[POINT DE VUE] Psychopathie présidentielle

L’accumulation des échecs et l’isolement hautain de l’homme font apparaître le profil d’un personnage inquiétant...
Capture d'écran présidence de la République
Capture d'écran présidence de la République

Ce mardi, à l’annonce du meurtre d’une assistante d’éducation tuée à coups de couteau par un élève âgé de 14 ans, le président de la République s’est ému d’un « déferlement de violence insensé ». Soudaine lucidité car, il y a deux jours à Nice, le même homme s’insurgeait contre ceux qui « préfèrent, pendant ce temps, brainwasher sur l’invasion du pays et les faits divers ». Quel est donc le vrai Macron ? Celui qui ne perçoit pas que la répétition des violences et des meurtres gratuits est devenue un terrifiant fait de société qui démontre que la France est entrée dans un processus de décivilisation inquiétant. Ou celui qui dénonce un « déferlement de violence insensé ». Est-ce encore une illustration du « en même temps » macronien, qui ne signifie rien d’autre que la confusion mentale, ou le signe révélateur d’un trouble dissociatif de l’identité ? Un phénomène de « déréalisation » qui le conduit à un déni de la réalité à éclipses !

L'art du réel

Or, la politique est l’art du réel. Ne plus être capable de percevoir la réalité, soit par idéologie, soit par trouble psychique, est un danger politique pour la nation et conduit à un discours vide de sens parce que coupé de toute possibilité de mise en œuvre concrète de politiques réalistes et fortes. Dans le cas de ce meurtre qui horrifie la France entière, l’assurance que le gouvernement « est mobilisé pour faire reculer le crime » ne peut que provoquer le scepticisme voire la colère, après la succession de crimes après lesquels les Français entendent toujours la même ritournelle et que rien ne change. Tant est forte la culture de l’excuse qui, en plusieurs décennies, a désarmé la répression de la délinquance et ancré l’habitude de l’impunité. Pendant longtemps, l’ordonnance du 2 février 1945 relative à l’enfance délinquante a été considérée comme une « vache sacrée ». Devant l’accroissement de la criminalité des mineurs, elle a été abrogée par l’ordonnance du 11 septembre 2019 qui a institué un Code de la justice pénale des mineurs. Mais le nouveau texte affirme la primauté de l’éducatif sur le répressif et consacre l’atténuation de responsabilité. Or, devant l’aggravation de la délinquance la plus violente chez les mineurs, notamment liée au trafic des stupéfiants, il est permis de s’interroger sur la pertinence de cette approche. La sanction forte et immédiate est aussi éducative.

Mais il est un second effet délétère de la perte du sens des réalités. La vérité consiste dans l’adéquation de la pensée à la réalité. Le déni de réalité ne peut donc conduire qu’à un discours politique mensonger. Le peuple finit toujours par reconnaître le menteur et l’illusionniste auquel il n’accordera plus ni confiance ni estime. Or, comme le notait Rivarol, « quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir ».

Perversité

La volonté du Président d’interdire les réseaux sociaux aux moins de quinze ans a quelque chose de dérisoire. Il fallait trouver un bouc émissaire, le voici tout trouvé, alors que pendant des décennies, toute idée de discipline, d’autorité et d’ordre a été bannie du monde éducatif et plus largement de la société, ce qui explique la perte de repères, du sens des limites et de la compréhension de ce qui peut se faire et ce que l’on ne doit pas faire.

Plus grave encore, Emmanuel Macron n’a cessé et ne cesse lui-même de porter atteinte au vieux principe du décalogue, fondement de notre civilisation : « Tu ne tueras point ». Lorsque l’on fait inscrire dans la Constitution le principe de l’irrespect de la vie humaine à son commencement et que l’exception devient ainsi la règle constitutionnelle, quand on considère que l’euthanasie est « un chemin de fraternité », faut-il s’étonner que, par une sorte de propagation sourde dans les tréfonds de la vie sociale, la vie humaine ne soit en effet plus considérée comme sacrée ? Le président de la République vit dans une telle incohérence et une telle confusion mentale que son action en devient perverse.

Plus le temps passe, plus l’accumulation des échecs et l’isolement hautain de l’homme font apparaître le profil d’un personnage inquiétant, prêt à entrainer la France dans sa chute, dans une sorte d’hubris mortifère. Plus qu’inquiétant, Emmanuel Macron est dangereux.

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Stéphane Buffetaut
Chroniqueur à BV, élu de Vendée, ancien député européen

Vos commentaires

106 commentaires

  1. « Plus le temps passe, plus l’accumulation des échecs et l’isolement hautain de l’homme font apparaître le profil d’un personnage inquiétant, prêt à entrainer la France dans sa chute, dans une sorte d’hubris mortifère. Plus qu’inquiétant, Emmanuel Macron est dangereux. » Tout est dit, mais pourquoi ne pas le destituer ?

    • Ce matin chez morandini,un psychologue définissait ce qu’est un psychopathe. :  » quelqu’un qui est incapable d’éprouver la moindre compassion pour autrui ou de se mettre à sa place..que le sort d’autrui ne l’intéresse que s’il sert sa propre personne… » toute ressemblance avec un certain fac simile de président n’a rien de fortuit..

