Hébergement d’urgence des migrants à l’hôtel : la facture est faramineuse

Selon le SAMU social de Paris, 90 % des personnes qu'il héberge à l'hôtel ont une nationalité étrangère.
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1,2 milliard d’euros. Chaque année, l’État dépense 1,2 milliard d’euros pour héberger des migrants, souvent en situation irrégulière, à l’hôtel, faute de places suffisantes dans les centres d’hébergement d’urgence. Ce montant, calculé par Europe 1, a de quoi indigner bon nombre de Français. Marion Maréchal, la première, juge scandaleux qu’« une chambre d’hôtel sur dix [soit] réquisitionnée et payée par l’État pour loger des migrants ». « Si vous voulez baisser les charges sur les salaires, il faut réduire l’assistanat et, donc, le coût de l’immigration », explique ainsi la présidente d’Identité-Libertés, au micro de LCI, ce 19 septembre. Une analyse partagée par Éric Ciotti (UDR) qui, pendant la dernière campagne des législatives, appelait également à agir sur ce levier pour « faire des économies sur le coût de l’immigration ».

24 millions de nuits d’hôtel financées par l’État

Des structures d’hébergement saturées. Déjà, en 2019, un rapport parlementaire confirmait « la saturation des dispositifs d'hébergement d'urgence, malgré une augmentation continue des capacités du parc et de son financement ». Six ans plus tard, la situation ne s’est pas améliorée, loin de là. En effet, selon l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), « si l’hébergement à l’hôtel était marginal, avant les années 2010, celui-ci a été massivement utilisé […] au cours de la crise sanitaire de 2020 ». Depuis, la barre des 60.000 nuitées d’hôtel payées par l’État quotidiennement est largement dépassée. Au 31 décembre 2022, l’État français s’est ainsi retrouvé contraint de réquisitionner plus de 67.000 chambres d’hôtel afin de pallier le manque de places dans les structures d’hébergement d’urgence dites généralistes. En 2024, l’IGAS comptabilise en moyenne 65.000 chambres louées, chaque nuit, par l’État. Au début de l’année 2025, 64.000.

Le calcul de la facture est simple. Chaque année, l’État finance plus de 24 millions de nuit d’hôtel pour un coût moyen de 19,09 euros par nuit. Ce à quoi il convient d’ajouter les différents frais inhérents à la réservation. Le milliard d’euros dépensé par l’État est alors rapidement dépassé…

Poids important de l’immigration

Reste la question du poids de l’immigration. Selon la loi, ces hébergements d’urgence ont vocation à accueillir « toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale ». Ainsi, toute personne sans domicile fixe peut en théorie demander un hébergement d’urgence. Mais comme le notent les auteurs du budget 2024, « dans de très nombreux départements, le dispositif d’hébergement généraliste doit faire face à des flux migratoires difficilement maîtrisables ». « L’augmentation des publics à situations administratives complexes (demande de titre de séjour en cours, déboutés de la demande d’asile ou de titre de séjour) explique le recours aux places d’hôtel, leur situation ne permettant pas de les orienter vers le logement adapté. »

Selon plusieurs sources, il apparaît ainsi que les migrants, notamment les clandestins, occupent la majorité des chambres d’hôtel réservées par l’État. Le Secours catholique, l’un des opérateurs à qui l’État délègue la gestion de ces hébergements d’urgence, note ainsi que parmi les personnes hébergées à l’hôtel en Île-de-France, 67 % sont d’origine étrangères (hors Union européenne), dont 53 % n’ont pas de titre de séjour valide. Dans une enquête menée en 2022, le SAMU social de Paris explique, de son côté, que 90 % des personnes qu'il héberge à l’hôtel ont une nationalité étrangère (hors Union européenne). Parmi eux, 45 % sont en situation irrégulière et 17 % ont une situation régulière précaire (demande d’asile en cours, titre de séjour court…).

