Selon Jean-Pascal Zadi, les Blancs n’ont « pas de frein pour avoir un travail »

Le réalisateur du Grand Déplacement, largement subventionné, a déclaré que « le racisme anti-Blanc est une hérésie ».
Capture d'écran X.
Capture d'écran X.

En pleine tournée promotionnelle pour son dernier film, Le Grand Déplacement, Jean-Pascal Zadi a trouvé le moyen de faire parler de lui... mais pas forcément pour les raisons qu’il aurait espérées. Invité, ce vendredi 27 juin, sur France Info, l’acteur et réalisateur a déclaré ne pas croire au racisme anti-Blanc, le qualifiant même d’« hérésie ».

« Il faut faire la différence entre le racisme, qui est un concept sociétal à prendre en globalité, et des hostilités », a-t-il expliqué. Sa grille de lecture ne laisse guère de place à la nuance puisque, pour lui, dans la société occidentale, si vous êtes noir, arabe ou asiatique, « votre quotidien est chamboulé ».

Une bienveillance institutionnelle

Le discours de l’acteur de 45 ans détonne d’autant plus que Jean-Pascal Zadi ne semble pas avoir été freiné dans ses projets artistiques par ce fameux « racisme systémique » qu’il dénonce. Sorti en salle ce mercredi 25 juin, Le Grand Déplacement a bénéficié d’un budget de 17 millions d’euros. Une somme confortable, dont 630.000 euros ont été financés par la région Île-de-France. D’autres organismes publics ont mis la main à la poche, parmi lesquels le CNC ou encore France 2 Cinéma.

Il faut dire que le film coche toutes les cases du moment : satire sociétale sur le racisme, message humaniste, renversement symbolique Nord-Sud sur fond de parodie de ce que tous les médias ont défini de théorie du complot mortifère. Le synopsis ? Dans un futur proche, l’Afrique s’organise pour sauver le monde. L’Union africaine monte une expédition spatiale – la « Black Star Light » – pour explorer la planète Nardal et y évaluer la possibilité d’un exil massif du continent face à une planète devenue hostile. L’équipage est intégralement africain. Si l’histoire promettait une comédie qui se pouvait originale, elle s’est visiblement perdue en route.

Une comédie qui ne fait pas rire

Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé. Depuis sa sortie, Le Grand Déplacement a enregistré 7.984 entrées en salle. Un score qui sonne comme un revers, surtout au regard des moyens engagés. La critique n’est guère plus tendre, puisque sur AlloCiné, le film plafonne à deux étoiles, aussi bien côté spectateurs que critiques de presse. « Un démarrage mitigé », juge pudiquement le journal Les Inrockuptibles...

En même temps, le déséquilibre entre humour mal maîtrisé et leçon de morale commence à ne plus faire bon ménage. Là où la comédie aurait pu trouver sa place, c’est le message idéologique qui prend le dessus. La formule avait pourtant fonctionné, en 2020, avec Tout simplement noir. Mais cette fois, la mécanique s’essouffle. À force de vouloir forcer le trait, le film finit par tomber dans la caricature, y compris de lui-même.

Quand le message prime sur le réel

Dans cette même interview accordée à France Info, ce vendredi 27 juin, Jean-Pascal Zadi déclarait : « Un Blanc, dans la société, je ne pense pas qu’il ait de frein pour avoir un appartement, rentrer en boîte de nuit ou avoir un travail. » Et d’ajouter, plein d’assurance, qu’il « peut rencontrer de l’hostilité qui est inhérente à l’être humain, il peut même être agressé parce qu’il est blanc, mais c’est de l’hostilité. Le racisme est un système. »

Reste cette certitude chez Jean-Pascal Zadi : dans le monde qu’il décrit, l’Occident est coupable, les Blancs sont dominants et toute contradiction relève du déni. Il lui suffirait, pourtant, d’ouvrir les yeux sur la réalité française : des agressions visant des Blancs parce qu’ils le sont, des discriminations subies par des jeunes dans certains quartiers, un climat de tension où la simple appartenance ethnique devient un facteur de mise à l’écart. Il n’en fait rien. Et il n’est pas le seul.

Le contraste entre le rejet affirmé du racisme anti-Blanc et la mansuétude des institutions à l’égard de ses projets montre surtout que si l’idéologie peut faire décrocher des financements à tire-larigot, elle ne leur garantira pas le succès.

Vos commentaires

66 commentaires

  1. En fait, c’est toujours la même chose, la même rengaine, les blancs sont intrinsèquement racistes, les noirs et les arabes les victimes. Il faudrait que toutes ces victimes viennent expliquer pourquoi ils veulent tous venir en Europe et en particulier en France puisqu’il apparaît que les français sont les pires racistes que la terre ait porté.

  2. …et en Angleterre ce sont des jeunes filles africaines qui ont faits les frais des excès sexuels des gangs pakistanais ? Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut rien voir. Idéologie quand tu nous tiens.

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