Quand Les Trois Petits Cochons font pleurer des élèves musulmans

Les incompatibilités culturelles et religieuses se manifestent désormais dès l’école maternelle.
école diversité
Photo de CDC sur Unsplash

La mode du halal n’épargne plus aucun secteur. Pas même celui des contes pour enfants. Lundi 26 janvier, sur RMC, un enseignant a ainsi témoigné de son quotidien difficile en zone d’éducation prioritaire et livré un récit étonnant : « Il y a eu un moment de ma carrière où j'enseignais en maternelle et quand j'ai lu et monté un projet sur l'histoire des Trois Petits Cochons, j'ai eu un tiers de la classe d'enfants qui pleurait… » Face à une Apolline de Malherbe médusée, l’intervenant a expliqué en termes galants que cette réaction est le fruit d’un certain bain culturel dans lequel le cochon n’est pas exactement en odeur de sainteté. « Alors, je ne veux absolument pas stigmatiser une religion, je la respecte totalement. Moi, je fais juste un relais de terrain, de ce que je constate depuis 22 ans », a encore ajouté l’enseignant.

Visiblement soulagé de pouvoir partager son vécu sans se faire conspuer, l’auditeur de RMC - qui n’a pas souhaité divulguer son prénom à l’antenne - a évoqué un autre « épiphénomène » lourd de sens. « Chaque année, en photo de classe, j'ai au moins quatre, cinq élèves dont les parents refusent que l'enfant apparaisse sur la photo de classe pour des raisons religieuses, a-t-il poursuivi. Moi, je suis très curieux, j'essaie de comprendre. Donc, tous les matins, je prends un café dans un bistrot très populaire où il y a une population musulmane […] Les anciens m’expliquent que c'est cette nouvelle génération qui pervertit ce texte sacré. À aucun moment un verset n’explique que l'enfant ne peut pas être en photo ! »

Une multiplication des fameuses « atteintes à la laïcité »

Ce témoignage n’est bien évidemment pas le premier de la sorte. On se souvient de ces récits d’enfants qui, en cours de musique, « se bouchent les oreilles pour chanter des sourates », comme l’avait notamment révélé Gabriel Attal, en 2020. Il y a aussi ces élèves qui refusent d'avoir cours dans des classes comportant du mobilier rouge, jugé « haram », c'est-à-dire interdit par le Coran ; ces écolières musulmanes qui cherchent à être exemptées de cours de natation mixtes obligatoires ; ces perturbations croissantes de la vie scolaire des établissements durant le ramadan.

Ce que les autorités nomment pudiquement « atteintes à la laïcité » est en train de devenir un phénomène massif. Leurs signalements ont plus que doublé, entre les années scolaires 2021-2022 et 2022-2023. Cette catégorie inclut le port de signes ou de tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse, mais aussi la contestation ou le refus d'un cours. L’enseignement de la Shoah est sans doute celui qui suscite le plus de tensions. En 2014, déjà, Le Figaro avait donné la parole à des professeurs démunis face à des élèves qui contestaient l'évocation du génocide juif. Depuis, la situation a largement empiré. Selon un sondage IFOP publié en septembre 2020, 73 % des jeunes Français musulmans considèrent que « la Shoah est trop abordée dans les programmes scolaires au détriment d’autres aspects historiques tels que la guerre d’Algérie ou la traite négrière ». « Je leur parle de Shoah, ils me répondent Palestine », déplorait encore un professeur, dans un lycée du Var, au micro de Marianne, en novembre 2023.

Le nombre, le nombre, le nombre

La conséquence de ces pressions communautaires est déjà connue : l’autocensure généralisée des enseignants. Le professeur interviewé sur RMC, lundi matin, continuera peut-être de raconter l’histoire des Trois Petits Cochons à sa classe, mais qu’adviendra-t-il lorsque les réfractaires ne seront plus seulement une poignée mais qu’ils seront devenus une majorité ? L’enseignant sera alors bien obligé d’adapter son enseignement. C’est d’ailleurs l’objectif de certains : refuser nos mœurs, bien sûr, mais surtout nous imposer les leurs, par la pression, l’intimidation, voire la violence. Le procès en appel des complices de l'assassin de Samuel Paty, qui se tient actuellement, illustre la violence extrême à laquelle des professeurs peuvent être soumis lorsqu’ils enfreignent la loi des islamistes.

Alors, que faire face à ce phénomène ? Certains appellent au « vivre ensemble » et croient que des peuples qui n’ont rien en commun peuvent pacifiquement cohabiter sur un même territoire. D’autres, comme Éric Zemmour, militent pour une « immigration négative », soit l’arrêt de flux entrants et la mise en place d’une politique ambitieuse d’expulsions. Aux Français de trancher entre ces deux options.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 30/01/2026 à 2:52.
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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

62 commentaires

  1. Des enfants qui pleurent sur l’histoire des trois petits cochons…là on est dans le domaine de la pathologie mentale, dans l’hystérie.
    Certaines familles ne veulent pas que leurs enfants soient sur une photo de classe ? Là on est dans le niveau le plus crasseux de connaissance de leur religion : et ils veulent s’imposer !
    C’était bien la peine de combattre l’Etat Islamique sur son terrain il y a 10 ans: il est partout en France.
    Quant à LFI, l’inaction de la DGSI en dit long sur l’assentiment de la Présidence de la République sur l’idéologie de cette secte maléfique…

