Donald Trump à Davos : les grandes idées de son discours

Décomplexé, provocateur, mais souvent intéressant : c'est du Trump dans le texte.
Capture d'écran Le Figaro
Capture d'écran Le Figaro

L’intervention de Donald Trump en Suisse, ce mercredi 21 janvier, a fait grande impression. Prenant la parole pendant plus d’une heure lors du Forum de Davos, aussi appelé Forum économique mondial, le président des États-Unis s’est exprimé sur de nombreux sujets. Sûr de lui et ironique, il a rappelé la place essentielle de son pays dans le monde et en a profité pour lancer quelques piques à des pays européens ou des dirigeants, sans oublier, bien sûr, le Président français. Florilège.

Un bilan économique prometteur après un an de mandat

« C’est un miracle qui se déroule sous nos yeux, personne n’aurait pensé que ça aurait été possible. Et c’est ce qui a fait de mon premier mandat, le mandat le plus réussi que nous ayons jamais connu du point de vue financier. […] Quand les États-Unis sont à la hausse, on vous tire vers le haut. C’est un postulat. »

Retour sur son action au Venezuela

« Le Venezuela était un pays formidable, pendant plein d’années. Et puis après, les politiques sont parties à vau-l’eau. Ils ont eu de gros problèmes, mais là, on les aide. […] Le Venezuela va être un pays formidable, on a une coopération géniale avec eux, une fois que cette attaque est terminée. »

Éoliennes : « des escroqueries écologiques » qui « ont détruit les paysages »

« Il y a des moulins partout, en Europe. Il y a des moulins dans tous les coins. Et ces moulins sont de vrais losers. Et plus il y a de moulins à vent dans un pays, plus ce pays perd de l’argent. […] La Chine fabrique tous ces moulins à vent, mais je n’ai pas vu d’éoliennes en Chine. Vous avez déjà réfléchi à ça ? La Chine, ils sont malins : ils les fabriquent et ils les vendent aux imbéciles qui les achètent. Mais ils ne s’en servent pas eux-mêmes. […] Ce sont les imbéciles qui achètent ça. »

La question groenlandaise et les réticences de l’OTAN

« Le Groenland est un territoire vaste, non développé, quasiment inhabité, sans défense, dans un emplacement stratégique essentiel, entre les États-Unis, la Russie et la Chine, en plein milieu. C’était moins important quand on l’a rendu, ce n’est pas la même chose qu’aujourd’hui. […] On en a besoin pour des raisons de sécurité stratégique, nationale et internationale. […] Je n’ai pas envie d’utiliser la force, je n’utiliserai pas la force. »

« Nous, on veut un bloc de glace pour la protection du monde, et ils ne veulent pas nous le donner. […] Alors, vous avez le choix. Vous pouvez dire oui, et on appréciera, ou vous pouvez dire non, et on s’en souviendra. »

Des quolibets ciblés

« L’Allemagne génère 22 % de moins d’électricité qu’en 2017. »

« Le Royaume-Uni produit à peine un tiers de toute l’énergie qu’elle produisait en 1999. Alors qu’il contrôle la mer du Nord, qui est une des plus grandes réserves de pétrole du monde, il ne s’en sert pas. Et c’est pour ça que leur énergie a atteint des taux de production catastrophiquement bas et des prix catastrophiquement hauts. »

Au sujet d’une histoire de médicaments que les États-Unis payaient beaucoup plus cher que les autres pays : « J’ai montré les dents, j’ai appelé Emmanuel Macron – je l’ai vu hier avec ses magnifiques lunettes de soleil. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je l’ai regardé, il faisait le dur. […] Je l’aime bien, Emmanuel. Je lui ai dit : "Il va falloir que tu augmentes le prix de cette pilule. Il va falloir que ce soit 20, 30 dollars peut-être. Donc, tu vas doubler le prix de ces médicaments sur ordonnance. Tripler ou quadrupler, peut-être." Pas facile. Il a dit : "Non, Donald, je ne veux pas faire ça." […] Je lui ai dit : "Écoute, je t’explique, Emmanuel. Tu vas le faire, et tu vas le faire rapidement. Sinon, je colle 25 % de droits de douane sur tout ce que tu vends aux États-Unis et 100 % sur tes vins et tes champagnes, c’est-à-dire à peu près dix fois plus que ce que je demande. Et tu vas le faire." Il a dit " OK, je le ferai". Ça m’a pris trois minutes, en gros, par pays. »

