Discrimination : SOS Racisme charge les agents immobiliers, Aurore Bergé les achève !
« À louer », mais pas à n’importe qui… Selon un rapport de SOS Racisme, 48 % des agences immobilières de France accèdent aux demandes discriminatoires des propriétaires. Pour obtenir ce chiffre, l’association a testé 198 agences. Le Parisien, qui se fait l’écho de cette étude, précise : « Dans le détail, 48 agences (24 %) ont accepté de filtrer elles-mêmes en fonction de la couleur de peau, et 48 autres (24 %) de laisser le propriétaire faire le tri des candidatures lui-même. Soit 96 qui contournent la loi interdisant de choisir un locataire selon ses origines. À l’inverse, 102 (51 %) ont refusé une telle demande. »
En réalité, donc, sur l’ensemble des agences contactées, seules 24 % ont accepté la condition du propriétaire de sélectionner des profils « de type européen » et, dans tous les cas, les commerciaux ont rappelé à l’interlocuteur que la démarche était illégale, comme le confirme Dominique Sopo, le président de SOS Racisme : « C’est pire qu’une méconnaissance de la loi, car à chacun de nos appels, l’agent a d’abord rappelé le cadre légal interdisant toute discrimination… avant de dire qu’il était prêt à ne pas le respecter. »
Une lecture orientée
Il n’en fallait pas plus à Aurore Bergé, ministre délégué aux Discriminations, pour s’emparer du problème. Elle a annoncé dans les colonnes du Parisien : « Dans les toutes prochaines semaines, avec le ministre du Logement [Vincent Jeanbrun, NDLR], nous allons signer un décret rendant obligatoire une formation sur le sujet des discriminations pour tous les agents immobiliers. »
Branle-bas de combat au gouvernement pour une étude réalisée sur une poignée d’agences pour lesquelles les critères de sélection n’ont pas été dévoilés – malgré les demandes de BV – et alors qu’il y a en France plus de 100.000 agents immobiliers. Des commerciaux qui, d’après SOS Racisme, connaissent plutôt bien la loi. Loin de nous l’idée de minimiser la discrimination dans le secteur du logement, mais la sortie d’Aurore Bergé semble quelque peu disproportionnée, voire opportuniste.
Contacté par BV, Laurent, un agent immobilier marseillais, s'agace : « C’est trop facile de s’en prendre aux agents immobiliers alors que le problème vient des propriétaires. Cette dame n’a aucune idée de ce qu’est notre métier. Nous ne sommes pas décisionnaires. Si un propriétaire ne veut pas de tel ou tel locataire, il ne signe pas le bail. Lui faire la morale ne changera rien. » Il indique, en outre, que la plupart des demandes de ce type « sont motivées par de mauvaises expériences passées » et qu’il est, dans ce cas, très difficile de « faire entendre raison aux propriétaires ».
Une formation inutile ?
Un autre se demande ce que va changer une formation alors que, de fait, « choisir, c’est discriminer ». Selon lui, quels que soient les critères, « à partir du moment où il y a une sélection, il y a de la discrimination ». Il pousse son analyse plus loin : « Il ne faut pas oublier que le marché de la location est extrêmement tendu : il y a beaucoup de demandes. Or, en France, les lois protègent mal les propriétaires. C’est aussi et surtout parce que les bailleurs ont peur d’avoir des locataires mauvais payeurs ou irrespectueux et de ne pas pouvoir les expulser qu’ils deviennent méfiants. » Il conclut : « À mon avis, si les règles en matière d’impayés, de squat, de renouvellement de bail ou encore de reprise étaient plus à l’avantage du propriétaire ou, au moins, plus équilibrées, on ne serait pas en train d’imposer des formations en éducation civique aux agents immobiliers pour qu’eux-mêmes sermonnent leurs clients. »
Le gouvernement serait-il en train de prendre le problème par le mauvais bout ? Comme souvent, il s’intéresse aux conséquences sans s’attarder sur les causes. Pire : dans le cas présent, Aurore Bergé s’est jetée sur un testing réalisé par une association militante et qui en dit trop peu sur sa méthode d’échantillonnage. Encore une fois, ce n’est pas sérieux.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts



































146 commentaires
Dame Bergé est conseillère municipale à RAMBOUILLET (78) une ZEP comme chacun sait !
« Les bailleurs ont peur d’avoir des locataires mauvais payeurs ou irrespectueux et de ne pas pouvoir les expulser, du coup ils deviennent méfiants. » Tout est dit.
Une loi Bergé (une de plus) condamnera -t-elle les bailleurs qui n’ont pas choisi comme locataire un OQTF, un immigré sans papier, un dealer, etc. ? On va s’étonner de ne plus trouver de logement à louer, déjà que la sévérité des DPE a fait sortir de nombreux logements, et pas en si mauvais état que ça… Ce gouvernement pond des lois sans étudier leurs conséquences, « victime » de ou parasité par son idéologie écolo, égalitaire, et pour achever le tout : marxiste.
Je ne sais pas qui des agents immobiliers ou d’Aurore Bergé aurait le plus besoin d’une formation
Jusqu’à nouvel ordre, les propriétaires ont le droit de choisir à qui ils louent leurs bien immobiliers… Si ils voulaient casser le marché de la location ils ne pourraient pas s’y prendre mieux !!!!
Que se passe-t-il dans les services gérants les logements sociaux? Ils ne font pas de sélection ? Pourquoi des FdS attendent-ils en vain un logement alors que des débarqués récents l’obtiennent à la première présentation de leur dossier? Pour éviter toute sélection il faut recourir au tirage au sort ou appliquer la règle premier arrivé premier servi. Dans ce cas que l’administration donne l’exemple.
Encore une atteinte à la liberté …Blanc, noir, jaune ,arabe ou malgache le problème n’est pas là…
D’abord trouver le locataire qui peut preuves à l’appuis justifié d’un salaire représentant 3 fois minimum le total des charges + loyer …C’est déjà une mission bien rude ! Pour la suite de la situation Mme Bergé, toujours prête à se mettre en avant devrait demander à tous les députés de voter une loi permettant d’expulser au bout de 2 mois le locataire qui ne paye plus et celui qui annonce une famille de 4 personnes à l’arrivée pour occuper le logement et qui ensuite loge 6 ou 8 personnes !
C’est grotesque ! On n’empêchera jamais ni les Agences ni les propriétaires de choisir leur locataire. Empêchera-t-on un jour les gens de choisir leur mari ou leur femme ? Cet Etat policier va finir par exploser en vol, et personne ne s’en plaindra.
Le problème des Larem, c’est qu’ils parlent de ce qu’ils n’ont jamais vu: des fascistes, et ignorent ce qui existe vraiment: la racaille!
On appelle cela des menteurs.
Les mots n’ont plus de sens avec ces tribus administratives qui cherchent toujours des coupables et des victimes. Ils se prennent pour des juges mais ne sont que l’expression wokiste de leur « pédansphère ».
Combien d’entre eux hébergent de migrants ou embauchent des étrangers, avec titre de séjour et de travail, faut il le,préciser?
Ils confondent sectarisme et compétence, ils confondent chrétien et inquisition, ils confondent élection et carrière…Président et DJ!
Un autre moyen, parmi une foultitude, de créer de la discorde. L’objectif des gauches de réaliser enfin la révolution permanente chère à Trotsky et Mao passe par une irritation sociale de tous les instants dans tous les domaines. C’est ce que nous voyons s’installer jour après jour. Tous les prétextes sont bons.
« Les mauvaises expériences passées » sont le moteur essentiel de la sélection des locataires, car sélection il y aura TOUJOURS.
Il y a des organisations qui ne meurent jamais, non parce qu’elles seraient utiles, mais parce qu’elles se nourrissent de leur propre nuisance. SOS Racisme est de celles-là. Après avoir méthodiquement pourri la vie des boîtes de nuit, des bars, des campings et de tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un lieu de sélection, la voilà désormais lancée à l’assaut des agences immobilières. Même méthode, même scénario, même morale préfabriquée.
Un testing orienté, des appels enregistrés, des chiffres brandis comme des preuves définitives, puis l’indignation médiatique soigneusement organisée. Cette fois, le prétexte s’appelle la discrimination raciale dans l’accès au logement. Traduction concrète : transformer toute sélection de locataire en faute morale. Le réel, une fois encore, est prié de se taire.
La mécanique est désormais parfaitement huilée. On appelle une agence, on suggère à demi-mot de filtrer des profils, on pousse l’interlocuteur dans une zone grise juridique, puis on crie au scandale. Le piège est grossier, mais il fonctionne à merveille dans un pays où l’idéologie remplace l’analyse et où la posture morale tient lieu de politique publique.
On ne cherche jamais à comprendre pourquoi l’agent hésite, pourquoi le propriétaire est méfiant, pourquoi certains dossiers sont refusés. On cherche un coupable, rien de plus. Le propriétaire devient suspect par principe, l’agent immobilier complice, et la prudence élémentaire se transforme en délit moral.
Comme si empiler les normes allait, par miracle, faire apparaître des locataires solvables, respectueux et fiables. Personne ne pose la seule question sérieuse. Pourquoi les propriétaires refusent-ils certains profils ?
La réponse est pourtant simple, triviale, vécue. Ce n’est ni la couleur de peau ni l’origine qui posent problème, c’est le risque. Le risque d’impayés, le risque de dégradations, le risque de procédures interminables, le risque d’un État qui protège systématiquement le mauvais payeur et abandonne celui qui met son bien en location.
En France, louer est devenu un acte à haut risque, parfois ruineux, souvent irréversible. Dans ce contexte, sélectionner n’est pas une idéologie, c’est une question de survie. L’agence immobilière ne fait que transmettre, souvent à voix basse, la demande du propriétaire. Une demande rationnelle, fondée sur l’expérience, mais devenue indicible.
Cette réalité dérange trop le récit officiel. Alors on préfère parler de discrimination, ce mot-valise magique qui permet d’éviter toute analyse sociale sérieuse. Les médias dominants, et notamment la chaîne d’information en continu préférée du pouvoir et de la morale obligatoire, font le reste.
Extraits choisis, indignation en boucle, commentaires larmoyants, mais jamais de mise en perspective. Jamais un plateau pour expliquer les droits du propriétaire, jamais un sujet sur les ravages causés par des locataires protégés par un système totalement déséquilibré, jamais un mot sur l’exode massif des petits bailleurs qui préfèrent vendre plutôt que louer.
La France de Macron et de Mélenchon, si opposés en façade, mais unis dans la même soumission au discours moral obligatoire. Dans cette France-là, le propriétaire est devenu l’ennemi, l’agence un suspect, et l’ONG militante le bras armé d’un État qui a renoncé à gouverner autrement qu’en punissant.
À force de vouloir interdire toute sélection, on organise la pénurie. À force de transformer la prudence en délit, on décourage l’investissement. À force de traiter les Français comme des coupables permanents, on fabrique de la défiance, du contournement et une colère froide.
La vérité, c’est que ce pays ne cherche plus à loger, il cherche à punir, et quand l’idéologie gouverne le logement, ce sont toujours les murs qui restent debout et la société qui se fissure.
Quand la bêtise gouverne, le bon sens devient un délit.
Et oui et la « bêtise » elle n’est jamais sanctionnée
Bravo ! vous avez tout dit
C’est pourquoi je choisis de garder mon argent sur des comptes bancaires ou d’autres placements financiers plutôt que d’investir dans l’immobilier.
Ou acheter de l’or, un placement jamais démodé ou des sicavs ‘or » aussi
On ne se débarrasse jamais d’un problème en acceptant les codes moraux de ceux qui l’ont crée. Discriminer est un mot synonyme d’un auttre très simple, choisir, auquel on a collé une nuance « infâmante » selon de quel sorte de choix il s’agit selon le pouvoir en place…..Car le droit de choisir est souvent invoqué pour des choix revendiqués par la gauche comme « légitime » comme l’avortement. Si les proriétaires veulent éviter certains locataires c’est la conséquence du fait que ceux ci, s’ils se révèlent indélicats, seront impossible à expulser. Alors dans le doute….Quand le « Blanc » est encore expulsable s’il se conduit mal et n’a pas trop de « relations », alors que les autres le sont plus difficilement, alors il est préféré comme locataire….C’est aussi bête que ça….Quand il sera facile de faire expulser tout locataire indélicat, quelque soit son origine, il y aura beaucoup moins de « discriminations ». Tous vos malheurs viennent de la gauche ….Oui les propriétaires sont coupables s’ils ont un jour voté à gauche ou Macron…..mais pas en tant que propriétaires.
Il faut créer SOS immobilier: « Touche pas à mon logement français! »
Oui Madame, bien analysé!
Le parapluie et l’imbécilité vont de paire…