Rentrée des classes : l’Éducation nationale impose sa vision de l’intime

À partir de ce 1er septembre, l’éducation affective et sexuelle devient obligatoire dès... 3 ans !
©Pexels/Anastasia Shuraeva
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Fini, le temps où les petits enfants n’avaient pour souci que d’apprendre à nouer leur écharpe, à compter jusqu’à 50 ou à manier des ciseaux pour découper de jolies images. À partir de ce lundi 1er septembre, il leur sera imposé, dès 3 ans, des cours visant à « comprendre les transformations de leur propre corps et celui des autres, développer le respect de l’intimité et des droits de chaque personne et poser les bases d’une citoyenneté éclairée ».

Tout un programme auquel les parents d’élèves n’auront rien à redire, puisqu’à partir de cette rentrée scolaire, ces trois sessions annuelles deviennent obligatoires, de la maternelle jusqu’à la terminale, comme l’avait prévu, en 2023, le ministre de l’Éducation nationale Pap Ndiaye.

Le ministère justifie cette réforme par la nécessité de protéger les élèves, dans un contexte où un enfant sur dix est victime de violences sexuelles, tandis que pornographie et réseaux sociaux exposent aux dérives de la prostitution et de la marchandisation des corps. Mais, tel qu’il est présenté et aux âges visés, le programme d’« éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle » (EVARS) inquiète toujours de nombreux parents et responsables politiques qui dénoncent sa portée idéologique.

L’école contre l’intime

Dès la maternelle, l’école prétend prendre en main des sujets qui, pour certains, devraient relever de la sphère familiale. Ainsi, on apprendra aux enfants de 3 à 5 ans à nommer leurs parties génitales dans un langage précis et scientifique. On confie encore à l’enseignant la tâche de rappeler aux enfants leurs « droits » vis-à-vis de leurs propres parents. Le programme prévoit aussi, à ces âges, de leur faire « appréhender l’égalité entre les filles et les garçons et la liberté d’être soi-même ». Mais s’agit-il d’une nécessité éducative pour de si jeunes enfants ou, plutôt, d’une projection des débats d’adultes sur un âge où ces préoccupations sont loin d’exister ?

À partir de 4 ans, il sera question de « découvrir les différentes structures familiales et les respecter ». Derrière la formule, la promotion de nouveaux modèles familiaux : deux parents de même sexe, une mère seule ayant eu recours à la PMA, voire d’autres configurations encore.

L’idéologie en toutes lettres

Plus les élèves avancent, plus l’orientation idéologique se précise. Dès la cinquième, on leur enseigne à distinguer le sexe, le genre et l’orientation sexuelle, et à « comprendre comment l’attirance et les sentiments amoureux permettent de prendre conscience de son orientation ». En quatrième, les collégiens de 13 ans découvrent qu'« il existe des personnes intersexes », apprennent à dire « oui » ou « non » à une relation sexuelle et se voient initiés à la « notion de norme sociale » et aux rapports entre « majorités et minorités ». En seconde, le programme entend leur faire « prendre conscience de la façon dont les normes sociales et culturelles influencent les comportements ».

Derrière le vocabulaire pédagogique, la lecture militante s’affiche plus que clairement. Les séances seront parfois animées par des associations comme le Planning familial, qui revendiquent elles-mêmes une grille idéologique militante féministe, LGBT et même franchement de gauche. En mélangeant des conseils légitimes sur la protection des mineurs et des notions relatives et discutables, l’Éducation nationale franchit une nouvelle frontière pour s'arroger les prérogatives des parents et des familles.

Vos commentaires

102 commentaires

  1. Un scandale total, ce wokisme qui détruit tout, et s’attaquer à l’innocence des enfants je trouve ça grave
    Les parents ne doivent pas se laisser faire et exiger d’avoir les dates, pour ne pas mettre leur enfant à l’école ce jour là c’est tout, le « obligatoire » n’a pas lieu d’être, ce sont aux parents de décider , à eux d’éduquer, d’informer , sachant que chaque enfant est unique et peut être choqué

  2. Ce n’est pas le rôle de l’école que de bourrer le crâne des petits de sujets auxquels ils ne pensent pas encore. Que l’Ecole s’occupe d’apprendre à lire, compter, bien se tenir en classe, sera déjà bien.

  3. Des hommes habillés en femmes excentriques pour …?
    Arrêtez d’aller voir des films d’horreurs : vous transformez complètement la réalité.

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