Pacte migratoire européen : vers une redistribution « confidentielle » des migrants
Adopté à la veille des élections européennes de 2024, le Pacte européen sur l’asile et la migration entre désormais dans sa phase décisive. Après deux ans de préparation, la Commission européenne a présenté avec un mois de retard, ce mardi 11 novembre, la première liste des États membres considérés sous « forte pression migratoire ». Une étape clef, puisque cette qualification ouvre la voie à un mécanisme de solidarité obligatoire : les autres pays de l’Union devront accueillir une partie des migrants présents dans ces États de première entrée.
L’Italie, la Grèce, l’Espagne et Chypre figurent sans surprise dans cette catégorie sous tension. Leur situation est évaluée non seulement à l’aune des arrivées récentes, mais aussi à partir de l’accumulation de demandes d’asile au fil des années. Le dispositif prévoit la redistribution annuelle d’environ 30.000 migrants ou, pour les États qui refuseraient d’en accueillir, une contribution financière fixée à 20.000 euros par migrant non pris en charge.
La France, déjà « saturée », pourrait être sollicitée
Si la France ne fait pas partie des pays officiellement soumis à une « forte pression migratoire », Paris fait valoir qu’elle a été largement exposée aux flux migratoires, ces dernières années, et de leur côté, d’autres pays comme l’Allemagne avancent le même argument. Certains de ces États sont par ailleurs considérés comme « à risque de pression migratoire » par la Commission. Pour autant, rien n’exclut que la France doive accueillir de nouveaux migrants, dans des proportions encore inconnues. La Commission n’a pas finalisé les chiffres, qui devraient être communiqués dans les prochaines semaines aux seuls gouvernements.
Un système opaque
C’est là l’un des points sensibles de cette mesure déjà controversée sur lequel Fabrice Leggeri, député RN au Parlement européen pour le groupe des Patriotes pour l'Europe, attire l’attention : les quotas transmis à chaque gouvernement devraient, en principe, rester confidentiels et le nombre exact de migrants que chaque État devra accueillir demeurera inconnu du grand public. Une opacité que Fabrice Leggeri estime « difficilement tenable » et « tout aussi choquante que le fait de devoir payer une amende de 20.000 euros par migrant que l'on refuse ». Selon lui, aucun gouvernement ne pourra, durablement, dissimuler de tels chiffres à son opinion publique et éviter, ainsi, un débat politique.
Une « solidarité » contestée et un pacte à l’efficacité questionnée
Car ce débat politique, que la Commission européenne le veuille ou non, devra avoir lieu. Le RN critique un texte qui, selon lui, « entretient l’appel d’air » plutôt que de le tarir : la demande d’asile reste déposée uniquement une fois le migrant arrivé sur le sol européen, ce qui maintient intactes les filières et la pression aux frontières. Sous la bannière de son groupe, Fabrice Leggeri défend donc une réforme de fond avec un traitement des demandes d’asile hors du territoire de l’Union, des centres externalisés ou encore un examen préalable avant toute entrée en Europe.
De plus, la promesse d’équilibre du Pacte sur la migration et l'asile, qui exige la solidarité obligatoire entre États membres en échange d’un renforcement du contrôle aux frontières extérieures, peine à convaincre le camp des Patriotes. De son côté, la Commission met en avant une baisse récente de 35 % des franchissements irréguliers depuis 2024. Mais selon Fabrice Leggeri, cette baisse ne s’explique pas par le pacte, qui ne sera appliqué qu’à partir de juin 2026, mais plutôt par des initiatives nationales, notamment les accords conclus par Rome avec la Tunisie ou le durcissement de ton du gouvernement italien qui « a pu contribuer à dissuader des arrivées illégales ».
Un nouveau chapitre migratoire sous tension
De toute façon, à mesure que les premières obligations tomberont, les tensions entre États membres promettent de s’aiguiser, rappelle en outre l’eurodéputé. La Belgique et les Pays-Bas contestent déjà le refus de l’Italie de reprendre certains demandeurs d’asile en vertu du règlement Dublin. D’autres pays cherchent à renvoyer leurs migrants vers des « pays tiers sûrs », objet de deux projets de règlements parallèles encore en discussion, et certains gouvernements, comme ceux de Viktor Orbán en Hongrie, Donald Tusk (pourtant très européiste) en Pologne ou encore Robert Fico en Slovaquie, ont déjà fait part de leur refus catégorique d'accueillir les migrants déplacés ou de payer pour ces derniers.
Tak, jak mówiłem, Polska nie będzie przyjmować migrantów w ramach Paktu Migracyjnego. Ani płacić za to. To już decyzja. Robimy, nie gadamy!
— Donald Tusk (@donaldtusk) November 11, 2025
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67 commentaires
La technocratie européenne est en train de tuer l’Europe. Qu’à fait la commission européenne depuis 20 ans pour imposer une convergence fiscale et pour proposer une convergence sociale entre les pays membres ? RIEN. Qu’a-t-elle fait pour favoriser l’émergence de géants industriels européens ? Elle a joué contre.
