Guerre d’Indochine : le PCF a la mémoire courte…
Le rôle du Parti communiste français durant la guerre d’Indochine (1946–1954) suscite encore aujourd’hui des débats passionnés, ravivés notamment par l’adoption, ce 4 juin, d’une loi visant à reconnaître les souffrances des rapatriés d’Indochine et à leur accorder réparation. Durant le débat sur ce texte de loi, Julien Limongi, député RN de Seine-et-Marne, est même allé jusqu'à accuser le PCF de l'époque d’avoir trahi la France au nom de l’Internationale socialiste. Une accusation qui trouve un écho dans de nombreux faits documentés.
La proposition de loi
Donc, ce mardi 4 juin, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi (PPL) portant sur la reconnaissance de la contribution des Français rapatriés d’Indochine et sur la réparation des préjudices qu’ils ont subis, eux et leurs familles. Parmi les signataires de cette PPL, portée par le socialiste Olivier Faure et à laquelle les députés RN n'ont pas été associés, on trouve des députés communistes, ce qui a suscité l'indignation de plusieurs élus de droite et du Rassemblement national.
Julien Limongi a ainsi vivement dénoncé cette démarche, pointant l’ironie de voir le PCF, « qui, pendant la guerre, a trahi la France et soutenu le Vietminh », participer à une telle reconnaissance. Il a qualifié cette initiative d’« insulte à la mémoire des morts », accusant les communistes de vouloir blanchir leur passé à coups de gestes symboliques.
Comment un texte censé honorer les rapatriés d’Indochine peut-il être cosigné par le Parti communiste français ?
Ce parti qui, pendant la guerre, a trahi la France et soutenu le Vietminh. C’est une insulte à la mémoire des morts, une blessure pour les familles.@faureolivier a… pic.twitter.com/X495xSZQAk
— Julien Limongi (@Julien_Limongi) June 3, 2025
Maxime Michelet, député UDR de la Marne, a, lui, dénoncé un « désordre mémoriel », faisant référence à la visite du Président Emmanuel Macron au Vietnam qui, lors de son voyage, a rendu hommage à Hô Chi Minh, qualifié par ce député de « bourreau et tortionnaire de tant de soldats français ».
Sabotage et propagande
Dès les premières années du conflit, en 1946, le PCF adopte une position farouchement hostile à l’engagement militaire français en Indochine. Cette opposition ne s’est pas exprimée seulement par de simples discours, mais également par des actions concrètes destinées à saboter l’effort de guerre, voire à encourager et féliciter l’ennemi.
Des consignes fermes sont ainsi données aux militants et aux syndicats proches du PCF, notamment la CGT, pour refuser le transport ou le chargement du matériel militaire. Ce fut le cas lors de la grève des dockers en 1949 ou encore lors de l’action militante de Raymonde Dien, qui se mit au travers d’une voie ferrée pour bloquer un train transportant des armes à destination de l’Indochine.
La presse communiste, en particulier L’Humanité, fut également mise à contribution afin de relayer les positions du PCF. Dans une déclaration datée du 6 mars 1952, on peut lire :
« Au président Hô Chi Minh […] nous vous adressons, monsieur le Président et cher Camarade, à vous et à votre peuple, notre fraternel salut et nos félicitations pour les succès que vous remportez dans la lutte pour l’indépendance de votre pays. » Des « succès » qui, dans les faits, signifiaient souvent la mort de fils de France, engagés sous le drapeau tricolore et envoyés combattre le Viêt Minh. Sous prétexte d’un combat pour la paix et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, les communistes français agissaient également dans l’intérêt stratégique du camp soviétique. Chaque pays conquis devenait un maillon de plus dans le grand projet de l’Internationale, au prix du sang français et contre le bloc de l’Ouest.
