Scandale de l’abattage des cheptels : après les vaches, les poules…
Depuis le 7 août dernier, un contrôle sanitaire de la direction départementale de la protection des populations est à l’origine d’un véritable drame. En cause : une poussière de salmonelle retrouvée sur le mur d’un bâtiment de l’exploitation de Magalie et Maxime Chaffangeon, éleveurs de poules bio à Saint-Martin-la-Sauveté, dans la Loire.
Un couple d’éleveurs dans la Loire doit faire abattre 8 250 poules après qu’une bactérie de salmonelle a été retrouvée dans une poussière prélevée sur le mur d’un bâtiment.
«Pour une poussière, 8 250 poules saines sont sacrifiées»
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— Le Parisien (@le_Parisien) August 24, 2025
Ces derniers se sont vu intimer l’ordre d’abattre la totalité de leur élevage, soit au total 8.250 poules, dont 2.000 réformées, trop âgées pour suivre le rythme de ponte d’un élevage professionnel, et qui devaient être revendues à bas prix et finir tranquillement leur vie chez des particuliers. Malgré un coût d’environ 30.000 euros, ce couple d’éleveurs annonçait vouloir réinvestir pour remplacer son cheptel et assurer ainsi la continuité de son activité, mais les choses se sont alors compliquées, aucun abattoir ne pouvant prendre en charge l’abattage de leurs poules dans la région.
Le monde paysan ébranlé
L’affaire s’est rapidement ébruitée et n’a pas manqué de faire réagir un monde paysan déjà fortement ébranlé par les abattages forcés de vaches de ces derniers mois, notamment en Savoie et, plus récemment, dans l’Ain. La Coordination rurale est montée au créneau pour soutenir et défendre les Chaffangeon et Alain Pioteyry, président de la CR 42, s’est confié à BV sur le développement dramatique de cette affaire. « On impose d'abattre ces poules, sauf qu'il n'y a pas d'abattoir disponible ici, il n'y a rien, explique-t-il, il faut donc que les éleveurs attendent, et en attendant, il faut nourrir les poules. Or, c'est un coût qu’ils ne peuvent financièrement pas supporter. » Un « détail » qui pourrait donc bien empêcher ces derniers de réinvestir et les mener à la faillite.
Il faut tout de même rappeler que tout est parti d’une simple poussière contenant de la salmonelle, comme on en trouve un peu partout. Vaccinées, les poules de l’exploitation sont en bonne santé et les œufs n’ont pas été contaminés. Les Chaffangeon ont donc demandé une contre-expertise, en vain. « Les autorités ont refusé et ne veulent rien savoir, constate Alain Pioteyry. Qu’importe pour elles que l’élevage et les œufs soient sains. Il y a de la salmonelle sur un mur, donc il n’y a pas lieu d’autoriser une contre-expertise, même aux frais de l’éleveur... Il faut tout abattre ! »
L’incompréhension gagne toute la profession. « La loi française va bien au-delà des normes européennes. On est en train de détruire nos élevages, et sans raison valable. Cela devient catastrophique », s’insurge Alain Pioteyry, pour qui « personne ne comprend ce qui se passe. D’autant plus qu’une fois abattues, ces poules seront vendues pour terminer dans des plats préparés, et leurs œufs partiront en casserie ».
Destruction des exploitations et concurrence déloyale
Dans son communiqué, le président de la Coordination rurale 42 rappelle, par ailleurs, que « l’éleveur français n’a plus le droit de vendre sa production pour une poussière, mais qu’en est-il des poulets et des œufs importés de l’autre bout du monde ? Quelles détections des salmonelles sont effectuées dans ces pays ? » Ici comme sur bien d’autres sujets, nos paysans sont confrontés à des différences de législations qui font d’eux les victimes systématiques d’une concurrence déloyale. Mais à l’arrivée, conclut le communiqué, ce sont les Français qui pâtissent de ces aberrations normatives : « Que mangera-t-on, demain, quand on aura vidé nos campagnes des agriculteurs ? Du poulet bourré d’antibiotiques ayant traversé les océans ? Des œufs de poules élevées en cage dans des conditions indignes ? »
Étrangement, sur ces questions, nous ne recevons jamais le moindre communiqué de la part des défenseurs des animaux et des organisations et partis écologistes…
En attendant, Magalie et Maxime Chaffangeon vivent un double drame, à la fois financier et humain.
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97 commentaires
et les poules de braun pivet, en cherchant bien…..on trouverait ?
Éleveur de poulets j’ai moi aussi été contrôlé positif aux salmonelles il y a quelques années. Le laboratoire m’a indiqué que la concentration était très importante. Étonné j’ai demandé si une erreur était possible (échantillon échangé par exemple avec un autre éleveur), le labo m’a répondu qu’ils ne se trompaient jamais…une telle certitude ne m’a pas convaincu !!
