Des chiffres qui font peur : bienvenue dans la France pauvre !
Français, vous êtes moins riches qu’hier et probablement moins pauvres que demain. Vous êtes, en tout cas, et pour la troisième année consécutive, plus pauvres (ou moins riches, selon que vous voyez le verre à moitié vide ou à moitié plein) que la moyenne des pays européens. C’est ce qui ressort des données de l’INSEE pour l’année 2024, que viennent conforter dans les grandes lignes les statistiques de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ainsi que les études d’instituts privés comme le groupe NielsenIQ-GFK (NIQ-GFK).
50 ans de dégringolade

Les niveaux de vie en Europe. Document INSEE.
Ce que BV dévoilait fin novembre concernant la Pologne, dont les efforts spectaculaires depuis sa rupture avec le communisme lui permettront sans doute de dépasser le produit intérieur brut par habitant (PIB/hab) de la France d’ici une huitaine d’années, n’est malheureusement pas un fait isolé. S’il faut rester prudent sur les prévisions économiques qui, comme celles sur le climat, réservent parfois quelques surprises, les données passées et présentes, une fois consolidées (celles de l’INSEE pour 2024 le sont presque), sont un juge de paix, qui photographient la réalité du moment et dessinent les grands contours d’une tendance à long terme. Et ce que les chiffres nous confirment, c’est non seulement notre mauvaise santé économique, mais aussi notre perte de vitesse par rapport à nos voisins. Comme le note l’essayiste Antoine Fourchet dans une chronique publiée par Les Échos, nous avons perdu du terrain par rapport aux meilleurs. En 1975, le niveau de vie des Danois était 13 % supérieur au nôtre. L’écart est de 23 %, aujourd’hui.
La France rattrapée, voire distancée
Nous sommes aussi distancés par nos semblables. En 1975, nous faisions jeu égal avec les Allemands, lesquels, malgré les freins qu’ont constitués pour eux la réunification après la chute du mur de Berlin, n’ont cessé depuis de creuser l’écart. Le niveau de vie allemand moyen est désormais 11 % supérieur au nôtre.
Enfin, et c’est peut-être le plus inquiétant, nous sommes rattrapés (ou en passe de l’être) par des pays que nous considérions encore il y a peu comme de « petites puissances économiques ». En 1975, toujours, le niveau de vie des sujets du Royaume-Uni était 12 % inférieur au nôtre. Aujourd’hui, ce retard a été comblé, et ce, malgré un Brexit qui faisait se gausser les prévisionnistes de plateau eurolâtres. L’Espagne et surtout l’Italie nous rattrapent à grands pas et ne sont plus très loin de nous. Quant aux Polonais, dont nous avons pu vérifier les progrès palpables, leur niveau de vie était 60 % inférieur au nôtre, en 2000. Ce décalage a été réduit à 20 %, en 2024, et rien n’indique à ce jour que la tendance puisse s’inverser.
La France « périphérique » sinistrée

Le niveau de vie en Europe. Document NIQ.
NIQ-GFK a eu la bonne idée de cartographier en couleurs les niveaux de vie dans l’UE (auxquels s’ajoutent, probablement pour des raisons commerciales, la Turquie et l’Islande). Le décrochage français apparaît de façon saisissante avec les pays du nord, alors que les couleurs françaises sont désormais très proches de celles de nos voisins latins. L’Europe de l’Est, qui n’a pas connu le miracle économique de la Pologne, est encore loin de nous, mais réduit aussi peu à peu son retard.
L'étude de NIQ-GFK propose aussi des cartes détaillées par pays, et le zoom sur la France est riche en enseignements sur la géographie de notre appauvrissement. De très forts contrastes se font jour. En effet, on remarque que seuls l’Île-de-France (en fait, surtout Paris et l’Ouest francilien) ainsi que la Haute-Savoie, le Haut-Rhin et la région PACA (surtout les Alpes-Maritimes) surnagent et restent au-dessus de la moyenne européenne. Partout ailleurs, la paupérisation est perceptible, et même de façon marquée sur environ deux tiers du territoire métropolitain.

Le niveau de vie en France. Documents NIQ.
La rançon d’une incurie généralisée
Les analystes y vont chacun de leurs constats et hypothèses pour expliquer une telle descente aux enfers. Antoine Fourchet pointe notamment les résultats catastrophiques de l’Éducation nationale, qui fait dégringoler la France dans les classements mondiaux : nous sommes désormais 26e au classement PISA (niveaux scolaires et universitaires) et au classement PIAAC (compétences des actifs). Nous travaillons moins longtemps que la moyenne européenne et notre productivité a baissé, nous faisant passer du 7e rang mondial, en 2000, au 14e, aujourd’hui. Autant de phénomènes qu’aggravent nos déficits budgétaires et la baisse de nos investissements stratégiques.
Autant de constats sur lesquels s’accorde aussi François Lenglet, pour qui la « dette explose et elle nous entraîne dans un cercle vicieux ». L’économiste Marc Touati ajoute à cela une augmentation improductive de la dépense publique (qui en fait un coût stérile) ainsi que les faillites d’entreprises et le haut niveau d’un chômage apparemment incompressible.
Comme bien souvent, nos économistes oublient de signaler l’impact de plus en plus important de l’immigration sur la plupart de ces facteurs de paupérisation, et notamment sur celui du chômage. Pour le reste, comment contester des évidences sur lesquelles s’accordent, entre autres, les statistiques économiques, l’emballement de notre dette publique ainsi que les files d’attente aux guichets de France Travail et des Restos du cœur.
À quand l’éradication de la tiers-mondisation française et, donc, de la caste qui en est responsable ?
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72 commentaires
C’est le résultat de toutes ces années de socialisme de Hollande et Macron
Partout où passe la gauche, l’économie trépasse et les Français souffrent, voir les villes de gauche, endettées; insécurité, saleté….
Bonne mais terrible analyse.
Bon article mais vous avez oublié le principal, le domaine dans lequel la République domine tous les autres Pays, celui du monstre Politique et Public, le monstre Républicain grassement gavé qui détruit la France.
T’as raison; l’effet « multiplicateur » délétère sur les conséquences est pervers !
Le socialisme a l’état pur : d’abord on vide les caisses et ensuite on partage la pénurie, le tout dans un esprit fraternel, humaniste et inclusif.
Hélas non ce n’est pas le socialisme mais le communisme et comme dans tous ces mêmes pays vous avez le monde politique et public très prétentieux qui se rempli les poches d’une manière ou d’une autre sur le dos de sa population. Désolé mais pour moi c’est un monde d’escrocs.
C’ est du marxisme pur et dur :
« De chacun selon ses capacités
A chacun selon ses besoins »
Si vous êtes capables de bosser ,vous travaillez pour ceux qui n’ en sont pas capables!
Parce que vous faites la différence ? Comme entre la socialiste Ségolène Royal et un Mélenchon, entre autres communautaristes félons en visite en Algérie, et l’islamo-socialo-écolo-communiste ? moi non ! Cela s’appelle LFI. Et ils n’ont même pas la dignité de l’assumer, sauf bien sûr lors des élections.
Le gouvernement ne devrait pas tarder à publier une ordonnance interdisant la publication de ce type de carte pour » sabotage du bourrage de crâne et incitation haineuse à la déprime. »
Votre étonnement m’étonne! C’est la France progressiste, la France du progrès à tous les points de vue. Quand à vos économistes, ils tiennent le thermomètre mais ne désignent pas la cause de la fièvre : trop dangereux politiquement!
Pas besoin d’être économiste pour constater les dégâts. Il n’y a plus de pionniers , comprendre plus de créateurs de richesses en particulier petites et moyennes entreprises dynamiques . Le découragement gagne du terrain. Plus envie d’investir et pour beaucoup plus envie aussi de s’investir. On sauve les meubles . Les patrons pour beaucoup n’ont plus l’énergie des années 80. Tout à été pensé par le socialisme pour écrouler le pays. Le différentiel avec un voisin riche comme la Suisse devient énorme. Macron regarde le spectacle en ouvrant en grand les portes pour toujours plus de misère, saleté, bêtise. Quand dans un pays tout le monde ou presque aspire à devenir fonctionnaire la fin est proche.
Les Français ne comprennent rien à l’économie libérale de marché. Pour eux, faire du commerce et faire du profit c’est immoral. Ils votent donc à gauche…
Pourtant avec tous les ingénieurs, entrepreneurs, techniciens, chirurgiens, qui nous viennent d’Afrique, la France devrait être un pays riche. On ne comprend pas monsieur Mélenchon, monsieur Macron ?
(attention, ironie!)
Cette carte me paraît curieuse, voire même peut-être entachée d’erreurs.
En effet, je constate que la « Californie Française » et sa célèbre Silicon (Uncanny) Valley dyonisienne y apparaît en bleu foncé (donc 20% en-dessous du niveau de richesse nationale), malgré son rôle éminent de plaque tournante du petit commerce de détail souterrain (avec de loin le plus gros chiffre d’affaire selon les dernières stats)… Comment cela se fesse ?
Comment ne pas s’appauvrir dans un pays le plus taxé du monde . Nous travaillons pour l’état dont la seule préoccupation est de trouver de nouveaux impôts et taxes. C’est un principe socialiste. Quand on est gouverné par des bons à rien le résultat est inéluctable. On ne s’en sort plus. J’ai du attendre le quatrième âge pour regarder les prix avant d’acheter les denrées alimentaires nécessaires. Je suis obligé de couper le chauffage tant les notes d’électricité ont triplé. Bien entendu les sorties sont réduites pour ne pas brûler du carburant. Ça faisait 15 ans que je n’avais pas approché un découvert bancaire. Et tout autour de moi j’entends le même refrain qui devient le tube de cette décennie. Comment en France pouvons nous vivre avec les salaires de misère ? Il est évident que le train de vie des politicards doit être largement assuré par le budget de l’état puisque ce sont eux qui le vote. Le grand remplacement doit commencer par là.
Excellent, j’ai bien ri (jaune) mais bon, ce n’est pas faux en plus même que ce serait vrai
Terrible diagnostic.
Pas étonnant, fiscalité monstrueuse et surtout 45 ans de socialo communisme dans ce pays, voilà le
résultat.
La France est désormais foutue.
Il n’y a pas que le niveau de vie qui compte.
Le niveau de sécurité est aujourd’hui un critère majeur, et pour cela mieux vaut vivre à l’est de l’Europe.
On fonce tête baissée dans e mir et on continue d’accélérer…. 50 ans de gauche au pouvoir, de gouvernements pourris et corrompus avec Macron qui crame toutes les allumettes pour que ça brûle plus vite
Logique quand on importe le tiers monde, on le devient.
Quand on a vécu et résidé dans différents pays depuis 20 ans .
On voit que la France régresse.
La FRANCE devrait être extrêmement riche au vu des migrants qui nous dit on rapportent plus qu’ils ne coûtent
Attention ! certains vous affirmeront que c’est parce qu’il n’y a pas assez d’immigration (et donc d’enrichissement) que la France est dans cette situation !
Pas assez d’immigration, pas assez d’Etat, pas assez de socialisme, pas assez d’impôt, pas assez de taxation des super-hyper-méga-riches (+ de 3000€ par mois)… les causes sont évidentes : on n’est pas allé assez loin dans les mesures idéologiquement efficaces. Il faut plus de la même chose, plus de ce qui a
échoué partout ailleurssi bien réussi à Cuba et au Venezuela…