S'adressant au secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte : « Le Canada existe grâce aux États-Unis, Mark, il faudrait que vous vous en souveniez, la prochaine fois que vous ouvrez la bouche. »

« La Somalie, ce n’est pas une nation. Il n’y a pas de gouvernement, pas de police, pas de militaires, rien. Ils n’ont rien, en Somalie. Et puis, on a ces soi-disant membres de congrès : Ilan Omar, qui parle de la Constitution, n’est-ce pas ? Il vient d’un pays qui n’en n’est pas un et qui vient nous raconter comment il faut gérer l’Amérique. Je peux vous dire qu’il ne va pas s’en sortir. »

Le traitement de la question migratoire

« En 2024, les États-Unis ont construit moins de deux millions de logements. Biden a admis huit millions de nouveaux migrants, pendant ce temps-là. En 2025, pour la toute première fois en cinquante ans, les États-Unis ont finalement inversé cette tendance. Moins d’immigration, moins de criminels qui étaient dans notre pays. 11.800 meurtriers. ICE fait aujourd’hui son travail avec autorité. […] Washington, DC est aujourd’hui l’endroit le plus sûr aux États-Unis. […] On arrive à virer des criminels professionnels. On les ramène chez eux, dans leur pays. Voilà, nous les mettons dehors. […] Nous avons réduit le nombre d’immigrants qui n’avaient pas de papiers, qui profitaient du système américain. »

Adresse aux pays européens

« La prospérité de nos pays vient notamment de notre culture. Nous avons un héritage précieux, les Européens et l’Amérique, un héritage que nous partageons et qu’il faut préserver. Nous devons devenir plus forts, plus prospères que jamais. Nous devons défendre nos cultures. »

Visionnez l'intégralité du discours de Donald Trump ici.

Vos commentaires

35 commentaires

  1. Ce qui m’amuse, ce sont les commentaires enthousiastes envers Trump venant de ceux qui oublient que les USA dominent (encore) me Monde par la primauté du dollar, par leur armée et leurs 800 bases militaires extérieures, par leur arsenal atomique, par leur main mise sur les réseaux de communication qu’ils peuvent couper de but en blanc, par leurs alliés et vassaux répandus partout, par leur potentiel scientifique et technologique…et qui, pour garder cela, nous entraînent sur le « sentier de la guerre » contre l’axe Russie-Chine-Brics (notamment en déstabilisant le Moyen Orient) , poussés aussi par un Etat Fédéral US qui se délite petit à petit. Pour Trump, nous sommes des serfs taillables et corvéables économiquement, et destinés à prendre le choc du futur conflit à la place des américians.

  2. La Chine, ils sont malins : ils les fabriquent et ils les vendent aux imbéciles qui les achètent. ENFIN quelqu’un qui dit tout haut,ce que….

  3. Si vous oubliez que Macrin et Von der Leyen souhaitait la réélection de Biden en 2024, vous ne pouvez pas comprendre les rapports de Trump vis à vis de Lacrin et VdL.. ces 2 là s’était réjoui en 2020 de la défaite de Trump. Et ne voulaint plus le revoir au pouvoir

  4. Je note que les commentaires ci dessous sur Donald Trump sont globalement plus positifs que ceux qu’on peut entendre dans la plupart des médias. Nous n’en pouvons plus d’un gloubi boulga verbeux et des infinis arcanes institutionnels et/ou administratifs.

