Lecornu sort sa petite tronçonneuse et abat le SNU, lubie de Macron
C'était devenu l'un des sujets récurrents traités par Boulevard Voltaire, tant il défrayait la chronique macroniste. Quand allions-nous enfin voir disparaître le service national universel, ce machin voulu par Macron et choyé par Attal ? Eh bien, c'est chose faite, ce vendredi 19 septembre : dans un communiqué de presse, le nouveau Premier ministre a acté l’abandon du service national universel sous sa forme actuelle. Une décision prise au nom d'« État efficace », nom d'une « mission » qu'il vient de créer et qui sera placée sous son autorité.
Annonce officielle de l’abandon du SNU. Comme quoi Lecornu PM peut s’affranchir des choix de Macron PR (et les élèves pourront travailler à l’école durant ce temps-là. pic.twitter.com/OjTc1rgJwD
— Duprat Annie (@DupratA) September 19, 2025
Le SNU, ce délire macroniste coûteux et inutile
Comme l'écrivait Yves-Marie Sévillia, il y a à peine deux mois, « le service national universel (SNU) appartient à la litanie des belles promesses d’Emmanuel Macron qui sombrent comme un cadavre dans la mer, entraîné vers les fonds marins par deux boulets en guise de lest : les finances et l’idéologie ». Lancé dès 2017 par Macron, qui lui attribua même un secrétariat d'État spécifique dans son premier gouvernement, il naît en 2019. S'adressant à des jeunes volontaires entre 15 et 17 ans « souhaitant vivre une belle expérience collective, se rendre utile aux autres, créer des liens forts et se découvrir un talent pour l’engagement », il s'organise en deux temps : un séjour de cohésion de deux semaines et une mission d’intérêt général de deux jours minimum. Censé répondre aux défis d'une jeunesse en manque de repères, il ne s'adresse en fait pas à ceux qui en auraient le plus besoin !
De nombreux rapports demandaient sa suppression
Il est très vite contesté de toutes parts : finalité floue, coût exorbitant, emprise idéologique (Clémentine Autain érigée en modèle...). Et les rapports officiels s'accumulent, dénonçant ce gadget macroniste. Il y a un an, c'est la Cour des comptes qui préconisait sa suppression et dénonçait son coût : ni Barnier ni Bayrou n'avaient osé toucher au joujou du Président. L'heure doit être grave, pour que ce soit Lecornu, à peine nommé et sans gouvernement, qui annonce sa suppression. La Macronie a visiblement le feu aux trousses, pour jeter ainsi par-dessus bord ses trophées ! En janvier, c'était au tour du Sénat de voter sa suppression, au nom d'un coût insupportable de trois milliards d'euros ! Comme l'écrivait Georges Michel, en janvier, « il ne s’agit plus de bouts de chandelle mais de chandeliers en or massif ». Et Lecornu pouvait s'appuyer sur un nouveau rapport parlementaire tout chaud des députés Idir Boumertit (La France insoumise, Rhône) et Maxime Michelet (Union des droites pour la République, Marne) publié ce 17 septembre et qui préconisait aussi sa suppression. Tout ça pour ça... Gaspillage de temps, d'énergie et d'argent monstrueux : une belle allégorie du macronisme, ce SNU !
Le SNU remplacé par le SMV ?
Mais, dans son communiqué annonçant la suppression du SNU, Sébastien Lecornu, ancien ministre des Armées, évoque la « création prochaine » d’un « service militaire volontaire ». Le Monde rappelle que le haut-commissariat général au Plan (tiens, un autre machin à supprimer), qui a étudié en mai le scénario d’un service volontaire de six mois, « estimait qu’il pourrait difficilement cibler plus de 70.000 jeunes par an en raison d’un vivier limité et coûterait 1,7 milliard d’euros ». Devant cet empressement à remplacer un dispositif par un autre, comment ne pas avoir des doutes sur les réelles capacités de tronçonneur de Lecornu ?
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts





































57 commentaires
À croire que chez nis politiques, faire des économies leur provoque une peur incontrôlée, un traumatisme, qu’il leur faut immédiatement créé une nouvelle dépense. Ça les rassure, ça les calme. Mais nous, ça nous insupporte.
