En Vendée, offensive contre un collège de garçons : le vrai danger, c’est la non-mixité !

Pour les syndicats d'enseignants, cette exclusion des filles réduirait ces dernières au statut d'objet sexuel tentateur.
@I Bridier
@I Bridier

[Mise à jour 3 octobre à 13h47, depuis la parution de l'article dans Ouest-France, L'Observatoire vendéen de la Laïcité Georges Clémenceau « préconise la fermeture de l'établissement ».]

 

Chez Ouest-France, modèle du journalisme démocrate-chrétien bien-pensant et progressiste, on tolère tout, à longueur de pages, depuis des dizaines d’années, jusqu’à parvenir à transformer ces terres conservatrices du Grand Ouest où se lit le quotidien en foyers de progressisme un peu démodés. Les violences policières, le méchant Trump, les algues vertes, les prêtres défroqués ou les transgenres, voilà ce qui fait l’actualité et les éditos en forme de sermons de ce journal aux airs d’Osservatore Romano de la gauche morale.

On n'a donc pas été surpris, cette semaine, de lire ce papier à la page « Vendée ». Niché en plein cœur du bocage vendéen, dans un parc de huit hectares, l’institution L’Espérance, établissement privé sous contrat, accueille deux cents élèves du primaire au lycée, en ayant fait le choix de la non-mixité à partir du collège. L’uniforme est de mise, les garçons pratiquent le rugby, des prix leur sont remis en fin d'année pour récompenser leurs efforts et saluer le travail effectué. Enfin, la catéchèse est assurée par des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre.

Comme Ernotte prenant la main de Legrand ou Babeth celle de Cohen, Ouest-France saisit celle des syndicats de gauche qui « contestent ce projet pédagogique » et relate (accrochez-vous bien) le fait que cette exclusion des filles « sous-entend que les jeunes filles sont réduites à un statut d’objet sexuel tentateur et que les jeunes garçons sont soumis à leurs pulsions sexuelles » !

Ainsi donc, nos soixante-huitards sur le retour - FSU, CGT, UNSA, FCPE, SUD éducation, Ligue de l’enseignement et Ligue des droits de l’homme - semblent n’avoir qu’un chose en tête : vérifier la bonne application du programme EVARS dans les établissements. Et combattre la non-mixité dans cet internat de garçons en Vendée. « Il est étonnant de constater que ces gens ne respectent pas la liberté des parents d'inscrire leur enfant dans un établissement non mixte, rien ne l'interdit dans les textes de l'Éducation nationale », réagit, auprès de BV, Yann de Cacqueray, le chef de l'établissement.

Obsédés textuels

Car on ne rigole pas, avec les choses sérieuses et avec l’Éducation nationale chez les enfants de Cohn-Bendit. Au point de saisir le rectorat, qui assure diligenter dans les mois qui viennent des inspections dans l’ensemble de ses établissements sous contrat. Objet de l’enquête ? Vérifier que les enfants savent lire, écrire et compter, à l’heure où la France décroche dans les classements PISA ? Enrayer l’utilisation effrénée du portable chez nos élèves devenus accros à ce fléau des réseaux sociaux ? Débusquer les tentatives communautaristes et les ports d’abaya qui prospèrent un peu partout ? Rien de cela. La priorité est ailleurs, chez nos obsédés textuels : promouvoir l’instruction sexuelle dès le plus jeune âge.

Quitte à parler EVARS, on espère leur réaction indignée concernant l'embauche de référents à l'éducation affective et sexuelle potentiellement pédophiles. Pour la députée Identité-Libertés du Vexin français et du Val-d'Oise, Anne Sicard, « visiblement, certains représentants syndicaux (très à gauche) semblent être mal à l'aise pour répondre... »

Le vrai danger, pour ces petits Vendéens scolarisés à L'Espérance, accusés d’être des obsédés sexuels (on aura tout vu !), c’est, à en croire ces syndicats, la non-mixité jugée incompatible avec le programme EVARS imposé par Élisabeth Borne. Il y a, en effet, matière à s’inquiéter pour ces garçons qui jouent au ballon au grand air. La menace qui pèse sur eux, ce ne sont pas les professeurs militants LGBT qui avouent tricher, en pleine université d'été LFI, pour faire passer des messages en classe avec de « petites astuces » pour contourner la loi. Ce ne sont pas les référents, prédateurs sexuels en puissance, embauchés par l’Éducation nationale sans vérification des antécédents judiciaires. Ce ne sont pas les innombrables attaques au couteau qui sévissent autour ou dans les établissements scolaires. Non, le vrai sujet à attaquer en cette rentrée, c’est la non-mixité ! Quand s'arrêtera donc cette folle idéologie ?

Rassurons-nous cependant, même si au pays d’Ouest-France quelques légions vieillissantes peuplent encore les AG de syndicats : de vaillants petits villages d’irréductibles résistent et se battent encore, abreuvés d’une potion magique qu’on appelle la jeunesse et qui même, parfois, pratiquent le rugby. Envahie, la France ? Toute ? Non, tant que nous résisterons. Vive l’Espérance !

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 03/10/2025 à 13:50.
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Iris Bridier
Journaliste à BV

Vos commentaires

38 commentaires

  1. En Afghanistan la non-mixité c’est bien.
    En Vendée c’est pas bien ?
    A noter que les jeunes filles de Vendée ont des alternatives… et en Afghanistan ?

    • En Afghanistan les filles doivent rester dans les cuisines avec leurs mères, si séisme on les laisse mourir et personne n’y trouve à redire

      • Schtroumpfette, l’information relayée ci-dessous apparaît notamment dans « 20 minutes » et de nombreux autres journaux.
        Mais c’est sûr que si vous vous contentez de lire un « journal » comme le JDD vous risquez de passer à côté d’une bonne partie des informations.
        Multipliez vos sources.
        C’est ce que je fais en lisant des journaux de droite et de gauche.
        Cela permet d’avoir une plus grande objectivité.

  2. Dans le même temps, on apprend qu’à Neuilly sur Seine un collège privé recrute l’organisatrice d’une marche néonazie comme professeure.
    Ainsi, L’établissement Sainte-Marie de Neuilly a recruté Maylis de Cibon, connue comme faisant partie de groupuscules d’ultradroite comme professeure d’histoire-géographie.
    Les parents d’élèves de l’établissement privé Sainte-Marie de Neuilly (Neuilly-sur-Seine) s’inquiètent.
    Certains d’entre eux ont récemment eu la surprise de découvrir que leurs enfants avaient une nouvelle professeure au profil assez particulier.
    Avant d’enseigner, la jeune femme de 25 ans a, entre autres, organisé un défilé néonazi.

    La jeune femme avait déposé, au printemps 2025, la demande d’autorisation de la manifestation du Comité du 9-Mai à la préfecture de police de Paris. Cette manifestation avait beaucoup fait parlé d’elle comme « le défilé des néonazis » à Paris. Et pour cause, on y trouvait des groupuscules venus de toute l’Europe arborant des sigles néonazis et fascistes.
    Sur les images de la manifestation, on voit Maylis de Cibon défiler aux côtés Tristan Arnaud, chef du service d’ordre du défilé, militant d’ultradroite plusieurs fois condamné pour des violences et fiché S par la DGSI.
    Inquiétant.

      • La gauche n’a pas le monopole de la désinformation, loin de là.
        En Europe, et surtout avec Donald Trump aux Etats-Unis, les mouvements d’extrême ont fait des fake news et du complotisme leur fonds de commerce.