  5. C’est un Grand, un très Grand.
    Ici nous avons des nains qui lui crachent dessus et qui s’étonnent qu’il renvoie la purée.
    Entre les gochos rouge et vert et les idiots utiles nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

    • Il ne faut jamais se fier à l apparence. Il en joue car pour l instant il est le maître des horloges. Il a tout de même négocié des morceaux du Groenland avec le Danemark. E Macron se félicite que la tension soit retombée et nous vente les mérites de UE. C est à rire. Je ne vois qu une chose c est que Trump est un bon négociateur. Souhaitons qu il réussisse à arrêter la guerre en Ukraine.

      • Vous n’y pensez pas! Ils sont les premiers fournisseurs d’armes. La dette de l’Ukraine envers les US augmente et sera remboursée comment? Cherchez!…

  6. Qu’elle discoure ! quelle constations incontournables! Quelle président, vraiment il nous faut un Trump en France, a méditer.
    Plus les gauchistes le critiquent de façons insensé, plus Trump grandi en Europe particulièrement en France.
    On comprend pourquoi il a échappé de justesse a deux meurtres et un des ses supporter lui n’en a pas échappé, inutile de désigner les commanditaires.

  7. On l’aime ou pas n’empêche que monsieur Trump est un grand président qui dirige réellement son pays tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Son franc parlé ne dérange que les incapables que nous subissons en Europe et surtout en France.

    • Bon, je suppose que vous sauterez de joie lorsque votre cotisation pour la sécu va tripler pour faire plaisir aux labos pharmaceutiques américains.

  8. Nous en avions un, jusqu’à l’année dernière, beaucoup plus érudit, au passé de vrai combattant, un seigneur quoi !

  9. Je suis critique sur le Groenland.
    Pour tout le reste, chapeau bas pour ce grand monsieur qui défend son pays et sa civilisation. Trump a raison sur presque tout.
    Et j’aime son langage, peut-être direct et cru, mais où un chat reste un chat et non un Felis silvestris catus comme dirait un énarque avec un grand mépris du peuple.

    • « Je suis critique sur le Groenland. » Ce territoire sera demain contrôlé soit par les Russes, soit par les Chinois, soit par les USA. Qu’est-ce que vous préférez ?

    • Je suis également critique pour le Groenland mais d un autre côté sur le plan stratégique est il mieux que ce soit la Russie ou la Chine qui s emparent de cette terre. Je n ai pas la réponse. Pour l instant c est en négo avec le Danemark.

  10. Un  » bonhomme ».. un franc parler qui n’existe que chez lui..une distribution de baffes bien méritées…Si nous en avons un cache quelque part..qu’il se fasse connaître…!

  11. Je rêverais d’un Trump à la française qui parlerait un langage audible et compréhensible et qui agirait pour l’intérêt de la France. Est-ce si compliqué pour les crétins qui le critiquent d’admettre qu’on en aurait très vite besoin aujourd’hui ? Nous , nous n’avons que des baratineurs ne racontant que des mensonges et ne faisant que des promesses qui n’engagent que ceux qui les croient. Nos politiques ont un verbe de technocrates qui se déguise en langage de modération pour nous faire avaler le fait qu’ils ne font jamais rien à part de ressembler aux éoliennes qu’ils importent et qui ne servent pas à grand chose. Alors vive Trump.

      • Comment ne pas être d’acrord avec M. TRUMP, il ne dit que la VERITE, qui dérange.. Les éoliennes tout est VRAI, l’immigration aussi. Mais nos élus parlent, se réunissent, et reparlent , mais ne font rien, il n’y a que la ursulala,qui trafique pour le bonheur de son pays, les autres suivent les moutons… que leur a t’elle promis ???

  12. TRUMP est peut-être « saans filtres » mais au moins ce qu’il dit est surtout « en faveur » des USA ! …
    Même si ses prises de décisions sont susceptibles de nuire un peu aux « échanges commerciaux », il veut faire du fric POUR les USA ! …
    Les « Top GUN » de l’UE font tout ce qu’il faut pour que TOUS les domaines des pays européens soient pris à la gorge … SAUF pour l’Allemagne qui se gave sur le dos de l’UE ! …

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