Plainte classée sans suite : « Une grosse claque pour P. Cohen et T. Legrand »
La plainte de Patrick Cohen et Thomas Legrand contre le magazine L'Incorrect dans l'affaire de l'enregistrement de leurs discussions avec des responsables socialistes vient d’être classée sans suite par le parquet, faute d'avoir pu identifier l'auteur de la captation. Une décision qui fait du bruit, dans le petit monde médiatique. Entretien avec Arthur de Watrigant, son directeur de la rédaction, au cœur de cette affaire où la liberté d’expression, une fois encore, s’est retrouvée sur le banc des accusés… avant d’en descendre.
Yann Montero. Quel est votre sentiment immédiat par rapport à cette décision du parquet ?
Arthur de Watrigant. Après tout le tapage médiatique, les grandes envolées morales et les passages devant la commission d’enquête parlementaire, cette décision ressemble quand même à une grosse claque, judiciaire autant que symbolique, pour Patrick Cohen et Thomas Legrand. La plainte est classée sans suite parce qu’elle n’est pas suffisamment caractérisée. Pour l’instant, je n’ai pas encore la décision écrite du parquet.
Ils expliquent à l'AFP avoir échangé avec le parquet, lequel leur aurait indiqué qu’il existait encore d’autres voies pour poursuivre leur guérilla. Je dois dire que cela m’étonne un peu. Voir le parquet discuter avec deux plaignants en leur expliquant comment continuer la procédure pose, au minimum, une question de neutralité. J’aimerais bien savoir précisément qui a dit quoi, et dans quels termes. J’attends d’avoir le parquet et l’AFP au téléphone pour éclaircir tout cela.
Je ne suis pas juriste, mais il est clair qu’ils disposent encore d’autres leviers. Ils ne s’arrêteront pas là. Mais nous sommes très sereins, on attend, comme dirait le Président Macron, « qu'ils viennent nous chercher ».
Y. M. Cette plainte illustre-t-elle, selon vous, une certaine nervosité de la grande presse publique par rapport aux médias indépendants ?
A. d. W. On sent une panique très profonde. Il y a quelques semaines, Le Parisien publiait un article assez savoureux sur une forme de paranoïa collective à Radio France. Thomas Legrand en était même venu à faire analyser son téléphone pour vérifier qu’il n’était pas piraté. Ils sont convaincus qu’on les écoute. Résultat : ils prennent des précautions extravagantes, changent de messageries, passent au chiffrement, évitent certains rendez-vous.
Ils cherchent une taupe. Ils sont obsédés par cette idée. Tant qu’ils n’auront pas une réponse qui les rassure, ils continueront. Pour l’instant, ils pensent que ça vient de l’extérieur. Quand ils ne trouveront rien, ils finiront par se dire que ça vient de l’intérieur. Cette fébrilité est révélatrice : ils se retrouvent dans une position qu’ils ne connaissent pas. D’ordinaire, ils sont procureurs, jamais accusés. Là, ils découvrent ce que ça fait de se retrouver de l’autre côté de la table. Et visiblement, ça leur est très inconfortable.
Y. M. Ils ne s'interrogent par sur les liens entre le service public et les élus, ni sur le rôle qu’ils entendent jouer dans la vie politique ?
A. d. W. Il y a eu un débat assez fascinant entre Mathieu Bock-Côté et Patrick Cohen. Ce dernier expliquait qu'il était, lui, journaliste, et qu'il était purement factuel. Il en est intimement persuadé. Pour imaginer qu'il y ait une collusion avec le monde politique, vous imaginez le fossé à franchi, pour lui ? Même le pont de San Francisco serait trop petit. C'est fascinant.
Y. M. Toute cette histoire ne remet-elle pas un peu plus encore en question l’audiovisuel public ?
A. d. W. Sans préjuger des conclusions de la commission d’enquête parlementaire actuelle, ni des suites politiques, une chose est certaine : un débat de fond sur l’audiovisuel public est indispensable. Et paradoxalement, plus j’y réfléchis, plus je suis convaincu qu’il faut conserver un audiovisuel public.
Nous avons plus que jamais besoin d’une agora. D’un lieu où les opinions s’affrontent réellement. Le jour où il n’y a plus de débat, ce ne sont plus les mots qui circulent, ce sont les armes. C’était la mission du service public. Sa seule mission. Il ne l’a jamais remplie. Une petite caste s’en est emparée, avec une prétention aussi constante qu’affligeante.
