[TÉMOIGNAGE] Pour les Françaises, pas de liberté sans sécurité !

Rendez-vous le 30 janvier à l'évènement de BV : les Françaises ont besoin de vous ! J'y serai, et vous ?
Photo de Elijah O'Donnell - pexels.com/fr
Photo de Elijah O'Donnell - pexels.com/fr

C’est un jeune Bordelais qui avait eu une bonne idée, celle de créer une appli pour raccompagner les femmes en les mettant en lien avec des profils vérifiés. Mais les autorités ont jugé son appli Safly illégale : elle s’apparenterait à une garde rapprochée officieuse, explique-t-il au micro de Tony Pittaro, dans un reel publié sur Instagram, vendredi 16 janvier. Pourtant, son appli était née d’un constat, celui de l’insécurité des femmes à Bordeaux : harcèlement de rue, drague très lourde, insultes et agressions, et de l’incapacité de la police à assurer la sécurité de chacune dans chaque rue. La réalité, raconte-t-il, c’est que les femmes sortent moins et il compte bien leur proposer une nouvelle solution. Si les autorités ont interdit son appli, comment comptent-elles régler le problème de l’insécurité des Françaises dans l’espace public ? Parce que si c’est de Bordeaux qu'il s’agit ici, dans n’importe quelle autre ville, c’est aussi la réalité.

Ce soir-là, j’ai découvert ce que c’était qu'être une femme seule le soir dans les rues de Paris

J’avais dix-sept ans, c’était la première fois que mes parents me laissaient prendre seule le métro en soirée : c’était le 31 décembre et je devais rejoindre une amie dans son appartement parisien pour fêter la nouvelle année. Fière de ma liberté tout récemment acquise, je grimpais dans une voiture pleine d’autres voyageurs. Deux stations plus loin, un homme est monté, avec un fort accent étranger et des yeux révulsés. Il m’a demandé où je descendais. Évidemment, je ne lui ai pas dit la bonne station, mais il a continué, et quand je me suis faufilée pour sortir à ma destination, il s’est précipité sur les portes de la rame pour sortir en même temps. Je marchais vite, très vite, mon cœur battait, je ne savais pas ce qu’il voulait. Je croyais encore que les avertissements de mes parents n’étaient que des trouilles d’adultes surprotecteurs. Ce soir-là, j’ai découvert ce que c’était qu’être une femme, seule le soir, dans les rues de Paris. Un peu inconsciente, sans doute, j’ai pilé, me suis retournée et lui ai hurlé : « Qu’est-ce tu veux ? Barre-toi ! » Il a lâché l’affaire.

Tout le monde, autour, voyait bien que j’étais en difficulté

J’avais dix-neuf ans, je devais rejoindre ma famille à Strasbourg pour les vacances. Inquiète à l’idée de rater mon train, j’avais pris beaucoup trop d’avance et attendais en fumant une cigarette sur le parvis de la gare de l’Est. Je fumais des Gauloises™ parce que sur les paquets était écrit « Liberté toujours ». Un homme s’est approché, je me souviens de son haleine fétide et de sa main épaisse et sale sur mon épaule. Je regardais autour de moi, je lui disais de partir, de me laisser, d’arrêter de me toucher, j’essayais de me dégager. Tout le monde, autour, voyait bien que j’étais en difficulté. C’est  une inconnue - manifestement seule une autre jeune fille pouvait comprendre… - qui est sortie en trombe de la gare et qui m’a attrapé le bras. Elle m’a tiré en arrière en criant : « Viens Caro, on va rater notre train ! » Elle est restée avec moi jusqu’à ce que le TGV arrive. Merci à elle.

Je suis sortie du métro le cœur battant, les larmes aux yeux et la honte au front

J’avais vingt-deux ans, j’étais en stage dans une maison d’édition à côté du boulevard Saint-Michel et prenais la ligne 4 matin et soir. Sur la ligne 4 aux heures de pointe, je me sentais presque en sécurité, avec tout ce monde autour. Cela n’a pas empêché un homme de se coller à moi, de poser ses mains sur moi devant tous les usagers, ce matin-là. Pas un seul n’a bougé, j’étais tétanisée. Je suis sortie du métro le cœur battant, les larmes aux yeux et la honte au front.

Plus de peur que de mal, mais la « liberté toujours » de mon paquet de Gauloises™ n’était plus qu’une idée vague

Si vous pensez que je suis un cas isolé, interrogez vos amies, vos sœurs, vos cousines, vos mères et voyez. Pour éviter les transports, nous prenions des VTC à plusieurs, cela nous coûtait cher pour nos budgets d’étudiantes mais nous ne voulions plus avoir peur. Jusqu’à ce qu'un conducteur, apprenant que l’une de nous était versaillaise, nous réponde : « Ah, je connais Versailles, j’y était au tribunal la semaine dernière parce que je battais ma femme. » Qu’ai-je fait, à partir de ce jour ? Je ne suis plus sortie le soir quand je ne savais pas si je pourrais être raccompagnée, j’ai passé des trajets au téléphone avec des amies pour qu’elles se sentent moins seules et moins effrayées en rentrant chez elles, j'ai refusé des baby-sitting ou des missions d'hôtesse si je devais rentrer tard et seule, j’ai réfléchi chaque matin au programme de ma journée pour m’habiller, j’ai modifié mes trajets pour éviter certaines rues, j'ai changé de vêtements en partant des soirées pour éviter d’attirer l’attention et j’ai même séché des cours quand ceux-ci se terminaient à 22 h et que j’avais presque une heure de transport en commun pour rentrer chez moi. Rien de grave, plus de peur que de mal, mais la « liberté toujours » de mon paquet de Gauloises™ n’était plus qu’une idée vague. Et je ne suis pas la seule.

