toujours pas programmé d’ailleurs …et pas certain ) des comptes de campagne de JL Melenchon …….en 2017 . Cette « lenteur  » ayant permis sa nouvelle candidature en 2022 ( et probablement en 2027 ) et l’élection de Chikirou ( mise en examen en 2024 ) comme députée . C’est assez facile de ne pas être condamné ou inéligible quand on ne s’empresse pas de vous juger !

  4. Méfions nous des gens qui prêtent serment : des juges qui peuvent vous condamner sans preuve et des médecins qui peuvent vous tuer alors qu’ils devraient vous soigner.

  5. J’ai du mal à à croire qu’un futur président français se soit abaissé en demandant du pognon à Kadhafi. Cette affaire est, d’ailleurs, tellement bien instruite qu’on ne sait toujours pas s’il s’agit de 5 ou de 50 millions. Cet argent n’a pas été déposé sur les comptes du parti et aucun fournisseur n’a été payé en espèces. Donc s’il y a eu des versements, cet argent (5 millions, cela représenté combien de valises cabine ?) ne peut se trouver que sur des comptes cachés des « associateurs » aux Iles Caïman ? Il y a deux périodes dans la vie de Kadhafi : le terroriste et le chef d’état, cela ne veut pas dire un démocrate, revenu à d’autres sentiments pour rentrer dans le concert des nations. Le monde avait besoin de la Libye et la Lybie avait besoin du monde. C’est la realpolitik. Dix ans après l’attentat de l’avion, tous les pays avaient repris des relations diplomatiques avec la Libye redevenue « fréquentable ». Si la Libye avait donné cet argent à la clique Sarkozy, je pense que Kadhafi aurait conservé des preuves pour le faire chanter le cas échéant. Ce qu’il n’a pas fait lorsque la France, sous la présidence Sarkozy, a fait la guerre à la Lybie. Non seulement il n’y a pas de preuve mais de surcroit Kadhafi n’a rien dit alors qu’il aurait pu, éventuellement en mentant, parler de cet argent pour créer un séisme en France en faisant sauter Sarkozy. Il ne l’a pas fait et pourtant ce n’était pas un sentimental et tendre. Cette justice me fait très peur et je fais gaffe pour ne pas tomber entre ses griffes.

  6. Ne pas englober tout le système judiciaire dans ces accents de dérives autoritaires de certains Magistrats attachés à une certaine idéologie… Le fameux « mur-des-cons » en a été le reflet sur papiers et photos affichés. Le cap franchi, le couperet tombe depuis la création du Parquet National Financier en décembre 2013, avec extension de compétences du 31 janvier 2014 par une circulaire Ministérielle.

  7. Et avec le ramdam showbiz de la famille et des afficionados, pas étonnant que cet ancien mauvais président soit attendu dans la cour des miracles pénitentiaires.
    Un peu de dignité et de discrétion eut été préférable mais bon, cela pourrait marcher qu’il se représente en 2027. Ils n’ont peur de rien ces gens là.

  8. Ce jeu de massacre anti patriotique cessera lorsque le peuple français sera au bord de la submersion,( il est minuit moins cinq) et enfin maté acceptera le gauleiter que lui enverra l’UERSS.

  9. Pouvoir législatif , pouvoir exécutif , autorité judiciaire d’après la Constitution de 1958 ; autorité législative , autorité exécutive et pouvoir judiciaire , suite à un coup d’Etat judiciaire en trois épisodes pour l’instant , Fillion , Le Pen , Sarkozy , la suite attendue avant la présidentielle .

    • Et, bien que de droite, j’irai jusqu’à citer Stauss-Kahn qui préféré des songages a été proprement eliminé de la course à l’Elysee. Car j’ai beaucoup de mal à croire qu’un monsieur de 65 ans se soit jeté tel un adolescent boutonneux sur une femme qui n’avait rien d’un mannequin (euphémisme), alors que, dans l’heure qui suivait, il devait dejeuner avec sa fille et prendre un avion pour Paris… Il est sur et certain qu’élu il n’aurait jamais fait les bourdes de Hollande et n’aurait souscrit aux exigences de financiers internationaux. Il fallait l’eliminer car, socialiste à l’ancienne, il aurait eu, je crois, un peu plus de souci de la France que n’en ont eu Hollande et Macron… l’un par incompétence, l’autre par arrivisme.

  10. Bonjour Monsieur Jamet,
    J’ai lu avec attention votre intéressant édito. Admettons que Sarkozy soit innocent des faits qui lui sont reprochés sur le financement de sa campagne 2007 par la Libye principalement via Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et organisateur de l’attentat terroriste de 1989 contre le DC10 d’UTA qui a provoqué la mort de 170 victimes dont 54 innocents français. En 1999, la cour d’assises spéciale de Paris a condamné Senoussi pour ce crime à la réclusion criminelle à perpétuité par contumace avec mandat d’arrêt international.
    La procédure d’extradition passe le double canal des chancelleries des ministères de la justice et des affaires étrangères. Or, ma question est de savoir pourquoi lors de son quinquennat 2007-2012, Sarkozy n’a-t-il jamais réclamé par la voie diplomatique l’extradition vers la France de Senoussi condamné pour cet acte de terrorisme et qui, une fois conduit dans notre pays, aurait été interrogé par la justice pour infirmer ou confirmer le financement libyen de la campagne électorale 2007 de l’ancien président ?
    Je serais intéressé qu’on m’explique la raison de cette non-exécution par l’Etat français du mandat d’arrêt international visant le condamné Senoussi, chef des services de renseignement militaire ?

    • Je m’interroge de la même façon sur le comportement du président actuel avec l’Algérie, ne se pourrait il pas que l’aide au développement ait servi à la campagne de 2017? Point de preuves il y aura mais juges de gauche il y a

    • Tout simplement parceque la lybie,comme pas mal d’autres etats a travers le monde ,n’extrade pas ses ressortissants

      • Comme vous écrivez en totale méconnaissance de la situation et du dossier, je vous indique que le chef des services secrets libyens Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et condamné en 1999 à la perpétuité par contumace par la Cour d’assises spéciale de Paris pour l’attentat contre le DC10 d’UTA et visé par un mandat d’arrêt international français, a été arrêté le 17 mars 2012, NON PAS en Libye mais à NOUAKCHOTT (MAURITANIE) en provenance de Casablanca (Maroc) où il s’était réfugié suite au soulèvement de 2011 (Printemps libyen).
        Le procureur général de la Cour d’appel de Paris a effectivement adressé une demande d’extradition au gouvernement MAURITANIEN par la voie diplomatique via notre Quai d’Orsay, mais le pouvoir exécutif (Sarkozy) a freiné des deux pieds, et n’a vu aucun inconvénient à ce que Senoussi soit remis aux autorités libyennes du Conseil National de Transition (CNT). Tâchez de mieux vous renseigner la prochaine fois que vous me répondrez.

    • « Je serais intéressé qu’on m’explique la raison de cette non-exécution par l’Etat français » Cette raison a un nom, c’est la raison d’état. Bonne ou mauvaise, elle reste la prérogative du pouvoir exécutif. Il est très possible qu’en l’espèce ce soit une raison discutable voire mauvaise. Mais deux choses sont certaines : Ni vous ni moi n’avons les informations pour en juger. Et la justice qui s’y intromet se rend coupable d’un coup d’état.

  11. Je suis comme beaucoup, un déçu du quinquennat Sarkozy, mais la sanction qui lui est infligée m’attriste réellement. Cependant, contrairement à l’objectif poursuivit par les juges qu’une large majorité perçoivent telle une vengeance, il se pourrait bien que cet épisode ne les desservent fortement. NS va sortir presque en héros de cet emprisonnement, avec à la clé un livre proche du best seller au succès commercial prévisible, tandis que les magistrats auteurs du jugement risque de porter leur sentence comme une croix. En outre il y a fort à parier que le législateur, s’étant rendu compte de la menace, va au plus vite essayer de mettre les juges au pas de la République.

