Sommet Macron-Merz à Toulon : les Allemands sont de retour dans la rade
Un fond de mistral a ramené le soleil et la fraîcheur sur la mer. Les derniers touristes ont plié bagage, le petit train qui les conduisait jusqu’aux plages est rentré au garage. Il reviendra pour les vacances d’automne. Les bâtiments de guerre veillent à l’entrée du port que s’apprêtent à quitter les ferries, direction la Corse ou les Baléares.
Un sommet pour quoi faire ?
Si rien, absolument rien, ne signale qu’ici se tient le 26e Conseil des ministres franco-allemand (Emmanuel Macron, Friedrich Merz et vingt de leurs ministres), c’est parce qu’ils ne sont pas à « la préfecture maritime », comme l’ont écrit les rares titres qui ont annoncé ce non-événement. Ils sont bien à l’écart des gueux, dans la somptueuse Résidence du cap Brun, sur la corniche qui surplombe la mer. La République en faillite a les moyens pour cela.
Très heureux d’accueillir le Chancelier Friedrich Merz au Fort de Brégançon.
Avant de reprendre le travail et d’approfondir la relation entre nos pays et faire avancer ensemble l’Europe, la vue ! pic.twitter.com/MYkK4tlX7d
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) August 28, 2025
Pour la presse, Emmanuel Macron est encore en Moldavie, parti donner des consignes de vote. Est-ce à dire que ce « Conseil » franco-allemand n’a aucun intérêt ? Sans doute.
L’Élysée a communiqué sur la forme : Toulon s'est imposé car « la tradition veut que ces Conseils des ministres franco-allemands se tiennent loin des capitales. L'an passé, nous étions au château de Meseberg [en Allemagne, NDLR]. L'idée, aussi, du président de la République était de pouvoir recevoir le chancelier allemand à Brégançon dès le jeudi soir pour un dîner de travail et une discussion en tête-à-tête. » Helmut Kohl y fut reçu en 1985, invité par son grand ami Mitterrand, et « Mutti » Merkel en 2020. Depuis, Emmanuel Macron a fait creuser une piscine sur le rocher. Il faut entretenir l’amitié, car « l’intimité franco-allemande est un fait majeur de notre politique étrangère ». Et puis la vue est grandiose et le cap Brun à un court vol d’hélicoptère.
Sea, sun et langue de bois
Pour le fond, en revanche, on n’a guère de détails. Globalement, il s’agirait de « faire converger nos approches ». Après avoir envoyé Mme von der Leyen s’aplatir à Washington, il faut maintenant se concentrer sur l’efficacité et la compétitivité de l’Europe : « Nous avons à agir ensemble pour que, à Bruxelles, nous disposions de tous les outils, notamment budgétaires, permettant d’assurer la souveraineté de l’Europe et lui donner la puissance. »
Si, déjà, on pouvait commencer par les assurer à la France, on serait content, mais ça n’en prend pas le chemin. En effet, comment tirer des plans sur la comète allemande quand le Premier ministre Bayrou sonne le tocsin ? Les ministres réunis au cap Brun doivent, paraît-il, définir une stratégie assurant notre compétitivité dans ces domaines cruciaux que sont le commerce, l’énergie, le numérique, l’IA et même l’espace.
Mieux, encore : il y a au menu de l’après-midi une réunion spéciale entre les ministres des Armées et les ministres des Affaires étrangères sur les questions d’immigration, de défense et de sécurité. En outre, « compte tenu de notre ambition militaire à l'heure de périls toujours importants, le couple franco-allemand doit aussi prendre en compte la dimension méditerranéenne de l'Europe », écrit l’Élysée. Que faut-il comprendre ? C’est quoi, au juste, notre ambition militaire : l'entrée en guerre contre la Russie, l’achat de matériel militaire à la France plutôt qu’aux États-Unis ? Et que peut-on discuter, alors que nos forces armées sont à l’os ? On rappellera - un exemple trivial, sans doute - les agents de la CRS8, de retour de mission à Calais, obligés de dormir à même le sol. Ou, comme l’écrit Le Point en évoquant le rapport remis au Sénat le 2 juillet dernier, l’état calamiteux de nos unités d’élite (RAID et GIGN) qui n’ont même plus de cartouches pour s’entraîner !
Un hasard du calendrier ?
Enfin - et l’on nous dira sûrement que c’est un détail -, on s’interroge sur le choix de la date de ce sommet. Certes, il ne se tient pas dans l’austère bâtiment de la préfecture maritime construit en 1956, à l’entrée de l’arsenal, par l'architecte Noël Lemaresquier. C’est peut-être parce que le passage des Allemands n’a pas laissé que de bons souvenirs dans la rade…
Entre le sabordage de notre flotte pour échapper aux mains ennemies et les bombardements massifs des alliés qui ont détruit la ville, les séquelles furent plus que lourdes. Alors, curieusement, on pensait – vu la date choisie – que le Président venait à Toulon fêter la Libération et commémorer la bataille de Provence qui fit près de 10.000 morts, entre le 20 et le 26 août 1944. Coïncidence, sans doute, il y vient le 27 « faire converger nos approches » avec les Allemands. S’en émouvoir est assurément un défaut de l’âge, voire un vieux tic de « boomer »…
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60 commentaires
On dirait qu’il vient de découvrir la mer, à défaut d’avoir découvert l’eau tiède. Personne ne doit l’aimer, même dans son entourage proche pour ne pas lui faire comprendre à quel point il est pathétique.