Comme le note l’IGAS, ce système, très onéreux, ne peut être pas viable. Or, la facture pourrait continuer d’augmenter, alors que les étrangers en situation irrégulière sont de plus en plus nombreux, en particulier en Île-de-France… Lors de l’examen de la loi Immigration, les députés avaient tenté de soumettre l’attribution d’un hébergement d’urgence à certaines conditions (ne pas être débouté du droit d’asile ni visé par une obligation de quitter le territoire français). Mais le Conseil constitutionnel avait finalement censuré cet article…

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Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

114 commentaires

  1. Et bien sur les FDS peuvent crever dehors et c’est exactement ce qui se passe !!!!
    Ras le bol d’aider des gens qui n’ont RIEN A FAIRE CHEZ NOUS, qui entrent illégalement en plus
    A un moment va falloir arrêter, les gens vont finir par péter les plombs
    Et les hôteliers eux se frottent les mains sauf quand ils vont devoir tout refaire car j’imagine dans quel état les chambres seront rendues

  2. Les deux millions de signataires de la pétition-De Villiers crient leur colère de voir cette gabegie organisée par l’exécutif, CONTRE les Français. Nul doute que macron fera mine d’ignorer cet énorme cri de colère qui monte. Il faudra autant de Français dans la rue pour crier « macron démission » avant que cette carambouille de nos impôts au service exclusif des étrangers CESSE enfin.
    Rien ne changera avec macron en poste. Son couple de collabos Darmanin_ Retailleau veille au grain qui monte de la rue. Durer jusqu’en 2027!

  3. Et pendant ce temps des Français de souche dorment dans des cartons et d’autres qui pourtant travaillent dorment dans leur voiture faute de trouver un logement !!! Cherchez l’erreur…

  4. Et pendant ce temps là, il y a des centaines de travailleurs, de jeunes, d’étudiants, de retraités, qui dorment dans leurs voitures ou bien sont logés dans des conditions effroyables, sans compter une vie de misère et cela sans AUCUNE aide de l’Etat, des mairies, des collectivité locales, et à titre personnel j’en sais quelque chose… A chaque fois la réponse est « on a rien prévu pour gens comme vous… » Tout cela est ignoble !!

  5. Là ça commence à bien faire, le commerce souterrain des tentes pour le camping sauvage, interdit aux citoyens français
    France, tu n’es pas sensée accueillir toute la misère du monde
    Vient un moment où il faut dire « STOP » !!!

  6. Une dépense qui fait peur, et qui logiquement, sera toujours en progression. Un fait qui nous dépasse et nous submergera. Une folie qu’il faut écrémer.

    • La dépense ne sera pas toujours en progression, tant que des politiques tireront la sonnette d’alarme, sachant qu’ils ont le peuple avec eux.

  7. Vous pensez vraiment qu’avec la droite de l’arc républicain cette situation va changer, un certain temps elle voulait passer le karcher et sous la pression d’un certain patronat elle a libéré les vannes déjà ouvertes par Chirac avec le DALO. Et si part miracle ce problème était pris à bras le corps les sages du CC et les juges de l’état de droit feraient le nécessaires pour éteindre toute volonté changement sans compter l’UE des droites de l’homme. Ce n’est pas des élections mais renverser la table qui peut sauver le pays.

  8. Heureusement que le conseil constitutionnel (de gauche) veille, imaginez un peu, l’état pourrait faire des économies. Impensable.

  9. La Macronie un Etat socialiste exemplaire . Préférence étrangère à l’intérieur et à l’extérieur , vente de tous nos fleurons industriels , chasse aux capitaux , complaisance vis-à-vis de la délinquance exotique et répression féroce de tout acte ou pensée , un tant soit peu nationaliste .

  10. C’est ce qui a mis le feu aux poudres en Angleterre. Donc à chaque fois qu’on débarrasse un quartier des tentes des migrants ces derniers sont logés dans des hôtels. La note doit être salée en effet.

  11. pendant ce temps là des millions d’eheures supplémentaires ne sont pas payées aux gendarmes et policiers, qui courent après ceux qui n’ont rien à faire sur notre sol étant illégaux, des salariés eux sont obligés de dormir dans leurs voitures parce qu’ils ne trouvent pas de logements, ainsi va la France, qui soigne la devanture, mais il ne faut pas aller dans l’arrière boutique, voir le cirque des JO l’année dernière.

  12. Hébergement des migrants dans les hôtels alors que les Françaisn attendent des logements sociaux – la facture c’est pour las Français ! Nous n’avons pas les moyens de cette GABEGIE !

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