    •  » il va sortir en heros » ..oui aupres de ceux qui le vénèrent..nous les autres ce n’est pas ses déboires judiciaires qui vont nous le rendre plus sympathique…

      • La question n’est pas de le vénérer mais de constater qu’il a été condamné sans preuves par des petits juges revanchards, qu’il a été déferré sans délai alors qu’il ne représentait aucun danger, ni risque de fuite. C’est ce 2 poids 2 mesures qui interpelle

    • Qui aurait pensé, il y a quinze ans, que les « petits pois » de Sarkozy le mettraient un jour en prison ? Comment ne pas imaginer que, dans quinze ans, ces magistrats se voient demander des comptes sur ce déni de Justice et se retrouvent dans la même situation que Sarko aujourd’hui ?
      Quand on s’élève dans la société, par l’argent ou la puissance, il faut toujours être gentil avec ceux qu’on depasse, car on les retrouvera à la même place le jour on on redescendra… Sarko aurait dû y penser… Mais les juges devraient y réfléchir… la réflexion de Mitterrand trotte dans la tête de plus en plus de Français : « Méfiez-vous des juges, ils ont tué la Monarchie, il tueront la République »… Ils commencent à faire peur.

  12. Louis Charles de France est décédé à l’âge de 10 ans dans les geôles républicaines alors n’en déplaise au groupie de Sarkozy qui lui a trahi les français.

  13. « pour avoir sollicité et obtenu le financement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007″ Vous ne devriez pas l’écrire comme ça ! Vous auriez du dire  » comparaissait devant une chambre correctionnelle, SOUS L’ACCUSATION d’ avoir sollicité et obtenu le financement de sa candidature. Accusation dont les chefs seront au demeurant abandonnés. »
    Par ailleurs la relation que vous faites des interventions (et ne rions pas sans aucune justification officielle) de Brice Hortefeux et de Claude Guéant est aussi tendancieuse que celles des juges. Vous vous mêlez, comme eux, de juger la politique étrangère de la France et d’apprécier la raison d’Etat quand celui ci doit traiter avec les grands philanthropes et bienfaiteurs de ce monde.
    Au fait, avez vous vu le film BAC Nord ?

    • Non, pas d’accord, c’est l’auteur Dominique Jamet qui a raison et vous qui avez tort. En rappelant que Sarkozy a été renvoyé devant la 32° chambre correctionnelle « pour avoir sollicité et obtenu le financement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 », l’auteur de l’édito s’exprime en conformité avec l’ordonnance de renvoi des juges d’instruction et du réquisitoire définitif du Parquet national financier. Pour cela, il vous suffit de vous pencher sur les 380 pages du jugement de 1ère instance de septembre 2025.
      Votre façon de donner la leçon à Jamet en voulant qu’il dise que l’ex-président comparaissait « SOUS L’ACCUSATION d’avoir sollicité et obtenu la leçon, etc.. (SIC) » dénote que vous n’êtes pas du tout familier du droit pénal. Au total, on ne s’improvise pas juriste… sauf un du dimanche.

      • En attendant, que vous le vouliez ou non, l’accusation est bel et bien tombée faute de preuves, malgré 12 ans d’enquêtes à charge. Il a donc bien été renvoyé non pas « pour avoir » mais « sous l’accusation d’avoir » (accusation ne vaut pas réalité) et le procès à bien montré « qu’il n’avait pas »… Car la loi est la loi et, sans preuves, dans une justice normale, on est consideré comme innocent. Les juges en sont tellement conscients qu’il ont assorti leur sentence d’une exécution provisoire pour être certains qu’il aille en prison tellement il sont peu sûrs que leur jugement tienne en appel. Après, il y a toujours ceux qui ne l’aiment pas et qui, malgré tout, décident qu’il FAUT qu’il soit coupable et condamné. Mais ça ce n’est plus de la Justice. Il n’est pas besoin d’être le juriste dont vous gargarisez pour constater des faits, même le dimanche.

