Gouvernement Lecornu II : un petit tour et puis revient !

Lecornu ou les cornus ? Nombre de Français se sentent cocus et la gronde monte déjà.
Capture d'écran YT Gouvernement
Capture d'écran YT Gouvernement

Lecornu, le retour. Un petit tour et puis revient. Le Premier ministre démissionnaire est désormais un ministre remissionnaire. Les réseaux sociaux se gaussent par avance de l’auto-passation de pouvoir.

La séquence ressemble aux Temps modernes, de Charlie Chaplin : on rembobine tout et on remonte le temps, en accéléré, jusqu’à la seconde avant la démission. Sauf que le film n’est pas en noir et blanc. Ces charlots-là en font voir de toutes les couleurs aux Français. À quoi bon ces simagrées, ces conciliabules et ces claquements de porte ? Tout cela était donc du toc. Du chiqué. De l’esbroufe.

On avait pourtant prévenu : « Comediante, tragediante ». Le Président aime la scène, et au théâtre, on joue plusieurs fois la même pièce. Deuxième représentation, levez le rideau.

On aurait pu se douter. Il fallait savoir lire les sous-textes. Quand celui qui se définit comme un « moine-soldat » a mollement repoussé l’idée, mercredi soir, de revenir à Matignon par un modeste « Je ne cours pas derrière le job », il fallait comprendre que le job, en revanche, courait derrière lui et qu’il ne se soustrairait par à son « devoir » et à sa « mission » (ce sont les mots qu'il emploie, ce vendredi soir). Du registre sémantique de l’oblation et du sacerdoce. Pour ainsi dire son saint patron, transpercé par les flèches. C’est vrai qu’il faut une bonne dose de foi pour accepter de rempiler. Ce vendredi soir, on ne sait pas encore qui sera dans le « nouvel » attelage - et pourquoi pas Bruno Le Maire, tant qu’on y est ? Tout est possible, il peut le faire - ni si la réforme des retraites a été glissée dans la couronne de la mariée socialiste. Le sénateur PS Rémi Cardon affirme, ce vendredi soir, sur X, que la « rumeur » d’un « deal » qui aurait été conclu pour éviter la censure du gouvernement Le Cornu II est « propagée » par « l’Élysée ». L’avenir dira qui des deux a menti.

Un gouvernement Lecornu bis, donc, qui s'annonce bis... cornu. Moins Lecornu que Cornecul : c’était le mot, souvenez-vous, qu’avait utilisé Castaner pour qualifier l’affaire Benalla. Gageons, du reste, que si ces deux-là faisaient aussi partie du casting, au point où nous en sommes, nous en serions à peine surpris.

Le nom du nouvel ancien (à moins que ce ne soit l'inverse) Premier ministre prête à de nombreux jeux de mots. Lecornu ou les cornus ? Deux bosses poussent sur le front des Français. Cocus mais pas contents. La gronde qui monte s'entend déjà.

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

154 commentaires

  1. Les députés LR soutiennent Lecornu… Depuis dimanche dernier les masques tombent et comme conclusion LR aiment la gamelle, la république des copains et ils ont peur de la dissolution.
    LR , LR à jamais des traîtres!

  2. Macron Néron l’avait pourtant dit et assumé ..il voulait emmerder les français qui ne sont pas comme lui …il faut toujours écouter les despotes, ils disent ce qu’ils veulent détruire et puis …ils le font

    • Le terme  » assume » très employé en Macronie est detourne,on  » assume les conséquences d’un acte » mais quand on se réfugiés derrière un détournement de la constitution ou derrière plusieurs escadron de ctrs et une garde rapprochée en criant  » hysteriquement » qu’ils viennent me chercher! On fait preuve de lachete ,provocation,et on assume rien du tout…

    • Macron à 39 % de clones comme lui, donc ça va pour lui… Il continuera jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte aux gueux majoritaires…

  3. Pour le coup,sur ia méthode, c’est melanchon qui a raison.. » il va falloir aller les chercher »,il y acpongtemps que nous ne sommes plus en démocratie co luche avait dit il y a pres de 30 ans : » si voter servait a quelque chose ce serait interdit »…c’est encore pire que çà ..le guignol s’amuse il nous fait voter pour se moquer de nous…

    • C’est pire que cela les LR ont un seul dieu « a gamelle « ..Si demain le RN arrive au pouvoir ils deviendront de farouches partisans de « l’union des droites »qu’ils refusent aujourd’hui pour aller à la nouvelle soupe..comme les bons socialistes qu’ils sont..gageons que ceux ci ont passé un accord de non censure sur la base de nominations comme ministres…

      • Dans un autre temps les LR étaient surnommés les UMPS. Ils n’ont pas changés, ce sont toujours les mêmes.

  4. Un groupe d’élus dois se rendre à l’Elysée sans rendez-vous pour présenter à Macron une lettre de démission à signer

    • Que vous soyez élu ou pas il est impossible de s’approcher de Élysée à moins d’y être expressément convié. Le quartier est devenu une forteresse imprenable.

  5. Impossible n’est pas français dit la citation napoléonienne on peut aussi en faire celle de Macron et de Lecornu mais dans un registre déplorable . On ‘n’en peut plus de ces retournements de situation qui bien que risibles sont graves pour l’avenir de la France. Chercheraient ils à nous amuser encore longtemps ?

    • Et bien cher Jacques, macron cherche tout simplement à gagner du temps et arriver au terme de son mandat, quoi qu’il en coûte, comme il disait autrefois.

  6. Ironie du sort la grande gagnante dans tout ce cirque, MLP. Et oui le RN va en ressortir en force, car qui pourrait encore voter pour un LR ou (un PS qui est prêt à faire un deal avec le cornu).

  7. C’est incroyable, insensé. C’est comme le capitaine d’un navire qui fait tout et n’importe quoi désespérément qui fonce droit vers l’écueil, poussé par les éléments sans pouvoir l’éviter,

  8. La « plaisanterie » a assez duré, ces contorsions ne sont pas dignes d’un pays tel que la France. Serions-nous donc tombés si bas ? Ces convulsions gouvernementales ont tout des spasmes de l’agonie, il est temps d’y mettre fin, d’abréger ses souffrances pour passer à autre chose. Ce qui se passe est désormais tellement grotesque que ça n’inspire plus le rire, au mieux la pitié, au pire la colère, comment respecter les institutions quand elles s’abaissent au niveau d’une « république » bananière et se roulent dans la fange ? J’ose espérer qu’une motion de censure coupera court à cette pantalonnade et nous évitera une descente massive des Français dans la rue pour qu’ils y réclament leur dû : la démocratie et l’accomplissement de leur volonté par ceux qu’ils ont élus.

    • J’aime, et puisque vous parlez de : « convulsions et spasmes de l’agonie et qu’il est temps d’y mettre fin «  alors il faut appliquer la loi qui va se voter « l’euthanasie «  !

  9. Macron a ce qu’il aime le plus : qu’on parle de lui. La France n’est pas son sujet mais juste une marche, un trépied pour accéder à la fonction supérieure et qu’on peut jeter ou détruire une fois le but atteint. Machiavel et Attila réunis

  10. C’est du grand vaudeville, on sort par une porte, on revient par l’autre… et on n’a pas peur du ridicule de la situation puisque c’est pour faire rire…
    Un peu d’eau en plus dans le moulin de nos « amis » à l’étranger, qui doivent se gausser encore plus que d’habitude… Pauvre France…

  11. on a le président le plus ridicule de la 5ème République qui fait honte à la France , sans fierté et sans honneur , on est la risée du monde entier ! il me tarde de voir qui va être dans le gouvernement avant la censure !

    • Pourquoi « de la 5e république » ? Il me semble que c’est « de toutes les républiques » et le record n’est pas près de tomber. Parce que c’est son projet ! Champion, mon frêre ! Et merci aux électeurs-zé-électrices qui nous permettent d’assister à ce spectacle … spectaculaire …

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