Ah…ah…ah…..encore une vaste blague !!!
ça commence bien !!! on voit où ça va « taper » !!!! …au raz des paquerettes…pour faire illusion…
et, apparemment 42% des français apprécient les mesures prises par le nouveau 1er ministre !!!!!
mais ils apprécient quelles mesures ? il n’y en a pas !!!!!
il n’y a même pas encore de gouvernement…..
Un bon bûcheron commence toujours par débroussailler au pied de l’arbre qu’il compte abattre. Je crains toutefois que celui-ci ne se contente que de cela et laisse le travail aux autres
Il faut supprimer tous ces machins inutiles les comités téodules et autres et faire un ministère du combat contre les fraudes et mettre les fonctionnaires à bosser dedans, smic au départ et intéressement par dossier traité et argent récupéré, ça les motiverait et nous dépenserions moins
Qu’ils n’aient pas le choix c’est certain (je le sais, j’en étais) mais qu’ils s’abstiennent au moins d’en vanter les mérites par une superbe langue de bois. Discipline n’est pas complaisance, surtout pas à l’égard des politiques indignes qui (hélas!) les commandent actuellement.
Je constate que la question des moyens pour payer une armée de métier est essentielle pour former une armée de fonctionnaires. Dans le temps, la conscription était un mode facile pour avoir une armée nombreuse. par exemple, en Belgique où je vivais dans mon jeune temps, il y avait 100 000 soldats ! Et le matériel suivait avec un centaine d’avions de combat F104, des chars leopard par centaines aussi, des milliers de blindés d’infanterie ou de reconnaissance…Il n’y a a quasi plus rien, entre 20 et 30000 personnels ( Mais le pays reconstitue tout de même son armée ). Pour un domaine que je connais bien, l’urbanisation, la question est la même, on urbanise à gogo, on construit partout et il faut donc des routes, des ponts, etc et il faut entretenir tout cela, ce qui ne se fait que peu ou prou et on laisse le patrimoine se dégrader par manque de moyens, et c »est idem pour Sylvie et Nicolas qui arrivent à réparer un truc ou l’autre dans leur bien, mais deux ou trois, ce n’est plus possible comme le disait bien une brave dame questionnée par un média sur ce sujet.
Macron tente d’allumer des contre-feux en autorisant lecornu à supprimer quelques délégations inutiles, sauf à remercier la servilité des « amis ». Mais cela n’économisera rien face aux 1200 milliards de dette macroniste. Supprimer le SNU, qui rassemblait des jeunes désœuvrés autour de l’illusoire mondialiste, économisera un peu plus.
Le Service national volontaire qui le remplacera pourra être une amorce de milice patriotique, en remplacement de la conscription, qui avait permis aux Poilus » de gagner la guerre de 14-18, ou aux conscrits d’Algérie de s’opposer au coup d’état contre de Gaulle. Les militaires dits « de carrière » que macron a décapités de leurs chefs valeureux, trouveront alors les conscrits volontaires avec eux, ou CONTRE eux, si les généraux, nouveaux boulangistes, restent NATO’istes, contre la Nation France.
Et encore une diversion dans l’espoir de berner une fois de plus ce troupeau de camembert/baguette complètement anesthésié par la propagande macroniste.
Mais quand va-t-on prendre réellement conscience que le Titanic France coule à pic ?
Pour pointer du doigt, une énième fois, la gabegie de l’Etat et des gouvernements qui se sont succédés à un rythme effréné depuis 3 ans, l’article aurait pu relever la suppression d’un « coordonateur » en plus d’une délégation ministérielle (combien de personnes ?) en charge de la mobilité … pour les JO de 2024. L’efficacité de l’Etat glouton dans toute sa splendeur ! Un machin qui s’est terminé il y a un an et on paye, sans doute grassement, des personnes qui servent à quoi ? Et cela aurait pu durer encore longtemps sans doute. En même temps je les plains, en plus des conditions salariales ils doivent avoir des journées de « travail » harassantes …