      • Vous ne connaissez rien de la procédure judiciaire et en plus vous ne savez pas lire ! « pour avoir sollicité et obtenu le financement de sa candidature à l’élection présidentielle de 2007 » ça c’est LA MOTIVATION de l’ORDONNANCE DE RENVOI ; C’EST UNE accusation; point barre; Et ces chefs d’accusation ne seront ni prouvés ni retenus ! DONC on ne peut parler de cette accusation comme d’une culpabilité ! Ce que laisse penser la rédaction de Jamet.

      • Vous nous expliquerez enfin comment Sarkozy A SOLLICITE ET OBTENU. Alors qu’il n’a pas été retenu qu’il avait sollicité et qu’il est démontre qu’il n’a rien obtenu. Une accusation. Qui n’a pas tenu. Basta.

    • Réponse à François47
      Vous plaisantez ? Primo, je rectifie Tureverbere en lui rappelant le libellé de l’ordonnance de renvoi et le réquisitoire de renvoi du PNF en l’invitant à lire le verdict du 25/09/2025, ce qui lui permet de répondre en connaissance de cause. Cela vaut aussi pour vous qui écrivez sans savoir. Secundo, Sarkozy a été condamné pour association de malfaiteurs.
      Secundo, cette infraction est autonome des autres délits dont il a été relevé, et qui est punissable même si le pacte corruptif n’a pas fonctionné, les actes préparatoires suffisant pour caractériser le délit puni de 10 ans de prison. De même que le lecteur ci-dessus à qui je réponds, votre commentaire montre que vous ne connaissez rien au droit pénal.

  14. Tout ceci est intéressant car même Sarkozy a prouvé qu’il n’était pas parfait, mais avec du recul, on peut se demander si un juge en 2025 n’oublie pas trop souvent sa prestation de serment, ce qui me semble grave!
    Plus grave encore quand on prétend à l’indépendance, il convient d’être exemplaire, une chose bafouée dès lors qu’un militant antisarkozyste est désigné pour l’affaire Fillon, puis à nouveau pour l’affaire Sarkozy, c’est prendre le citoyen pour plus idiot qu’il n’est.
    Quoiqu’on pense de Nicolas, la justice sort en lambeaux de cette conduite acharnée, extrémiste et inquisitrice!
    Enfin, on apprend tout petit sans être juge que sans preuve, c’est du pipi de chat, mais pas pour tout le monde, non?
    Le militantisme n’a rien à voir avec ce serment: “Je jure de remplir mes fonctions avec indépendance, impartialité et humanité, de me comporter en tout comme un magistrat digne, intègre et loyal »

    • les prestations de serment !!!!! les juges…les avocats…les médecins etc……
      c’est la pratique professionnelle telle qu’on voudrait qu’elle soit mais pas celle qu’elle est….
      ça vous rappelle rien ?
      leurs serments n’est jamais respecté..
      et comme les mêmes sont soumis à des ‘juridictions » qui ne sont que leurs pairs, condamner les uns, ils se condamneraient eux mêmes…donc il n’y a jamais de condamnations, ils se couvrent entre eux

    • C’est bien parce que les juges qui l’ont collé au mur des cons ou qui défilaient en 2011 CONTRE lui, savent la faiblesse des bases sur lesquelles repose leur verdict qu’il l’ont assorti d’une exécution provisoire, pour être sûrs que leur petite vengeance de bas étage sera réalisée : « on lui aura quand même fait faire de la prison »… La justice ne sort pas grandie de cette affaire qui n’est qu’un règlement de compte et n’a rien à voir avec le droit dont, aujourd’hui, ils se sentent affranchis. Dans l’affaire et si on en juge par les réactions de beaucoup de Francais et meme de ceux qui l’ont combattu, il n’ont pas réussi à l’abattre, il l’ont fait grandir dans l’esprit des gens. C’est eux qui se sont abaissé.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Pour la gauche, certains viols dérangent car ce ne sont pas les bons violeurs

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois