Fleuriste cambriolée : la commerçante « extrêmement reconnaissante » du soutien reçu

Cambriolée après la Toussaint, une fleuriste du Nord émeut la France et suscite un vaste élan de solidarité.
Capture d'écran
Capture d'écran

Dépouillée de « l’intégralité de sa recette » de la Toussaint, dans la soirée du 1er novembre, une jeune fleuriste de la ville de Caudry, dans le Nord, a lancé un appel à l’aide qui a résonné plus loin qu’elle ne l’imaginait.

Un commerce « réduit à néant »

Le lendemain des faits, sur les conseils de la gendarmerie, Juliette publiait en effet une vidéo sur ses réseaux sociaux pour raconter ce qui lui était arrivé et solliciter la « sympathie » et la « compréhension » de ses clients, rapporte ici Nord : en une minute trente, explique-t-elle, tous les bénéfices en chèques et en espèces de son commerce, Floraison, ont été dérobés à son domicile, vers 19 heures, alors qu’elle travaillait encore dans sa boutique.

« Ça fait une semaine qu’on se bat, qu’on travaille de 6h30 du matin à 22h le soir pour vous satisfaire, vous faire une Toussaint incroyable avec des fleurs vraiment très jolies, et tout ça a été réduit à néant par des abrutis qui ne se rendent pas compte qu’ils peuvent détruire quelqu’un et un commerce. » En larmes, la jeune femme a donc appelé à « l’humanité » des clients, leur demandant humblement de revenir régler leurs fleurs.

 

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par Floraison (@floraison_caudry)

Un élan de solidarité française

Son cri de détresse n’est pas parti dans le vent, puisque la vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, amassé des milliers de likes en quelques heures et a même été relayée à l’antenne de CNews et au micro d'Europe 1. Dans sa ville, des commerçants ont aussi fait preuve de solidarité en organisant des collectes au bénéfice du commerce de la jeune femme. Pauglam, Chez Martinus et d’autres se sont mobilisés pour lui venir en aide : « On sait, nous, ce que cela représente : des heures de travail, de stress, d’amour pour son métier, et tout ça réduit à néant en quelques minutes… », a compati Pauline, gérante d’une boutique de cosmétique. La jeune femme a réagi à cette bienveillance sur ses réseaux sociaux en se déclarant « extrêmement reconnaissante » et touchée « au plus profond du cœur », et en rappelant que la meilleure façon de la soutenir était de faire vivre son commerce « au quotidien », préférant être récompensée par son travail, « et non le buzz d'une vidéo ».

« Cette France qui ne brûle pas »

Face à cet élan spontané, le porte-parole du Rassemblement national, Matthieu Valet, également eurodéputé au groupe des Patriotes, a annoncé sa volonté de se rendre auprès de la commerçante pour la soutenir. Juliette incarne, selon lui, « cette France qui ne brûle pas, qui ne casse pas ». Il se rendra à Caudry aux côtés de Mélanie Disdier, députée européenne RN et conseillère municipale de la ville. « Je trouve ça dégueulasse […] Certains n’y verront qu’une perte d’argent, mais pour nous commerçants [...] ce sont de longues journées de travail, des sacrifices, des rêves construits à la force du courage », a rappelé l’élue, en dénonçant « une société où de plus en plus d’individus lâches et sans morale préfèrent le larcin au travail honnête ».

Philippe Ballard, député RN de l’Oise, a pour sa part salué cet élan d’entraide, avant d’appeler les élus à faire de même : « Les politiques doivent montrer leur solidarité », a-t-il déclaré, précisant que Marine Le Pen et Jordan Bardella allaient « envoyer quelque chose » pour la dédommager.

Une solidarité qui devrait s’incarner avant tout dans la protection des citoyens français. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 218.200 cambriolages de logements ont été recensés, en 2024. La situation n’a pas particulièrement évolué, depuis 2016, alors que plus d’un tiers des Français - 33 % - déclarent avoir déjà été victimes d’un cambriolage au cours de leur vie.

Sur le terrain, les commerçants se soutiennent entre eux, les voisins organisent des collectes, les clients se mobilisent. Une solidarité concrète, née du quotidien, là où les institutions peinent à sévir et punir, laissant les honnêtes gens prendre le relais.

Vos commentaires

30 commentaires

  1. mon conseil à cette jeune fleuriste à laquelle j’exprime tout mon soutien, serait de n’accepter QUE les paiements carte et si ce sont des espèces d’avoir un coffre( même petit) pour éviter de se faire voler sa recette ! Dans tout les cas, courage à elle !!

  2. Comme quoi il existe encore en France de bonnes âmes mais ce qui est regrettable c’est encore des citoyens, indépendants des beaux parleurs, qui mettent la main a la poche pour en sauver d’autre par solidarité.
    La raison m’est venus lors du naufrage de l’Amoco Cadiz ou ceux qui ont fait le plus gros travail de dépollution ce sont de braves citoyens pour sauver leur pays alors que les responsables au fond de leur fauteuil dans leur bureau a tapis vert cherchant les moyens de n’avoir a rien payer.