L’affaire Henri Martin
L’affaire Henri Martin constitue l’un des exemples les plus emblématiques de la stratégie politique du PCF durant cette guerre. Marin de 23 ans et militant communiste, Henri Martin est arrêté en 1950 et condamné à cinq ans de prison pour propagande contre l’armée. Très vite, le PCF orchestre une campagne de soutien nationale, mobilisant des figures culturelles comme Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre ou Jacques Prévert.
Le parti cherche ainsi à faire de Martin un symbole de la liberté d’expression et un héros de la paix, occultant volontairement les accusations de sabotage faites également à son encontre. Cette opération de communication renforçait alors l’image du PCF comme seul rempart contre l’impérialisme capitaliste.
Mémoire inversée
Aujourd'hui, les héritiers de ceux qui, dans les années 1950, célébraient le Viêt Minh et refusaient de soutenir les soldats français se battant en Indochine s'érigent donc en défenseurs des rapatriés et des réfugiés issus de cette guerre. Or, ces exilés ont fui précisément un régime ayant bénéficié du soutien du PCF. Pour rafraîchir un peu la mémoire, citons le Livre noir du communisme (Robert Laffont) : dès 1945, « une sécurité d’Etat est organisée […] Le Viêt-Minh s’adjoint un "Comité d’assassinat d’assaut" […] Il est à la tête du pogrom antifrançais du 25 septembre qui laisse derrière lui des dizaines de cadavres souvent mutilés. Les compagnes vietnamiennes des Français sont parfois systématiquement abattues […] Au cours des seuls mois d’août et septembre, les assassinats d’origine Viet-Minh se comptent par milliers […] Le Parti communiste indochinois regrettera plus tard publiquement n’avoir pas alors davantage supprimé d’ennemis. » Le Parti communiste indochinois, parti frère du Parti communiste français.
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71 commentaires
Les communistes ont la mémoire courte et sélective. M. Thorez, son secrétaire général, a été condamné pour désertion en 1940 pour se planquer à Moscou avant de reprendre son poste tranquilou à la Libération. Ils ont aussi demandé la reparution de leur journal l’Humanité en juin 1940 auprès des autorités d’occupations allemandes… Ils ont fait une OPA honteuse sur la mémoire de la Résistance qu’ils n’ont rejoint que parce que l’Allemagne a rompu le pacte germano-soviétique en juin 1941… Dès le début des troubles en Indochine, le PCF appelait clairement à saboter l’effort de guerre du pays en s’alignant servilement sur l’URSS et en soutenant le Viet Minh. Le communisme c’est 100 millions de morts et pourtant les partis qui s’en réclament sont toujours là !!! Pauvre en lecteurs, mais (très riche) en subventions, L’Humanité a bénéficié d’aides pour un montant total de 6.582.480 euros en 2023. Ecoeurant !
Le RN n’a pas été associé ! Bravo les fins de race socialistes, . Jean Marie Le Pen s’est lui engagé pour combattre en Indochine . Aucun de vous n’est capable d’un tel geste ,petits bonshommes baratineurs.
Le PCF depuis longtemps devrait être interdit en France, car toujours anti français,anti-militariste, et dans ce dernier domaine, son dernier fait d’armes mené fût en 1991 ( guerre du Golfe) en liaison avec son bras armé , la CGT, où ces staliniens ont montré leur efficacité subversive dans nos arsenaux
Le PCF depuis longtemps devrait être interdit en France, car toujours anti français,anti-militariste, et dans ce dernier domaine, son dernier fait d’armes mené fût en 1991 ( guerre du Golfe) en liaison avec son bras armé , la CGT, où ces staliniens ont montré leur efficacité subversive dans nos arsenaux
Et qui font partie des 100 millions de morts du communisme…
Merci à ho chi minh d’avoir transformé l’Indochine si devevoppee en pays du quart monde –
Hommages à nos si nombreux soldats oubliés.
Ils ne manquent pas d’air les amis de Boudarel. PC et PS traîtres un jour traîtres toujours,