Il n’est pas nécessaire d’apprécier Nicolas Sarkozy pour s’inquiéter de sa condamnation
Certains, parmi nos lecteurs - je le sais, je les connais ! -, se disent sans doute que tout ce tintouin autour de la prochaine incarcération de Nicolas Sarkozy est très exagéré. Qu’ils préfèrent, quant à eux, réserver leur compassion à d’autres, plus nécessiteux. Quand ils repensent au traité de Lisbonne, au chaos en Libye et à l’ouverture à gauche (Kouchner plutôt que le Kärcher™, selon la formule d’Éric Zemmour qui a fait florès)… pour ne parler que de cela, ils se prennent même à se réjouir. Après tout, c’est un peu mérité, n'est-ce pas ?
Sauf que c’est pour tout l’inverse qu’il va aller en prison. Vous avez trouvé son quinquennat bien décevant ? Vous vous êtes senti, par lui, trahi ? Imaginez, dans ce cas, le sort que vont réserver les tribunaux à plus ferme que lui. Car là où vous avez vu un filet d’eau tiède, les juges ont vu, eux, un couteau entre les dents. Vous lui reprochez de ne pas avoir été assez à droite, ils lui reprochent, eux, de l’avoir trop été. Finalement, les nombreux gages qu’il a tenté de donner à la gauche n’ont pas été suffisants pour le sauver.
Marine Le Pen, prochaine sur la liste ?
Pas besoin d’apprécier le ci-devant Président pour être scandalisé. Et Marine Le Pen, qui a été une des premières à réagir, ne s’y est pas trompée. Sarkozy n’est sûrement pas sa tasse de thé, mais elle sent bien que la prochaine tête sur le billot pourrait bien être la sienne. D’ailleurs, la juge, Nathalie Gavarino, qui a fait chuter ce jeudi Sarkozy (après avoir manifesté contre lui à Nice en 2011… est-il permis, même si elle appartient à l’USM et pas au Syndicat de la magistrature, de s’interroger sur sa totale impartialité ?) a un autre scalp, et non des moindres : elle a eu raison, en son temps, de François Fillon. Aura-t-elle, pour faire strike, son mot à dire pour Marine Le Pen ? Mais si les juges veulent présider aux destinées des Français, qu’ils quittent donc les tribunaux et se présentent aux élections ! Cela aura le mérite de la clarté.
Car l’idée n’est pas de savoir si l’on trouve Nicolas Sarkozy sympathique mais de se demander si l’on veut continuer longtemps à voire la démocratie se muer en « magistrocratie ». Ils font les élections. Ils ont interféré dans les élections de 2012 (début de l’affaire qui se poursuit aujourd’hui), interféré dans celles de 2017, s’apprêtent à interférer dans celle de 2027. Toute personnalité de droite s’approchant de trop près de l’Élysée se fait aussitôt, politiquement, guillotiner. Et la comparaison avec l’Ancien Régime n’est pas fortuite.
Bien que relaxé pour trois des quatre chefs d’accusation, Sarkozy a été reconnu coupable (en première instance, il a fait appel et, donc, est présumé innocent) d’association de malfaiteurs. On l’accuse d’un acte qu’il n’a pas commis, que ses collaborateurs, sur lesquels il avait autorité, n’ont pas non plus commis… mais en avaient peut-être l'intention. Reconnaissons que c’est mince. Et Mediapart, qui le traque depuis treize ans, qui a sonné l’hallali et déclenché la curée, a, semble-t-il, fourni un faux.
Marine Le Pen s’inquiète d’une « généralisation de l’exécution provisoire », dont elle a été victime elle-même. Cette exécution provisoire, de fait, met à mal l’indépendance des deux juridictions - de première instance comme d’appel - et la présomption d’innocence. Elle ne se justifie qu’en cas de mise en danger de la société par le prévenu. Au moment où se joue le procès du violeur de Claire Géronimi et la reconstitution du drame de Crépol, cela ferait sourire si ce n’était pas si grave. S’il manque, comme on nous le dit, de places en « zonzon », qui préférez-vous voir mis à l’ombre, en priorité, loin de vos enfants ? Pas Nicolas Sarkozy. Dans cette volonté de le coffrer, il y a un désir inextinguible d’humiliation symbolique et publique.
Beaucoup pensent, désormais, que cela ne sent pas très bon, pour Marine Le Pen… Comment leur donner tort ?
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300 commentaires
Quand va t on cesser de rendre intouchables ces hommes et femmes politisés !! Quand on constate que des criminels sont remis en liberté avant la fin de leur peine et qu’ils récidivent c’est bien la responsabilité d’un juge qui a décidé de cette libération qui est en cause !! Et bien non pas de sanction possible !! C’est bien le seul métier qui a ce privilège !! Il suffit de faire l’école de la magistrature pour devenir un « saint ou une sainte » et détenir le bien et le mal !! On se moque de qui ??
Les socialistes, leurs affiliés et juges rouges ont tous les pouvoirs alors qu’ils ne représentent rien dans les urnes.
Leur bien pensance radicale radicale empêche tout débat ou alternace
Il se gavent de petits fours et vivent de nos impôts , quand je ne suis pas contente d’un service je demande des coñptes, eux sont intouchables
Quand les deux plateaux de la Balance de la Justice ne sont plus lestés que du poids de l’idéologie et de la haine, cette prétendue » Justice » devient une effroyable machine à broyer les innocents, mais qui protège aveuglément les coupables.
Quand une autorité judiciaire devient un pouvoir politique à part entière, la » Justice » n’est plus rendue, elle est politisée, et menace la démocratie, la République.
La France, pays régicide, s’illustre tristement, une fois de plus, dans l’ignominie, en incarcérant un ancien président de la République pour des raisons qui dépassent l’entendement.