La bonne question est.. après avoir payer 20 00 € à un autre état pour recevoir un migrant. Est ce qu’il.est interdit à ce migrant de venir, et surtout de s’installer en France pendant un long délais. En fait.. non des que le migants sera accueillis dans le pays, le migrant pourra aller en France s’installer ( Libre circulation des hommes CDEH). Mais entre temps la grance aura payer 20 000 € au pays acceuillsnt
FREXIT ! Vite !
Tous les gens que je connais au Royaume Uni (et j’en connais beaucoup) se tournent vers Farage (Reform UK), l’initiateur du Brexit, et ils sont unanimes :
– Le Brexit était une bonne chose et a eu des effets très positifs, mais pas assez.
– Mais nombre de promesses n’ont pas été tenues par les gouvernements qui ont suivi parce que ceux-ci étaient pro-UE et freinaient des 4 fers. C’est notamment le cas pour l’immigration pour laquelle les gouvernements ont délibérément refusé de « faire le job »…
– Par ailleurs, l’UE a tout fait pour punir les Anglais de façon à décourager d’autres « exits »
– si Farage venait au pouvoir (et il a de bonnes chances), le Brexit serait enfin appliqué avec conviction, notamment pour l’immigration, point crucial pour les Britanniques !
Il y a quelque chose que je ne comprends pas ; il paraîtrait que l’immigration nous enrichit. Alors pourquoi devoir imposer des suites d’immigrés par pays ? Les pays dirigés par des responsables sensés devraient se battre pour avoir droit à un maximum d’immigrés, non ? D’ailleurs, la France est championne quant au nombre d’immigrés accueillis et, buzarement, elle est le pays le plus endetté. Il y a la quelque chose qui m’échappe et je trouve qu’il serait urgent que notre Mozart de la finance fasse un peu de pédagogie au bénéfice des gueux qui l’entretiennent.
Il serait plus que temps que la France quitte ce boulet de UE avec ce macron qui est complètement gaga devant la ursula von der layen et roule avant tout que pour Allemagne
Effarant
Dans ma petite ville , de plus en plus de migrants , jeunes hommes , souvent sur des trottinettes , et bien entendu le téléhone portable collé à l’oreille . Et pendant ce temps , sur les trottoirs des mendiants , de souche , avec des chiens, et bien entendu des adolescentes et des femmes voilées .
Chargez la mule France, elle s’écroulera et la guerre face à face dixit Notre ancien ministre Gérard Colomb sera effective. Merci Macron et tous tes sbires.
Le foyer de la trahison est à Bruxelles, il faut accepter d’en sortir ou mourir à petit feu.
Tout à fait.
IL FAUT SORTIR DE L’UE. C’est devenu le seul moyen de préserver le France dans maints domaines. Mais avec un Macron comme chef de l’état, c’est raté d’avance.
S’il en fallait encore une, c’est bien la preuve que la commission européenne s’assoit sur l’avis des populations en prétendant ne s’adresser qu’aux dirigeants des pays.
Encore une directive débile qui soutien une idéologie totalitaire visant à favoriser l’hégémonie des instances européennes sur l’indépendance des états.
L’UE doit être muselée et ses commissions dissoutes au bénéfice de la primauté des états membres.
L’autre solution si le parlement européen ne parvient pas à dénoncer ce genre de directive, c’est de quitter l’UE et reprendre notre indépendance.
Tout à fait.
Tellement de votre avis. Oui au frexit et au macronexit
Notre valeureux gouvernement acceptera son quota au nom des Droits de l’homme. La CEDH, une succursale de Bruxelles, fera aussi pression sur les états réfractaires. Que Bruxelles utilise les contrôles frontaliers en échange des quotas n’est qu’un chantage honteux.
Sortir de l’UE pour ne plus accueillir de migrants ?
Match : Italie / R.U.
Meloni arrive en Octobre 22.
(Maillot n°9. Attaquant de pointe)
Depuis 2023 si nous comparons avec le R.U. qui n’est pas dans l’UE, nous voyons qu’il y a une nette diminution des arrivées en Italie et une forte augmentation au R.U.
ALORS que l’Italie, vu sa géographie, est beaucoup plus sous pression.
(Olalaaaaa Incroyable but de l’Italie à la toute dernière minute de jeu, fooorrrmiiiidaaaable).
C’est encore le pouvoir en place qui détermine si on augmente ou pas les arrivées.
Malgré les pressions de l’UE c’est bien l’union des pays qui sont contre qui fera basculer la politique migratoire
d’ un côté ou de l’autre.
Compte tenu de la libre circulation dans l’espace européen , meme si on refuse on paira et ils finiront pas rappliquer ici ! Puisque ici tout est gratuit !
Le seul moyen de sortir de ce piège est de sortir de l’UE. Viiite le Frexit ! !
Ho que oui !
Je pense aussi, même si cela risque d’être douloureux les premières années, il nous faut SORTIR de cette europe, qui ne tient pas la route.. Mais en plus, je ne suis pas spécialiste, mais que votent les élus des pays qui siègent à cette satanée commission.??? Ils sont là pour faire quoi ?? sinon à défendre leur nation
A 20000€ pièce, il vaut mieux payer quand on examine à minima le prix de revient d’un migrant qui travaillera peut-être déclaré un jour lointain
c’est la question que je me posais = si ce n’est qu’une fois, il serait intéressant de calculer le bénéfice