  2. Après ce meurtre de la surveillante d’éducation, il ne fait pas se voiler la face comme si nous étions aveugles en regardant le masque de Macron. Il a son anthropologie. Souvenons-nous de son lissage des premiers jours, planté d’espérances portées par un pied ferme et un mollet allègre. Sa bouche, déjà un tantinet tordue (ah bon, vous n’aviez pas remarqué ?) débitait des paroles saines. Il vélocipédait avec Madame en compagnie de Ben Allah, dans toute cette campagne débarrassée des miasmes politiques des vieux portiques du passé. Les siens étaient recyclés par le haut. Ni droite, ni gauche, mais au centre vicieux d’une synthèse bluffante dont l’immobilisme a le secret. il était l’ami de tous, même de Mélenchon – l’avenir électoraliste le prouvera – sa jeunesse tartuffiait même les vieilles barbes en retraite. Puis, au fil des ans usés, la France se mit à se gratter. Les punaises de lit réveillaient ses oreilles et ses yeux. La montagne magique avait accouché d’un rat. Le peuple comprit qu’il avait été floué. Echec total en tout. Les finances. Le travail. La diplomatie. Les structures. La terre. Même ses amis, ingrats, le vomissaient sous la table. Comme il avait été formaté par une théâtralité provinciale très scolaire, il recourut à une logorrhée qui ne laissait personne d’autre parler. Pourquoi donner la parole à des imbéciles qui ne vous méritent pas ? Il mit donc en pratique officiellement sa diction apprise et rien ne le réjouissait autant que de disserter sur les morts glorieux pour se panthéoniser lui-même, tirer de leur force ce qui lui manquait. Le looser (comme l’appelait Brigitte) prenait du muscle. On les voyait ensemble prendre l’avion à baffe que veux-tu, dans des chamailleries innocentes. Le tourisme devint son exutoire. Il voyageait de Rome au Groenland. D’un papouillage papal à un caresse papoue. Mais peu à peu le masque se creusait, l’oeil tirait sur la poche ( je ne parle pas du déficit) et jetait des oeillades complices avec une vulgarité qui s’avouait. Décidément, cette réalité était dure à cuire et ne s’alignait pas sur ses mots. Un souffle de paranoïa coiffa l’un de ses sourcils. On l’acculait à la démission ? Il montrerait ce qu’il avait encore dans ses fondements de quoi tenir ses bretelles. De quoi demain sera fait ? Et plus prosaïquement, comment finira-t-il ? Le macronisme est un avenir à lui tout seul. A plusieurs, c’est un enfer.

  3. Ah merci Monsieur pour votre article. Il nous éclaire parfaitement, sur ce que nous ressentons de lui, sans savoir y mettre les mots.
    « Plus qu’inquiétant, Emmanuel Macron est dangereux » et deux ans encore à persévérer.

  4. si ce type est dangereux ?? regarder cet egocentrique ce prendre pour le maitre de la destinée concernant l’ukraine en oubliant un peu vite les réactions des russes , dangereux en effet !!

  5. Tous les Français veulent que ce monsieur démissionne, mais personne ne fait rien. Aucun politique n’envisage la 6ᵉ République, et portant pour moi, c’est le seul moyen efficace pour remettre tout à plat, pas sans difficultés évidemment cela va de soi, mais à choisir…

  6. il a osé comparer le meurtre de cette jeune femme aux punaises de lit !!!!!!!!!!!!!! ça m’a révulsée

  7. « Le gouvernement ( et lui) est mobilisé » . Plus il est mobilisé , plus il y a de crimes !

  8. Ce n’est que le résultat de l’éducation d’un ado qui n’a jamais pu accomplir son adolescence comme tous les jeunes le font, pris en main par une femme qui aurait pu être sa mère et poser sur un piédestal, en fait il n’a jamais pu s’exprimer seul, alors il est capricieux et égocentrique, je sais c’est de la psychologie de comptoir mais néanmoins elle me parait logique.

    • Vous avez visé juste ! Il fut un temps, j’avais 19 ans et mon frère 14, je suis intervenu au collège que fréquentait feu mon frère afin de couper court à une histoire similaire ; histoire de rendre service à mon p’tit frère…
      Les parents du macrounet, eux, ont sans doute laisse faire ou fait mine de ne rien voir.

  9. Merci à vous pour ce portrait tout-à-fait juste. Malheureusement je pense que nous devrons le subir, lui et son « toupet » jusqu’à la fin de son mandat. Un énarque ! Un vrai !!!… disait mon mari qui les côtoyait… ces gens qu’il appelait pour beaucoup «  les scribes » … jamais de décisions, jamais de leurs fautes, bons à faire du papier.

  10. Le Mozart de l’échec n’a réussi qu’une chose en 8 années : l’immigration qu’exigeaient de lui ses mandants qui l’on fait élire. En outre il est dangereux. Il a prit des décisions nombreuses seul alors qu’il lui fallait bien souvent en référer préalablement aux chambres. Ne pourrait-il pas refaire le coup du « après moi le déluge »,
    un déluge de feu en déclenchant seul le feu nucléaire ?

  11. Dérealisation ?ou derealite,donc (encore un mot sorti du chapeau)!réalisé/derealise.derealite,plus en rapport avec la réalité.

  12. Lui qui adore utiliser les termes anglais, genre « brainwashing », connait-il celui d' »impeachment » ? Il est bien regrettable que notre Constitution ne comporte pas sa traduction et n’autorise pas sa mise en oeuvre.

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