« Ils frappaient ma tête » : un père de famille violemment agressé à Brest
C’était un dimanche soir tranquille. Le 4 mai dernier, Yann* regardait un film avec son épouse. Des cris et des bris de verre viennent alors perturber le calme de ce quartier résidentiel de Brest. « Il y avait un bruit de casse, on est sorti pour voir ce qu’il se passait », raconte le père de famille, à BV. Il se retrouve alors nez à nez avec une bande d’une dizaine de jeunes qui s’amusent à dégrader les véhicules - dont le sien - garés dans la rue. « Ça m’a mis hors de moi, se souvient Yann. J’ai passé mon téléphone à mon épouse pour qu’elle appelle la police et je me suis mis à les suivre. Je voulais pouvoir les désigner aux forces de l’ordre. » Mais rapidement, la situation dégénère…
« Ils avaient des matraques »
Ce père de six enfants, investi dans le scoutisme, pense pouvoir discuter avec ces jeunes, et peut-être même les raisonner. Jamais il n’imagine qu’il peut se faire agresser. « C’est totalement hors de mon référentiel ! » Pourtant, alors qu’il suit la bande dans une rue voisine, Yann est attaqué par derrière. « Quatre d’entre eux se sont cachés et m’ont pris par surprise. J’ai tenté de m’échapper mais ils m’ont mis à terre et ont commencé à me frapper », rapporte-t-il. « Ils étaient armés de matraques télescopiques, ils m’insultaient. Ils tentaient même de frapper ma tête » poursuit le père de famille, qui « se voit alors mourir ». Un voisin courageux finit par sortir de chez lui, suivi de près par les forces de l’ordre, et met en fuite les jeunes délinquants. Quatre sont interpellés. Mineurs, ils seront relâchés dès le lendemain. « Quand j’ai déposé plainte, les policiers m’ont expliqué qu’ils allaient les relâcher, qu’ils les rattraperaient dans dix jours et qu’ils seraient à nouveau relâchés », se désole Yann. Pire : ces mineurs « ont tenu 24 heures sans lâcher leurs copains. Résultat : ils prennent du galon et gagnent l’estime de leur groupe. »
Le lendemain, le père de famille garde les séquelles de sa violente agression. « J’avais beaucoup d’hématomes sur tout le corps. Le médecin légiste a mis près d’une heure à tous les examiner ! » Il se voit prescrire 10 jours d’interruption totale de travail (ITT). Les jours qui suivent, la douleur l’empêche de se déplacer, de conduire et même de dormir. À cela s’ajoute le choc psychologique. « J’ai peur le soir, j’ai peur pour mes enfants », nous confie Yann.
Il interpelle Darmanin et Retailleau
Vingt jours après les faits, ce père de famille reste sidéré et ressent un profond sentiment d’injustice. « D’abord, ils viennent casser ma voiture alors que je n’ai rien fait. Ensuite, je n’ai même pas pu leur parler, explique-t-il. Ils ont visé ma tête, c’était pour me tuer. J’aurais donc voulu leur expliquer qu'ils étaient sur le point de tuer. »
Quelques jours après son agression, Yann décide de raconter, sur ses réseaux sociaux, ce qui lui est arrivé. « C’était thérapeutique, j’avais besoin que ça se sache. » À la fin de son mot, il décide d’interpeller Gérald Darmanin et Bruno Retailleau. « Quelle est la suite ? Une nouvelle sauvagerie ? Un mort de plus ? Quelle est la solution pour vivre en paix ? », s’interroge-t-il. « Au fond, ce n’est pas aux jeunes qui m’ont agressé que j’en veux. Je les plains. Je me demande quel sera leur avenir. J’en veux surtout à notre système. Comment notre système a pu fabriquer ça ? [….] Ce n’est pas normal que dans mon quartier, je ne puisse pas vivre en paix ! »
*Le prénom a été modifié
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86 commentaires
Eh oui braves gens vous en avez élu la majorité d’entre-eux « honnêtes gens » comme il dit, lui comme les autres ne changeront rien ,à peine élu président de son mouvement suiveur et inaudible il récupère ses amis écartés « chassez le naturel il revient au galop »,n’espérez rien d’eux ils sont trop compromis pour changer,c’est cuit.N’est pas Charles de Gaulle qui veut et la probité et le patriotisme ne sont plus depuis.
Triste état des choses ! Si ce genre d’agression grave est maintenant banalisé, classé sans suite, c’est que le pouvoir n’applique pas les lois, délibérément ! Avis aux électeurs; voter pour d’autres, ceux qui depuis des années dénoncent ces manquements et ont des solutions à l’insécurité montante ! Il est temps !
Je crois, je suis sûre depuis peu, qu’il ne faut pas croire à un brin d’humanité chez ces personnes, ils ne sont pas dans le même registre ou référentiel comme il est dit ; je trouve même très curieux que vous le croyiez encore avec ce qui se passe, à moins que vous ne le sachiez pas !! « ils tuent « , ils tuent, ils sont même par certains ,comparés à des bêtes ! le nombre d’agressions, vous le savez, avec couteau ou pas ? regardez à « Marin » sur votre PC, ce qui lui est arrivé ! regardez tous les autres ! Thomas , Luigi ..les cimetières en sont remplis ! les chauffeurs de bus massacrés … vous savez ce que c’est que de ne plus pouvoir sortir ?? A Besançon, à une heure du matin un homme qui rentrait s’est trouvé nez à nez avec un jeune détenant une arme, elle s’est enrayée, SINON !! dans la même ville un homme âgé qui distribuait le journal local à 4h s’est fait massacré à coup de genou quand il se relevait, il est mort !!! Alors voilà, comme les pouvoirs publics ne font rien, sachez que vous n’êtes rien, il nous faut réfléchir pour sauver notre peau !
je rajoute que la réflexion : » ça n’arrive qu’aux autres » , mérite d’être méditée, elle signifie ce que nous sommes, profondément ! et d’autre part, ceux qui nous gouvernent ne sont forts que parce que nous sommes faibles, ils se conduisent comme des rois car nous nous conduisons comme des valets !
» Jamais il n’imagine qu’il peut se faire agresser. « C’est totalement hors de mon référentiel ! » « hors de mon référentiel » ….Admirable !
La peine de mort a été abolie et c’est bien mais il faut la remplacer par des sanctions exemplaires, définitives et sans appel.
Pour se débarrasser de la violence il faut l’éliminer
Il n’y a pas si longtemps il y avait les maisons de correction pour les mineurs et le bagne pour les autres.
On avait ainsi la vraie sanction et l’éloignement longue durée définitif hors de la métropole sans possibilité d’évasion
La récidive n’existait pratiquement pas.
Les fonctions éducatives et rédemptrices en prison ne servent à rien. Dans 90% des cas elles ne donnent et n’ont jamais donné de résultats significatifs;
Il faut donc rétablir
– La discipline et la sévérité des maisons de correction pour les mineurs et le renvoi définitif dans le pays d’origine avec leur famille avec perte de la nationalité française.
– La réclusion longue durée au bagne loin de la métropole avec travail obligatoire et expulsion dans le pays d’origine avec leur famille en fin de peine pour toutes ces racailles majeures avec perte de la nationalité française et perpétuité réelle avec réclusion à vie au bagne pour tous ces criminels violents sans foi ni loi
C’est certes expéditif, mais ce serait surement pédagogique, efficace et dissuasif !