      • @Hadrien, le mieux aurait été de ne pas lui répondre, ses provocations , il attend que ça
        Enfin bon, il a vraiment fait les poubelles pour nous sortir cette intox , il ne fait que ça, il a du trouver ça dans un média subventionné de gauche….
        Bon dimanche, à midi c’est cassoulet maison, mon meilleur ami est un pro du cassoulet lol
        Et une façon de dire aux LFISTEs que c’est fête du cochon à la maison, il en sera encore meilleur avec un Madiran 2018, j’en salive d’avance

  3. Il est évident que s’instruire et jouer au rugby entre garçons, c’est très nuisible. Merci Madame Bridier de dénoncer la stupidité des syndicats enseignants

  4. N’importe quoi ! Ce n’est pas la mixité ou la non-mixité qui nuit à l’enfance et à l’adolescence. C’est le manque d’éducation, d’instruction, de discipline, de valeurs communes…

  5. Ils ne sont pas logiques.
    Ils prétendent que supprimer la mixité revient à réduire les filles à des objets sexuels. PAS BIEN.
    Dans le même temps, ils admettent que des islamistes isolent les femmes en les voilant de la tête au pied, ceci pour ne pas exciter les hommes. TRÈS BIEN.
    Pour ce qui est de ce programme EVARS « imposé par Elisabeth Borne », c’est réellement une honte.
    Il faudrait savoir…

  6. Si je comprends bien, voir des filles en classe tous les jours effacerait l’appétit sexuel des garçons ? Ce serait pas un peu désobligeant pour les filles ça ?

  7. Sus a la non mixité ! Revenons aux vestiaires mixtes avant les cours de sport ! Refusons les horaires de piscine « en non mixité » ! Ah non ! Ça ce n’est pas possible la gauche islamophile islamolatres les a inventés !,

  8. Je crois que ces syndicats se sont attaqués à la mauvaise personne. Yann réfléchit avant de parler et quand il s’exprime parle « juste ». Allez l’Espé!

  9. « L’absence de filles en fait un objet de tentation » je cite, quel raisonnement tordu digne de la propagande d’extrême ouest antifrance!
    Ils sont déformés et toujours aspirés par le néant.
    L’école n’est pas un lieu d’inspiration sexuelle, surtout quand on voit certains profs, ce serait plutôt une incitation à l’abstinence…

    • Durant toute ma jeunesse jusqu’à l’entrée en fac, je n’ai connu que la non mixité. Je n’en ai jamais souffert. D’ailleurs, cette question de mixité ne se posait pas encore à cette époque (avant 68), à l’E.N.
      Je croirai plutôt que ce dispositif m’a même beaucoup aidé à la concentration sur mes études. Par ailleurs, cet état de fait n’a jamais freiné ma libido (bien au contraire !), qui prenait sa juste place aux moments des sorties d’école, aux week-end ou aux vacances scolaires. Il est vrai que je suis sans doute un peu ringard ou d’une autre époque », comme disent ces nouveaux élèves bacheliers (du mistral gagnant). Je note cependant que de plus en plus de parents (une bonne partie de ma patientèle) se sentent aujourd’hui largement dépassés par l’effet dystopique et débridé de ce phénomène qui rejailli avec les conséquences connues sur la scolarité de leurs propres enfants.

  10. Que tous ces champions de la mixité et de l’éducation sexuelle, aillent voir ce qui se passe dans le monde comme mixité!!!!!!! Et qu’ils commencent par Kaboul !

  11. Il ne manquerait plus qu’en sortant de leurs cours ,ils appellent les jeunes filles Mademoiselle et les vouvoient. Madame Ernotte ne s’en remettrait pas.

    • Quand quelqu’un divague en permanence on dit de lui qu’il « est à l’ouest ». C’est bien le cas du journal en question. Idéologie, quand tu nous tiens ….
      !

  12. Et tous les voiles et l’islam qui s’étend dans l’éducation nationale ??? C’est le signe de l’égalité homme-femme ?
    Qu’ils gèrent d’abord cette menace imminente pour le droit des femmes…

Commentaires fermés.

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