« Les ministres réunis au cap Brun doivent, paraît-il, définir une stratégie assurant notre compétitivité dans ces domaines cruciaux que sont le commerce, l’énergie, … ». En fait d’intimité franco-allemande sur l’énergie, l’Allemagne a tout fait pour saboter la compétitivité d’EDF, aidée en cela par nos gouvernants depuis Jospin, en imposant à l’Europe son modèle désastreux « Energiewende » basé sur l’abandon du nucléaire et de développement massif de l’éolien.
Comme dans la piece d’Ionesco, » le Roi se meurt « , les carottes sont cuites pour Macron. L’enfant montre à grands frais les joujoux de la République, Versailles, Bregancon, dont il n’est pas à la hauteur. Mais le monde le voit tel qu’il est : un paon se pavanant. Un Mozart sans flûte enchantée, jouant de la grosse caisse qu’il a trouée. Il ne comprend pas que le concert est fini.
Le « sommet » Macron-Merz, c’est surtout la rencontre d’un avien de Rotschild et d’un ancien de Black Rock! C’est la rencontre entre le fossoyeur de la France et celui qui va être la fossoyeur de l’Allemagne! Ce « sommet » réuni celui qui a fait explosé la dette française pour la porter à plus de 3 400 milliards (en attendant pire) et celui et celui qui va endetter l’Allemagne de plus de 1 000 milliards d’euros supplémentaires d’ici 2029… L’orthodoxie budgétaire allemande est finie…
Les allemands de retour ? Mais la 3eme guerre mondiale a commencé avec la destruction du mur(de berlin) Guerre économique et qui sait bientôt le bruit des bottes.
Il est temps que Napoléon revienne ! On fêtera sa première Victoire !
Et combien ça coute, tout ça ?…
Quand est-ce que la France arrêtera de cirer les pompes à l’Allemagne ? Ce pays a contribué grandement à nous pénaliser afin que nous ne bénéficions plus des avantages de notre énergie nucléaire et la conséquence a été presque un doublement du prix de l’électricité et l’odieuse Van Der Layen qui agit sournoisement en faveur des allemands en nous imposant le Mercosur au détriment de notre agriculture et élevage notamment,pour vendre leurs voitures aux pays d’Amérique du Sud,et nous encore on amène le cirage et l’apéro. Ils nous ont fait deux guerres mondiales ( j’oublie celle de 1870 ) et ils nous en font encore une économique et encore on collabore ? Décidément,c’est une manie.
Encore une provocation du lumineux freluquet..juste au moment de commémorer le débarquement de provence il fait redebarquer les schpountz..certes une partie de la flotte s’est soumise comme lui et s’est sabordee,mais plusieurs autres unités se sont échappées ,réfugiées au etats Unis et au Canada pour revenir au débarquement de Normandie via la grande Bretagne..
SI vous croyez que la date a été tout à fait « fortuite », vous vous trompez ! …
Cette date est une énième façon de cracher sur la FRANCE et les résistants ! …
rencontre avec l’allemand pour la défense, bah l’allemand achètera le matériel à trump et c’est nos soldats qui seront au front, pas les soldats allemands ils n’en ont pas ou si peu, encore un accord faisandé.
Il nous aura tout fait, il nous aura même vendu au successeur de Bismarck !
Quand je vois Macron j’ai envie de lui dire Merz… ;)
Cela fait maintenant 8 ans que Choupinet 1er est en rade… ;)
Après que Von der Layen ait bradé les intérêts de la France pour vendre les voitures teutonnes, le guignol de l’Elysée invite le successeur de Bismark a profiter de la vue sur la Méditerranée.
Un comble, non ? les teutons sont nos ennemis héréditaires,au même titre que les Anglais, tous anglo-saxons. Quand va-ton quitter cette union européenne qui nous ruine ?
« État calamiteux de nos unités d’élite (Raid et GIGN) qui n’ont même plus de cartouches pour s’entraîner ! »
L’armée française à l’os.
Ça évoque un fait de guerre héroïque, mais inutile et vain, la cavalerie polonaise chargeant sabre au clair les tanks allemands en 1939. Espérons que nos unités d’élites ne seront pas sacrifiées inutilement en Ukraine contre les super missiles russes.
Oui moi aussi j’espère et j’espère même que l’on ne les envoient pas, parce qu’après eux ce sera la mobilisation général un président qui reste au pouvoir et ce sont nos enfants et petits enfants qui partirons au front.
Lequel de ces deux chefs de guerre partira au front le premier ? Ou se contenteront-ils de ruiner leurs deux pays pour perdre la guerre en Ukraine ?