  3. Ce qui prouve qu’en France la solidarité existe encore . C’est un bel élan de générosité pour cette fleuriste victime de racailles que rien n’arrête.

    • Cet élan de générosité est magnifique, ça fait chaud au coeur. Cette jeune femme représente la France qui travaille.

  4. De paisibles et pacifiques citoyens français , qui spontanément entonnent la Marseillaise face à de braillards et violents gauchistes . Des citoyens français commerçants ou non , qui via les réseaux sociaux viennent à soutenir moralement et financièrement une victime de cambriolage . Il devient évident que le pesant climat d’insécurité qui règne en France et celui que fait planer la Gauche , face à tout événement dénoncé par elle comme fasciste et/ou raciste provoque une réaction épidermique ressentie par de plus en plus de français , qui reserrent leurs rangs relévent la tête donnent de la voix . Cette Gauche aveuglée par sa haine , croyant diviser le pays ne voit pas que celui-ci au contraire se mobilise se ressoude .

  5. Comme quoi la générosité n’est pas un vain mot. Je comprends cette jeune fleuriste. Une commerçante travailleuse qui a tout mon soutien face à l’incurie de ceux censés nous protéger. J’espère qu’elle trouvera un moyen de préserver ses futures recettes. Il en va également de sa santé morale.

  6. Amusant d’entendre chez certains (et particulièrement le RN) les mots solidarité, compassion, soutien… De voir que l’appel de cette commercante a été relayée par ces réseaux sociaux que Macron veut interdire… que ces diffuseurs de fakenews que que sont CNews et Europe 1 (qu’il faut à tout prix faire taire) en ont tellement parlé que cela a suscité cette vague d’entraide, alors que les médias d’Etat, tenus par la gauche s’en sont moqués comme de leur premières chaussettes… Il est vrai que cette commerçante est une femme blanche qui vit de son travail et non pas d’aides publiques… Pas la bonne victime, Ininteressante pour les gauchos.

  7. j’espère au moins que toutes les personnes qui ont payé par chèque feront opposition et retournerons chez cette petite fleuriste pour payer les fleurs qu’ils ont achetées

  8. Cet État déliquescent après 50 ans de « progressisme » débridé n’est largement plus en mesure d’assurer son premier devoir de protection et sécurité publiques, contre consentement du citoyen à l’impôt. Ça, l’impôt, il s’en occupe ! La sécurité, face à une délinquance exponentielle irréductible, il l’a aujourd’hui abandonnée, par le syndrome dit »du chèque sans provision » : Quand il y en a trop (vols, agressions, refus d’obtempérer, « incivilités » de toutes sortes..) ON DÉPÉNALISE !!!
    On laisse les victimes et leurs familles à leurs malheurs, pendant qu’on offre au monde le spectacle des mascarades parlementaires à l’A.N. issues du « cordon sanitaire du front républicain » sorti du crâne fumant de « ténors » post-adolescents.
    Les gendarmes eux-mêmes, qui reçurent la plainte de cette commerçante, conscients d’une impuissance de fait, lui auraient suggéré de faire appel aux réseaux sociaux et au pansement des « gagnottes en ligne »… On en est là !!!
    Face à sa faillite, lÉtat a ainsi abandonné depuis des années la sécurité des biens au domaine du privé, Véritruc et Sécuritatata, pour ceux qui peuvent se le payer. Et l’État jubile sous cape : En plus, ça crée des emplois et ça rapporte « une TVA de dingues » !!! Alors, que demande le peuple, Brizitte ???…

  9. La triple peine des gens honnêtes. Ils paient des impôts pour financer une police et une justice qui ne les protègent plus, ils dépensent de l’argent pour s’équiper en alarme et télésurveillance censés pallier les défaillances des pouvoirs régaliens sur lesquels ils ne peuvent plus compter et, pour terminer, ils perdent les biens que les délinquants, n’ayant plus peur de rien, finiront quand même par leur dérober.

  10. Une illustration de plus de deux France qui n’ont pas grand chose en commun. L’une, celle des voyous, des malfrats, est l’objet de la sollicitude du « camps du bien », l’autre est celle qui se lève tôt, qui travaille durement et qui ne demande qu’une chose, pouvoir travailler dans la sérénité ,mais qui est méprisée par le « camp du bien ». C’est tout à l’honneur des députés du RN de se placer sans équivoque au coté des des gens de cette « autre » France. La vraie France!

    • Vert100 : Oui, c’est une solution mais elle n’est pas sans risques. C’est un argument opportuniste de plus qui sera repris par les banques et la C.E. afin de justifier l’usage exclusif de la carte bleue et faire disparaître les chèques et les espèces , de la circulation.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Mazarine Pingeot entend punir les manants de La Flèche qui n’ont pas bien voté

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois