Quoi de neuf, à Dingoland ? Un gynéco condamné pour outrage sexiste envers un trans
Rappelez-moi de coller un procès à l’urologue qui ne voudra pas traiter ma prostate. Non, mais !
Victor Acharian, le gynécologue palois accusé d’avoir refusé de soigner un patient transgenre en août 2023 à Pau, a été condamné à 1.000 euros d'amende avec sursis pour « outrage sexiste aggravé ». Il avait déjà, il y a un an, été frappé d’une interdiction d’exercer la médecine d’une durée de six mois, dont cinq avec sursis, par l’Ordre régional des médecins. Quelle bonne idée, eu égard à la pénurie de spécialistes dans ce domaine. Coupable de ne pas avoir reçu un patient, le médecin est donc condamné à ne pas en recevoir tout un tas d’autres. Un peu comme un conducteur pris pour excès de vitesse que l’on forcerait, à titre de sanction, à rouler à 200 km/h sur l’autoroute… Passons.
Imaginez un instant cet homme de 64 ans - en fin de carrière, donc - que Sud-Ouest nous décrit « droit dans son costume » à la barre, comme un délinquant, humilié et forcé de battre sa coulpe. Il répète qu’il « ne voulait refuser aucun patient et comptait l’orienter vers un confrère plus compétent ».
Il renouvelle « sincèrement » ses excuses pour un message « injuste, rédigé à chaud » alors qu’il était « très énervé »… Le trans refoulé par sa secrétaire ayant déposé un avis Google le dénigrant, il avait répondu qu’il ne s’occupait que « des vraies femmes » et n’avait « aucune compétence pour [s]'occuper des HOMMES, même s’ils se sont rasé la barbe et viennent dire à [s]a secrétaire qu’ils sont devenus femmes ».
Le gynécologue ayant affirmé s’en tenir (quelle horreur) « à la définition biologique de la femme », on l’a sommé d’en donner une définition : « Son apparence physique et sa constitution interne, je m’arrête à cela. » L'intéressé ajoute avoir déjà pris en charge des femmes en transition pour devenir des hommes car, dans ce cas, il sait faire : « Ces personnes correspondent à la définition biologique de la femme. »
Mais cela ne suffit pas : « Est-ce que pour vous Madame S [la personne qui le traîne devant le tribunal, NDLA] est une femme ? » Le gynéco hésite, puis cède : « Elle est certainement une femme. » On aurait pu espérer un non possumus. Peut-être doit-il à ce reniement d’être finalement relaxé pour le principal chef d’accusation, le « délit de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre ». Seul son commentaire sera condamné.
Rappelons, pour rire un peu, que le camp du progrès, celui qui promeut ces folies, le proclame urbi et orbi : il faut surtout être impitoyable avec les « fake news », d’où le label pour la presse.
Aucun des organes de presse mainstream qui ont rendu compte de cette condamnation ne semble voir dans ce procès la moindre incongruité. Tout est normal, dormez braves gens.
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70 commentaires
triste époque ! Décadence totale des gouvernements européens !
iel venait pourquoi ? Parce qu elle n ‘avait pas ses regles ?
Donc cela signifie que les gynécologues ne sont pas formés pour traiter les vagins artificiels greffés aux ex hommes ?