  2. La plupart des enseignants sont de gauche, ils récoltent ce qu’ils ont semé , qu’ils ne viennent pas pleurer

  3. Les enseignants vont maintenant leur conter « les trois petits moutons » à la place.
    Cependant,il faut se souvenir que cette profession dans son ensemble a prôné le »vivre-ensemble », a appelé à défiler contre Le Pen en 2002, a rejoint souvent les thèses de SOS racisme,a « oublié »d’enseigner Charles Martel, et on a beau leur prouver par A+B qu’ils ont tort sur toute la ligne,qu’on leur tue des professeurs, qu’on les insulte,qu’on les terrorise,et bien ils ne changent pas d’avis ni de direction,je le sais car j’en connais très bien dans mon entourage proche, alors vous savez quoi,et bien qu’ils assument et qu’ils se débrouillent désormais avec les conséquences qu’ils ont contribué à provoquer et surtout qu’ils arrêtent de nous prendre la tête avec leurs plaintes et leurs pleurnicheries. Je plains juste la petite minorité d’entre-eux qui ne partage pas l’idéologie de la majorité qui mérite ce qui lui arrive.

  4. Les enseignants pleurent mais à qui la fautes vous les gauchistes vous avez le résultat de votre vivre ensemble et finira dans 20 ans le choix sera ou tu devient musulman ou tu paye et si tu ne paye on te raccourci

  5. « Peu aiment la France, beaucoup la haïssent. »
    ##
    Mais alors, qu’ils foutent le camp dans leur chère Algérie avec leurs parents. qu’est-ce qu’ils font dans ce pays qu’ils détestent ?

  6. Si le RN arrive au pouvoir, je parie sur son incapacité à régler ce genre de chose : il se trouvera des forces énormes pour l’en empêcher. Je le déplore. La lâcheté des autres partis le fera échouer.

    • Il y aura déja des forces énormes qui l’empecheront d’acceder au pouvoir et les moutons de panurge suteront a pieds joints dans le piège…. et si cela ne suffit pas, l »Europe annulera le scrutin….

    • Le RN ne fera rien d’autre qu’appliquer les directives de Bruxelles, en bonne serpillière qu’il est…

  7. Il faudrait prévenir les d’jeunes dealers qui vivent dans des cités, qui pratiquent la religion qu’il ne faut pas nommer, que bien souvent les coupés sport qu’ils adorent ont des sièges recouverts de cuir de porc, même le pommeau de levier de vitesse d’ailleurs, ça serait un manque pour l’industrie automobile allemande bien sûr mais le skaï français c’est cent pour cent halal et on ferait en plus plaisir aux végans.

    • Le cuir est souvent de vachette .mais pour les trafiquants de drogue l’application de la loi de la charia sera bien plus effet proche de leur culture islamique.
      J’ai jamais vu de dealeurs a Riyad. Ils savent comme se débarrasser du problème

  8. Il y a une soixantaine de pays musulmans dans le monde. Que font ces gens dans mon pays ? En tout cas, c’est CE problème et aucun autre qui déterminera mes votes désormais.

    • IL était « temps » de s’en rendre compte ! …
      Est ce qu’un barbare reste en vie dans ces pays musulmans lorsqu’il viole une femme de 90 ans ? …
      Ya t-il un « homme politique » ou « un journaliste » qui pourrait poser cette question à rima Hassan ? ! …

      • En réalité, ayant vécu une partie de ma jeunesse dans un hlm, je suis convaincue depuis bientôt 40 ans du danger mortel et vote en conséquence depuis longtemps

  9. Affronter ce phénomène sur le terrain de la laïcité n’aboutira à rien. C’est sur celui de la foi qu’il faut aller. Encore faut-il avoir quelque chose à en dire d’un peu incarné.

  10. Ecoeurant, révoltant ! Quand va t on en finir ? Il faudra bien un jour que ceux qui ne sont pas contents quittent la France

      • Notre pays est devenu bien bas sur tous les plans. Merci à ceux qui nous gouvernent et à ceux qui nous ont gouvernés.

    • Pas uniquement ceux qui ne sont pas contents. Car beaucoup se plaignent mais sont très contents de profiter du système. Il y en a beaucoup qui devraient quitter la France, et plus vite que ça !

  11.  » « Alors, je ne veux absolument pas stigmatiser une religion, je la respecte totalement. Moi, je fais juste un relais de terrain, »….. c’est ce que disaient sans doute les « hussards noirs de la république », au début du XXème et les successeurs biberonnés à l’anticlaricalisme ! les temps ont changés, et le résultat ????

    • La religion est la substitution de la conscience par la croyance.

      en ce qui me concerne je stigmatise toutes les religions, quelle qu’elles soient.

      « les temps ont changés, et le résultat ???? »
      les temps changent, certes, mais inlassablement l’histoire se répète : civilisation, religion, guerre.

      • Vous avez bien tort et le Christianisme n’a rien à voir avec l’islam !
        Pour les guerres, je vous rappelle que ni les guerres coloniales, ni les deux guerres mondiales, ni la plupart n’avaient de motifs religieux.

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