Racisme : les Blancs de plus en plus touchés et ostracisés

Une étude révèle une hausse des agressions visant les Blancs, qui adaptent désormais leurs habitudes par crainte.
Capture d'écran CNews.
Capture d'écran CNews.

C’est bien connu, le racisme anti-Blanc n’existe pas. À au moins trois reprises, la Justice a reconnu le caractère raciste des injures et des agressions lorsque les mots « sale Blanc » étaient prononcés et en a condamné les auteurs, mais pour certains, c’est encore une vue de l’esprit ou, dans le meilleur des cas, un mal marginal. La LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) et l’IFOP viennent de leur donner tort.

Dans une étude publiée le mercredi 8 avril, l’association et l’institut d'opinion publique se penchent sur « les violences et les discriminations à caractère raciste en France ». Un premier constat est fait sur l’ensemble de la population : « 46 % des Français ont déjà été victimes d’agressions et/ou de discriminations à caractère raciste au cours de leur vie. » La publication s’intéresse ensuite aux victimes elles-mêmes, en fonction de leur couleur de peau. Surprise (ou pas), les Blancs sont concernés, et pas qu’un peu. Ce sondage, réalisé sur un échantillon de 14.000 personnes, indique que 32 % des Blancs ont été victimes d’une « forme d’agression raciste au cours des douze derniers mois ». Il y a dix ans, ils étaient 15 %.

Chiffres en hausse

Cette hausse est significative. Elle n’est pas sans conséquence. Dans son chapitre « L'impact du racisme sur la vie des victimes », l’étude rapporte que plus d’une victime blanche sur deux (52 %) adopte une stratégie d’évitement et, plus précisément, que 43 % d'entre elles « évitent de fréquenter certaines rues ou certaines zones ». C’est quatre points de plus que pour l’ensemble des victimes et largement au-dessus des résultats des autres catégories de personnes (Noirs : 34 % ; Arabes : 36 % ; Est-Asiatiques : 37 % ; Métis : 29 %).

Les chiffres ne mentent pas. Le racisme anti-Blanc est une réalité française. Il faut l’avouer : pour qui ne nie pas l’évidence, ce n’est pas la révélation de l’année. Cette étude n’est qu’une confirmation, la reconnaissance d’un phénomène qui a cours dans un certain nombre d'endroits et de milieux.

Dans le sport, notamment, les exemples sont nombreux. Emmanuel Petit, champion du monde de football en 1998, a dénoncé le problème dans sa discipline, il y a près de deux ans. Depuis, des joueurs professionnels comme Lucas Chevalier et Hugo Lloris ont été traités de « sale gwer » et de « sale Blanc ».

Dans les médias, ces deux expressions sont aussi employées sans que cela ne fasse scandale. Jean-Michel Aphatie prétend même qu’il s’agit de simples insultes sans caractère raciste.

Liberté en baisse

Dans les salles obscures et de spectacle, aussi, le racisme anti-Blanc est autorisé. Pour rappel, Virginie Efira a été choisie pour incarner Gisèle Halimi sur grand écran, et cela n’a guère plu. Nombre d’internautes l’ont jugée trop blanche pour le rôle et ont crié au whitewashing. De son côté, sur les planches, Mustapha El Atrassi se plaît à dire que « les gwers, ils puent du c*l ! » Il y a les mots, il y a aussi les actes : les discriminations à l’embauche, les agressions.

Des faits qui, comme le suggère le sondage, font que les Blancs ne sont plus totalement libres de leurs mouvements. Ils évitent certaines rues, ils retirent leurs enfants des clubs de football parce que personne ne leur fait la passe, ils quittent leurs logements car leurs voisins leur font comprendre qu’ils ne sont pas à leur place, ils ferment leurs commerces, ils ne prennent plus les transports en commun…

Le vivre ensemble ne fonctionne pas. Au contraire, plus les années passent, plus l’entre-soi se développe. Les personnes vivant sur le sol de France, quelles qu’elles soient, se mélangent de moins en moins. Certes, ce phénomène n’est pas institutionnel comme ce fut le cas en Afrique du Sud entre 1948 et 1991, mais cette séparation, cette ségrégation induite non pas par la loi mais par les attaques du quotidien, a des airs d’apartheid.

Vos commentaires

15 commentaires

  1. Quand à Crépol, Thomas est poignardé à mort par des voyous de Romans sur Isère venus « planter du Blanc », dixit des témoins, et qu’à cette heure la Justice n’a pas requalifié le meurtre en crime lié à la race, tout est dit.
    Non seulement le racisme anti-Blancs existe, mais il viole et il tue et tout cela dans le silence assourdissant de ceux qui nous gouvernent. Mais leurs enfants vivent dans Paris, sont scolarisés dans le privé et ne fréquentent pas les bals du terroir.

  2. Il aurait fallu aller à la récente manifestation de LFI contre le racisme avec des panneaux « NON au racisme anti-blanc », je n’ai pas vu ce genre de panneaux dans les photos ou vidéos de leur défilé. Car pourquoi nier qu’il existe ? Mon neveu en a été victime quand, étudiant à Paris, il logeait à Montreuil, en Seine Saint-Denis. Les lois anti-racistes doivent inclure tous les racismes, et les lois anti-discriminations, toutes les discriminations, y compris celles contre les chrétiens.

    • Il aurait fallu aller à la récente manifestation de LFI contre le racisme avec des panneaux « NON au racisme anti-blanc », je n’ai pas vu ce genre de panneaux dans les photos ou vidéos de leur défilé.
      ##
      Évidemment, il y a des gens qui tiennent à leur vie!

  3. De renoncement en renoncement, nous reculons. Récemment une commune bruxelloise qui gère des logements sociaux a fait déménager une habitante qui possède un chien. Elle a été transférée vers un immeuble identique où vivent des gens qui ont des chiens.
    Les musulmans du premier immeuble, après lui avoir interdit l’ascenseur avec son chien, l’ agressaient verbalement quad elle sortait son chien en empruntant l’escalier. Donc les vendus de la commune l’ ont contrainte à faire ses valises. A la place des autorités j’aurai viré la totalité des auteurs de ce harcèlement. Et sans les recaser.

  4. Les blancs qui défendent becs et ongles leur vivre-ensemble idolâtré et qui nient ce racisme particulier seront à leur tour victimes de ce qu’ils prônent. Quant à Emmanuel Petit que vous citez,c’est ce monsieur qui a dit au moment de la victoire de la France en coupe du monde (après le fameux slogan de Chirac que la France Blacks blancs beurs était celle qui gagne) que cet événement était une bonne claque au Front National. Pourtant avec la même équipe quatre ans plus tard,la France était éliminée au premier tour et là on n’a pas dit que ce type de France était celle qui perdait. Raciste on est quand ça arrange les gochos, antiracistes ils sont quand ça les favorise.

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