Si cette commission permet de mettre en lumière ces dérives et de recentrer l’audiovisuel public sur son rôle fondamental, alors tout le monde y gagnera. Le débat, la démocratie et, au fond, la paix civile.
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50 commentaires
Non en 2026 on n’a plus besoin de services publics de l’audiovisuel il faut tout privatiser économies considérables et libéralisation du système
C’est la seule solution il y a des milliardaires de gauche il me semble et bien qu’ils voient avec eux, moi j »en ai marre de payer pour des trucs que je n’écoute pas ou ne regarde pas, c’est de la vente forcée et c’est illégal en principe
Très bonne nouvelle pour l’Incorrect!
M. de Watrigant doit pousser sa réflexion plus loin, le service public ne sera jamais neutre et ne permettra jamais à tous les points de vue de s’exprimer… affaire d’hommes (et de femmes) naturellement, une seule option vendre et économiser notre argent!
Les deux militants déguisés en journalistes feraient mieux de se faire discrets, après avoir violé toute éthique. Qu’ils se fassent oublier au lieu d’essayer de faire croire qu’ils étaient, eux, les victimes, en multipliant les actions judiciaires, non pour les gagner mais pour tromper le public, une fois de plus.
cohen a remis ça, vu sur insta, pour lui il faut importer toujours plus de migrants, pour le travail soit disant mais il y a des millions qui ne veulent pas bosser chez nous et vivent des aides, celui là vraiment….
Belle claque mais la bataille va continuer.
Les c… ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît ! disait-il !
et pourquoi pas une seule chaine publique : public sénat – point barre qu’avec les délcarations de nos « gouvernants » et des débats où, obligatoirement, chaque membre appartient à un parti politique ou des mouvement différents, tirés au sort à chaque fois devant huissier
Pas mal comme suggestion, j’adhère
Oui j’adopte aussi, du moment qu’on ne paye plus pour ça
Entièrement d’accord avec AdW. Ce n’est pas l’outil qui est problématique c’est la façon dont le gère ceux à qui il est confié. Et il en va malheureusement ainsi de beaucoup de nos outils.
Nb : ci-dessous manque : CONCERNANT l’administration etc
Tant mieux, d’autant que M. Cohen trouvait normal cette façon de rapporter des réalités ( je cite approximativement, mais l’idées est celle là ). Cependant, je ne rajouterai rien d’autre l’administration judiciaire ( … ) libre et indépendante…
Plainte classée sans suites , cette sentence me semble plus que « correcte » . Il n’empêche que ce monsieur Cohen ait encore des velléités de remettre le couvert , ni scrupules , ni remords ce brave monsieur et penser qu’il sévit sur toutes nos chaines publiques ( France 5 , LCP ) et des radios nationales , il doit être bien protégé par la sphère politico-médiatique (de gauche bien sûr). Monsieur De Watrigant ne lâchez rien .
Plutôt que le pont de San Francisco, je suggère à mr de Watrigant d’utiliser le viaduc de Millau, pour sa comparaison… Il est plus long, plus haut et de surcroit, Français…:)
Encore un complot de l’extrême droite nazie pour les discréditer
Bien des pays qui sont démocratiques n’ont pas de radios ou télévision contrôlées par les services publiques et ne s’en portent pas plus mal. Ce sont les dictatures qui veulent contrôler les médias.
Voilà une bonne nouvelle. Il faut privatiser le service public qui n’est plus neutre et qui se sert de l’argent de nos impôts n’importe comment. Arrêtons cette gabegie.
D’accord sauf sur un point,la conservation du service public car les gauchistes s’en serviront toujours pour leur propagande et pour remplir leurs poches sans fond.
C’est sur Boxer mais au moins on ne payera pas pour ça et c’est déjà un bon début, ou on ne fait qu’une chaine tv et une chaine radio sous tutelle et pas de l’arcom qu’on aurait supprimé au passage, pas de gauchistes surtout pour surveiller on les connait, on vire ernotte et veil, on baisse les salaires, on vire lucet et toute cette clique, on vire aussi salamé, conflit d’intérêt, plus de taxis, il y a des transports en commun ou qu’ils prennent leur voiture, on supprime bon nombre d’avantages éhontés et on modifie la grille des salaires……Avec moi ils ne seraient plus en déficit c’est sur