[MUNICIPALES] Bordeaux 2026 : 49 % des délinquants sont étrangers

Quand le préfet pose les chiffres de la réalité, la campagne municipale s’enflamme
incendie Bordeaux

Quand un préfet lâche un chiffre pareil, ce n’est pas une polémique. C’est une alarme. Lors de ses vœux, le préfet de Gironde, Étienne Guyot, a affirmé que « 49 % des délinquants sur la voie publique en Gironde sont étrangers ». Une phrase qui tombe comme une enclume dans une campagne bordelaise que Pierre Hurmic aurait préféré consacrer aux pistes cyclables et à la ville apaisée.

En 2026, beaucoup de Bordelais ne demandent pas une ville apaisée. Ils demandent une ville tenue. « C’est l’heure du grand choix, c’est un combat vital ! », lance Thomas Cazenave, le candidat centriste, dans son entretien avec La Tribune.

Pour Julie Rechagneux, eurodéputée et candidate RN, interrogée par BV, ce chiffre agit comme une confirmation brutale : « Bordeaux était historiquement une ville calme et agréable à vivre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. »

Délinquance : des chiffres qui ne rentrent pas dans une brochure

Les statistiques ne racontent pas exactement la carte postale. En 2024, Bordeaux comptabilise 31.564 crimes et délits, soit 119 faits pour mille habitants. La dynamique récente n’aide pas la majorité écologiste : 27.424 crimes et délits en 2023, soit +15 % en un an. À ce rythme, la ville apaisée tient plus du vœu pieux que du bilan.

Dans ce contexte, l’opposition s’engouffre. Julie Rechagneux tranche : « L'insécurité, c’est aujourd’hui ce que la plupart des Bordelais déplorent. » Un discours qui rencontre un électorat lassé d’entendre que la prévention suffira à contenir la violence du quotidien.

Hurmic et la sécurité : plus de moyens et un réveil brutal

La mairie met en avant ses renforts : la police municipale serait passée d’environ 138 agents à 187, soit 62 policiers pour 100.000 habitants. En comparaison, des villes comme Cannes (267) ou Nice (130) rendent les chiffres bordelais très éloignés des attentes pour une ville de cette taille.

Dans ce contexte, il y a eu ce moment délicieux, ce petit instant de poésie politique où l’idéologie écologiste s’est fracassée sur le mur du réel. Pendant des années, armer la police municipale, ce n'était « pas notre culture », « pas notre vision », « pas la solution ». Et puis un jour, à l’été 2025, miracle : la réalité a gagné. La mairie bordelaise a fini par armer sa police municipale.

Julie Rechagneux rappelle également que le retard n’est pas qu’humain, mais aussi technologique : « Bordeaux compte environ 250 caméras de vidéoprotection, quand des villes bien plus petites en ont davantage. On est largement à la traîne. »

Finances : la dette grimpe et le contribuable sert de variable d’ajustement

Sur les finances, Bordeaux affiche une trajectoire qui commence à faire tousser. L’encours de dette atteint environ 355,7 millions d’euros, soit 1.323 euros par habitant. Sur trois ans, elle progresse de 19,7 %.

C’est sur ce terrain que Virginie Bonthoux, candidate Reconquête, a décidé d’entrer en campagne. Elle a lancé officiellement la sienne, le 24 janvier dernier, lors d’un meeting à Bordeaux en présence d’Éric Zemmour, et s’est confiée à BV à cette occasion : « Il faut couper les subventions aux associations politisées, idéologisées. Que ce soit immigrationniste, transactiviste ou wokiste en général. » Elle résume le mandat Hurmic en une phrase : « On est sur de l’idéologie en permanence, pas sur du bon sens. »

Dans ce contexte, Philippe Dessertine, candidat société civile, tente d’occuper le créneau du sérieux budgétaire : « Je veux porter une approche optimiste, mais une logique optimiste raisonnée, avec un projet qui permette de changer la vie des gens au quotidien. »

Logement : Raymond invente la réquisition commando

À Bordeaux, le loyer médian atteint environ 20 €/m² en 2026, soit une hausse de 12 % en cinq ans. Dans une ville où près de 66 % des habitants sont locataires, cette tension n’a rien d’un débat théorique. C’est dans ce contexte que Nordine Raymond, candidat LFI, propose de réquisitionner les logements vacants, y compris privés. Il va jusqu’à affirmer que si la préfecture refuse, le maire et son conseil municipal pourraient « aller ouvrir eux-mêmes les portes ».

Une politique du logement version pied-de-biche municipal, avec un effet secondaire évident : dissuader les propriétaires et aggraver la pénurie.

En 2026, Bordeaux votera pour du concret, pas du vernis

Délinquance en hausse, dette lourde, exaspération diffuse et une majorité sortante qui a trop longtemps cru qu’une communication soignée pouvait remplacer une politique d’autorité. Julie Rechagneux, qui lance sa campagne ce 31 janvier lors d’un meeting, résume l’enjeu lors de son entretien à BV : « Quand le sentiment d’insécurité s’installe, on vit moins, on sort moins, on renonce. » En 2026, Bordeaux ne cherchera pas un maire qui explique mais un édile qui reprend la main. Et Pierre Hurmic, cette fois, ne pourra pas planter un arbre, même en verre, pour cacher la forêt.