Mes filles ne resteront pas terrées de peur chez elles

Quand j’étais petite, ma grand-mère me racontait sa vie d’étudiante aux Beaux-Arts, quand elle rentrait au milieu de la nuit de son travail dans une galerie d’art jusqu’à sa pension de jeunes filles tenue par des religieuse : elle prenait le métro, traversant Paris la nuit, seule, en jupe vichy. Jamais personne ne l’a embêtée. C’est la jeunesse française que je veux pour mes filles. Elles ne resteront pas terrées de peur chez elles ou obligées d’imaginer toutes les stratégies possibles pour éviter l’insécurité que des dizaines d'années de politique de la pseudo-tolérance et du laxisme souverain ont laissé s’installer. C’est pour elles que je serai, le 30 janvier, à l’événement de BV : pas de liberté sans sécurité, pas de France sans Françaises !

Vos commentaires

13 commentaires

  1. Quand vous voyez une femme en difficulté, passez pour son ami qui la croise dans la rue! C’est souvent efficace mais préparez vous quand même à faire du bourre pif contre le taré.

  2. Plus personne n’est épargné, hommes femmes enfants, par ces hordes qualifiés de « psy », qu’on ne peut pas juger doit disant
    Dernièrement une dame âgée de 90 ans violée chez elle par un originaire de l’autre côté de la méditerranée, ses comparses OQPF pas expulsés, une autre dernièrement par un autre originaire, bref, les hommes ne sont pas plus protégés un jeune, torturé et soumis aux instincts bestiaux de trois originaires de enfin bon je me répète mais tout est là
    Je ne sors même plus, devenue agoraphobe entre mes agressions passées et ce que je peux lire et quand j’ouvre la fenêtre en été, je dors très mal car peur….car nous ne sommes en sécurité NULLE PART
    Nous payons des impôts mais pourquoi faire ? Le « contrat » n’est pas respecté !!!!! Pas question de se faire justice ou de se défendre, le locataire de l’elysée a dit « pas de far west » mais n’empêche pas qu’il n’y avait pas de récidive, se défendre en tout légitimité vous expose à une peine « exemplaire » des juges bien complaisants envers les agresseurs qui sont devenus les victimes et nous, les bourreaux
    A ce tarif là les gens ne vont plus encaisser bien longtemps ….

  3. Sécurité et Liberté, c’est l’éternel débat dans les démocraties. En ce moment, c’est tout pour la liberté individuelle quitte à proposer d’élargir les trottoirs ou des rames de métro pour les femmes. Absurdités. Augmenter la sécurité, c’est à dire renforcer les contrôles, plus de vidéo-protection et connecter les fichiers, c’est liberticide, d’autant plus que « ça vise les populations racisées ». Alors, on préfère sacrifier la sécurité des femmes pour ne pas stigmatiser certaines populations. Comment ainsi s’étonner que de plus de personnes soient tentées de se faire justice ou de créer une « milice » ?

  4. L’homme n’a aucune aptitude à être une proie puisqu’il est le prédateur. Ah oui et les prédateurs qui nous chasse dans les rue de nos ville, violes agressions ce ne sont pas des prédateurs peut être.

  5. Homme, en janvier 84, je suis allé de la gare de l’Est à la gare Montparnasse, en uniforme d’Officier de l’Arme Blindée-Cavalerie. J’allais à l’enterrement de ma belle-sœur. J’ai fait le trajet inverse quelque jours plus tard. J’ai cru comprendre, depuis, que le port de l’uniforme était devenu déconseillé, pour les policiers aussi! 40 ans.

  6. Les femmes et leur liberté acquise dérangent tous les hommes. C est si confortable une femme qui ne conteste jamais , qui sert de ressource sexuelle à volonté, qui entretient la maison gratis, s occupé des enfants fait les courses devient garde malade, Assistante de vie quand vient l âgé et qu on peut mater d une seule main et virer voire tuer pour certains. Allez!!!!. pour les hommes c est la fin des esclaves à vie. Je ne vois pas ce qui peut sauver les femmes.

  7. Ma femme a vécu 10 ans aux Émirats.
    Elle rentrait seule a 2 h du matin a pied ou en taxi ou en voiture sans problème.
    Il est vrai qu’un étranger qui agresserait une femme peut s’attendre a être remis dans un avion aussi sec

    • C’est peut-être un peu hors sujet me direz-vous, mais toutes ces agressions et violences faites aux femmes,elles sont causées par des hommes,nous sommes bien d’accord ? Et pourquoi les hommes s’en prennent t’ils si facilement aux femmes ? Il est évident que par nature leur supériorité physique leur facilitent grandement la tâche, vrai ou faux ? Alors expliquez-moi pourquoi nous recrutons autant de femmes dans les forces de l’ordre,car pour en avoir fait partie, je peux assurer qu’il a toujours est très compliqué voire impossible d’interpeller un individu excité avec un collègue féminin. Je sais,je vais me faire taxer de sexiste, mais la vérité est bien bien là elle. La preuve aussi par cet article.

      • l’égalité la plus grosse bêtise de la gauche qui commence a porter ses fruits avec l’immigration

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