» Méfiez vous des Juges, ils ont tué la monarchie, ils tueront la République. »
L’Histoire les jugera.
mais…en attendant…des vies auront été détruites…..
Ce 25 septembre est un jour NOIR pour moi, le ciel s’assombrit sur notre République. La justice se réjouissait de l’échec de N.S. en 2007, la haine étant leur moteur, ils ont réussi leur méfait pour la grande HONTE pour leur profession……………. N’oublions pas le MUR des CONS sur lequel figurait d’ailleurs N.S.
Il y a un mot que j’ai de la peine à trouver dans les commentaires: DICTATURE. Et pourtant nous y allons tout droit. L’évènement qui nous intéresse aujourd’hui et qui est d’une gravité extrême traduit ce retour aux actes révolutionnaires des années de la terreur , époque pendant laquelle on a décapité un nombre incroyable de citoyens sur de simple soupçons, et bien évidemment avec des juges qui agissaient pour le bien du peuple. J’hésite à faire un parallèle avec les procès de Moscou sous la direction de Staline….mais c’est un autre débat.
Nous avons une justice très performante : elle est capable de mettre en prison un ancien Président de la République et en même temps elle en exonère les véritables malfaiteurs ! Quelle HONTE ! il faut de toute urgence …. élire les Juges ….
Mitt »rand disait de la justice : elle a détruit la Monarchie elle détruira la République ! Nous y sommes
Votre article pointe avec discernement l’endroit où il est discutable de s’égarer. Cette lourde décision de justice pose la double question, d’une part de la volonté d’humiliation et, d’autre part, la dérive des effets du principe de l’appel. Comment, de surcroît, ne pas s’indigner de l’effet déplorable à l’étranger de cette décision historique.
Règlement de compte à OK Paris!
Ce qui se passe avec la justice aujourd’hui se passe dans la plupart de nos administrations et institutions comme les facs qui en sont la source et la quintessence, gangrenées par l’idéologie gauchiste, une mutation néfaste élaborée par la gauche avec l’assentiment de la droite depuis Chirac. Ils ont laissé faire. Pourtant ils avaient été prévenus comme le fit un certain JM Len et bien d’autres. Le décor fut planté dès 1974 avec le concepteur du Syndicat de la magistrature, Oswald Baudot, et sa funeste harangue. Vous aussi vous commencez à subir les injustices que subissent les Français depuis longtemps et cela vous scandalise. Aujourd’hui pourtant ce ne sont que les résultats de vos renoncements, de vos trahisons et de vos lâchetés successives. Vous avez préféré combattre un ennemi qui n’en était pas un pour la France et vous vous alliez avec des ennemis de la démocratie comme vous le fîtes aux dernières législatives, tout cela pour de viles raisons électoralistes. Bienvenue dans le monde réel, celui qu’ont instauré vos amis de toujours les écolos gauchistes. « DIEU SE RIT DES HOMMES QUI DÉPLORENT LES EFFETS DONT ILS CHÉRISSENT LES CAUSES. » JACQUES-BÉNIGNE BOSSUET
Pour quiconque a bien analysé l’intéressé en profondeur à travers l’ensemble de son oeuvre, il est douteux que cet article en forme de baume sur la plaie sarkoziste soit de nature à séduire les rangs de Boulevard Voltaire.
« Harangue de Baudot » (texte d’Oswald Baudot de 1974, substitut du procureur de la République de Marseille et figure du syndicat) : « La justice est en création perpétuelle. Elle sera ce que vous la ferez… La loi s’interprète. Elle dira ce que vous voulez qu’elle dise. Sans y changer un iota, on peut, avec les plus solides « attendus » du monde, donner raison à l’un ou à l’autre, acquitter ou condamner au maximum de la loi. Par conséquent, que la loi ne vous serve pas d’alibi. » Et de continuer : « Soyez partiaux… ayez un préjugé favorable pour la femme contre le mari, pour l’enfant contre le père, pour le débiteur contre le créancier, pour l’ouvrier contre le patron […] pour le voleur contre le policier, pour le plaideur contre la justice… »
Comme beaucoup je n’aime pas du tout le bilan de N. Sarkozi (non respect d’un référendum, pas de lutte contre limmigration, etc), mais je suis quand même surpris par ce jugement qui semble se contredire.
Par contre , je ne suis pas étonné par les médias publics, comme France Info, qui défendent fermement cette étrange décision de « justice ».
Dés le début de l’affaire les juges savaient que les accusations de corruption , financement illégal de campagne électorales , et de détournement , ne tenaient pas la route .
Alors, ils ont accroché en dernière accusation , association de malfaiteurs , concept juridique flou , et , surtout ils ont usé de l’exécution provisoire .
L’exécution provisoire est une mesure qui permet d’éviter la récidive et la fuite du condamné , deux éléments manifestement absents de cette affaire .
Le droit a bien été tordu pour assouvir un but politique , ce qui pose la question du pouvoir des juges et de l’évolution de notre démocratie .
La condamnation de Sarkozy est normale à mes yeux mais pas forcément pour ce qu’on lui reproche
Pour moi il aurait dû être condamné et bien plus sévèrement pour le référendum du traité de Lisbonne en 2005 plutôt que pour ce qui lui est reproché.
J’ai honte pour MA FRANCE.
Honte de cette Magistrocratie plus zélée à condamner et à mettre en prison un ancien Président de la République qui pouvait être condamné sans subir une telle humiliation et avec lui la France.
Ce qui lui a été reproché ne pas savoir, est le même reproche affilié au patron du Modem qui lui a été relaxé.
Cherchez l’erreur et la différence de traitement.
Le PNF va pouvoir commencer ses investigations pour le prochain. Cela leur permettra de gagner du temps et de faire des économie.