Dans la foulée le branle-bas de combat administratif s’est mis en place. Tout mouvement d’animaux a été interdit sur ma ferme. Au bout d’une semaine j’ai obtenu un laissez-passer sanitaire pour les abattre afin de les commercialiser. Une fois abattus j’ai eu l’obligation de faire des analyses salmonelles pour pouvoir les vendre (ce que je ne conteste pas, il y avait un doute, il fallait être sûr que mes poulets soient consommables). Il y a eu six abattages avec quatre prélèvements à chaque fois soit 24 analyses (à ma charge sans compter les 120km pour aller au labo après chaque abattage soit 720km). Or 100% des prélèvements furent négatifs. Une fois le poulailler vidé de ses habitants, je l’ai nettoyé et désinfecté comme d’habitude. A ce moment là patrouille (les fonctionnaires de la direction départementale de la protection des populations !) est venue faire des prélèvements pour voir s’il restait encore des salmonelles. Ils sont restés 3h à deux pour prélever un maximum d’échantillons dans les recoins les plus inaccessibles du poulailler mais aussi dans les 5000m2 du parcours extérieur qui n’avait pas été désinfecté (car impossible compte tenu de la surface). En voyant les arbres plantés pour faire de l’ombre les hommes en gris m’ont conseillé de les abattre car ils attirent les oiseaux sauvages qui sont eux même vecteurs de la salmonelles. Pour info, cette même j’ai eu l’obligation en tant qu’éleveur de volailles de faire un stage en bien être animal (je suis éleveur bio depuis plus de 20 ans et le bien être animal fait partie de notre cahier des charges !!!)
Au final les résultats du labo sont arrivés une semaine après et de nouveau tout était négatif y compris les échantillons prélevés à l’extérieur (sol non désinfecté).
J’ai mal vécu cet événement qui heureusement s’est bien terminé. Bien évidemment je n’ai eu aucun dédommagement. J’ai été obligé de payer les analyses. Je suis dans un secteur touché par la tuberculose bovine. Une vache positive et c’est l’ensemble du troupeau qui a été abattu…une signature en bas d’une page et c’est 300 vaches qui sont abattues….un scandale !!
Un ministre « corrompu » reste en place ! … Un « élu du peuple » qui phagocyte les ors du « pouvoir » reste en place ! …
A quand la même sanction : un « corrompu » = TOUS ceux élus le même jour que lui destitués ! …
Tout mon soutien et tout cela est honteux vraiment, tout est fait pour vous pourrir la vie !!!
C’est bien sur fait exprès c’est évident ……
En tous cas sachez que beaucoup de gens vous soutiennent
« Les autorités ont refusé et ne veulent rien savoir ». Parfaitement dans leur rôle, surtout quand il s’agit de sacrifier l’agriculture française pour sauver l’industrie automobile allemande. Les cocus, comptez-vous.
Là le doute n’est plus permis, nos vaches, nos poules, bientôt les moutons
Et il sert à quoi le ministre de l’agriculture ? Elle ne défend rien du tout
Nous sommes vraiment sous la coupe de l’UE
Y aurait t’il une volonté de détruire ce qui fait la France ? Quelqu’un se prendrait-il pour Attila ?
La réponse est évidente, OUI
« Ils s’en sont pris aux agriculteurs éleveurs, et je n’ai rien dit!
Ils s’en prennent au cheptel et aux élevages français, et il n’y a plus personne pour me nourrir! »
Mais où sont les carron, les SPA, les association animalistes, les zécolos-non- vegan, les amis des animaux contre les Hommes?
Sébastien Chenu ce matin a confirmé que le RN votera la censure contre macron-bayrou.
Macon aux abois , se maintiendra jusqu’en 2027. Pourquoi changer un président ultra minoritaire depuis 2017 et qui dirige quand même le pays?
Macron décidera-t-il d’une dissolution nécessaire et impérieuse?
Et les 60% de franchouillards qui s’abstinent ou votent CONTRE le RN changeront-ils de paradigme suicidaire cette prochaine fois?
On voteront-ils encore macron LR-PS PFI ?
Après nous avec leur Covid et leurs vaccins ARN, maintenant ce sont les élevages !
Je suis sérieux, restons sur nos gardes !!!
Je suis plus d’accord avec vous, tout cela sent fort mauvais !!!
Ils veulent supprimer tout ce qui est français !!!
Il y a une volonté évidente de détruire l agriculturz Française pour favoriser des copains!
Mais qu’es-ce qui se passe encore ? Qu’y a-t–il derrière ces décisions d’abattage ? On aimerait en savoir plus. Les services vétérinaires appliquent-ils à la lettre une circulaire « pondue » par des ronds de cuir hors sol du ministère de l’agriculture ?
C’est révoltant, dégueu, monstrueux….. Tout est devenu prétexte à destruction.
Oui comme vous dite.
La volonté de destruction de l’agriculture et de l’élevage actuels de la France est évidente.
Voir mon explication dans le sujet précédent sur F. Bayrou.
Pendant ce temps, des millions de tonnes de denrées issues des OGM rentrent en France et en Europe !
Ces contrôles sanitaires sont en fait le bras armé de nos concurrents….
Encore merci…..l’élite !!!!!
Les i. de services ont peur de prendre des œufs sur la tête, balancés par des paysans en colères et on les comprend.
Nous sommes devenus un pays de fous, tout ça ce n’est que de la manipulation pour faire disparaître nos élevages afin de moins consommer de viande et favoriser le poulet Ukrainien et Brésilien, des poulets hors normes élevés sans contrôle ne respectant pas les normes sanitaires imposées a nos éleveurs, honte a ceux qui nous dirige et qu’un jour il faudra bien juger
Supprimons les administrations là où elles ne sont pas nécessaires. Les éleveurs savent ce qu’ils font et leur intérêt n’est pas d’avoir des animaux malades.