Picture of Yann Montero
Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire I Le réél finit toujours par s'imposer I Suivez-moi sur X : @YannMontero

Vos commentaires

45 commentaires

  1. Il n’y a pas qu’à Bordeaux , partout en France ou augmente l’immigration , augmente la délinquance .

  2. A Bordeaux, « RN » et « Reconquête » pas capables de former une liste unique ? Comme, sans doute, dans de trop nombreuses communes… Le meilleur moyen de perdre les élections ! Quelle désolation !

  3. 49% ? Tous les sondeurs vous diraient qu’on est là dans la marge d’erreur ! Pourquoi pas 50%, ou 51%, ou 52%. Ça sent la manipulation statistique à plein nez ! D’autant plus que ces stats ne tiennent pas compte des individus qui ont été naturalisés français, et ils doivent être très nombreux.

  4. DÉLINQUANCE et IMMIGRATION EN FRANCE ?
    49% « d’étrangers » d’après les statistiques officielles. Mais il faut préciser :
    1° Une très grande partie des délinquants qui ne sont pas classés « étrangers » sont des Français de la première génération des immigrés. Il suffit de relever les identités, sur les statistiques, quand elles sont précises.
    2° La délinquance, même de nationalité française, est islamique, d’origine maghrébine ou africaine noire, pour sa quasi-totalité.
    3° Il n’y a pratiquement pas d’asiatiques dans les prisons. Pas du tout en rapport avec leur nombre en France (14% de la population en 2023)
    4° Quant à la délinquance étrangère d’origine européenne… Elle est statistiquement inexistante.

  5. 49% d’étrangers…………mais 99% ? d’origine étrangère ? mais de nationalité française……;
    a la sacro sainte nationalité !!!!!! ça fait dire n’importe quoi !

  6. 46%? Ca doit être une erreur Nénez chiffres à l’appui, nous a briefé là dessus, pas de rapport entre immigration et délinquance, soit 200000, euh non 400000, mince toujours pas, disons 700000, oh et puis zut, allons y pour le million de clandestins. En macronnie, c’est la Roue de la Fortune, pas en tunes mais en migrants.

  7. Le problème de ces étrangers délinquants va beaucoup plus loin que la simple insécurité…
    La surpopulation carcérale vient justement de cette population, sans eux on aurait pas besoin de construire de nouvelles prisons, de même que nos forces de police seraient bcp moins sollicitées, mais ça personne ne veut en parler… 
    On avait posé la question à un directeur de prison sur le profil de sa population et il avait refusé, « interdit de communiquer sur des statistiques ethniques » la bonne blague, si les chiffres avaient servi le wokisme lénifiant ambiant ils seraient connus et largement diffusés, mais là c’est l’omerta la plus totale !
    On vous fait grâce de la fréquentation de nos hôpitaux qui eux mêmes seraient largement moins débordés… Tous les patients qui ont du se rendre à l’hôpital dans une grande ville auront fait la même constatation ! J’ai du me rendre à l’hôpital de Nantes et dans la salle d’attente je me demandais si j’étais en France ou en Afrique !
    Pourquoi se fatiguer à dénoncer de que personne ne veut rien voir ?
    En plus c’est interdit de signaler les évidences !

  8. Ces étrangers ne semblent pas être des écologistes respectueux de la loi, alors qu’est-ce qui les attirent dans la ville? la mansuétude des élus pour les marginaux ? la proximité prometteuse de bourgeois crédules? Dommage pour l’image de la ville.

  9. La sécurité à Bordeaux est un problème qui remonte bien avant Hurmic. Sous Juppé, la délinquance était déjà là et bien là, dûe à une immigration extra européenne agressive, comme aujourd’hui.
    Nous, Bordelais, sommes directement responsables de cet état de fait, comme dans toutes les grandes métropoles françaises. CSP+ et donc decervelés et incultes.
    Les bordelais ne voterons jamais au-delà du centre .
    Et puis il y a la dérive budgétaire, dûe à une administration en roue libre, qui décide de tout sans réelle surveillance, de façon autocratique sans surveillance des politiques.
    Bordeaux est l’exacte réplique des autres grandes villes sauf peut-être Cannes.

  10. Si les « Bobos Ecolos » de Bordeaux en veulent encore c’est leurs problèmes !! Ce sera fini de la belle ville qu’avait fait Mr JUPPE !!

  11. Que se soit pour Bordeaux ou pour n’importe quelle autre ville de France, changer de maire et (ou ) augmenter le nombre de policiers ne changera rien tant que les juges rouges tiendront les tribunaux.
    Et surtout sortir de la CEDH!

  12. Il n’y à que Mme Julie Rechagneux pour vous sortir de ce marasme fait par la gauche vous le peuple de Bordeaux.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Au centre, les grandes figures qui en imposent ne s’imposent pas !

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois