Crépol : les proches de Thomas dénoncent les méthodes de France 2

L’association des victimes du bal de Crépol ne mâche pas ses mots au sujet des journalistes de France Télévisions…
Capture écran C à vous - France Télévisions
Capture écran C à vous - France Télévisions

« On résistera. » Bientôt deux ans après le meurtre de Thomas Perotto à Crépol, la détermination de ses proches reste intacte. Hors de question, pour eux, de se taire face aux tentatives de manipulation médiatique. Mardi 7 octobre, l’association des victimes du bal de Crépol a ainsi poussé un « petit coup de gueule » contre les journalistes de France 2. « Depuis plusieurs semaines, [ils] nous ont contactés pour faire une série documentaire sur "ce qui a fracturé la France" », est-il écrit, sur Facebook. Mais, alors que le porte-parole de l’association lui indiquait qu’il ne s’exprimerait pas « tant que le procès ne sera[it] pas passé », la journaliste de France 2 lui aurait assuré que la mort de Thomas ne serait pas évoquée : « Dans ce cas, pourquoi nous appeler nous ? Pour nous rabâcher qu’il y a eu de la récupération politique d’extrême droite ? Mais jamais dire qu’il y a aussi récupération politique du NFP ? Et pourtant. »

Apolitique, l’association a profité de ce message pour rappeler qu’elle n’était affiliée à aucun parti ni mouvement idéologique. « Nous voulons juste que la Justice fasse son travail. Nous demandons justice et paix. Vous pouvez le mettre dans le parti que vous voulez. »

Un certain journalisme mis en cause

Bien décidée à se faire respecter, l’association de victimes ajoute qu’elle s’exprimera « en temps voulu », mais uniquement aux médias de « confiance ». Et de préciser : « Désolé, mais les médias de France Télévisions, pour le moment, n'ont pas été exemplaires. Je pense à Cohen, les fameux écrivains de ce livre torchon, etc. » On se souvient, en effet, de l’angle qui avait été choisi par Patrick Cohen pour présenter le meurtre de Thomas, dans l’émission C à vous de France 5. Un édito tellement partisan que l’Arcom n’avait pu que l’épingler pour ses commentaires « dénués de précautions oratoires ».

Quant au « livre torchon » que fustige l’association, il s’agit très vraisemblablement de la fameuse « enquête » Une nuit en France (Grasset), écrite par Jean-Michel Décugis, Pauline Guéna et Marc Leplongeon. Là aussi, le parti pris des auteurs avait choqué. À tel point que les parents de Thomas étaient sortis du silence pour exprimer leur mécontentement. « Ils sont dans l’incompréhension à cause de nombreux passages très gênants, pour le dire avec mesure malgré la colère qu’ils suscitent », avait alors expliqué leur avocat. Selon eux, les auteurs du livre « tendent à banaliser le port d’arme, la violence meurtrière, l’omerta et la victimisation » des mis en cause.

La « fracture » qu’on ne veut pas voir

Quel est donc ce nouveau documentaire que nous prépare France 2 sur « ce qui fracture la France » ? Sans vouloir être mauvaise langue, on peut d’ores et déjà craindre que cet angle ne soit pas bien original. C’est, précisément, celui qu’avaient déjà développé les auteurs d’Une nuit en France, sous-titré « Anatomie du fait divers qui a déchiré le pays ». Les médias mainstream avaient complaisamment embrayé, présentant le meurtre barbare de Thomas comme le résultat d’une « rixe » entre deux bandes rivales, le fruit d’une « fracture » entre deux jeunesses qui se regardent en chiens de faïence. Bien entendu, le fait que l’une des deux bandes était armée de couteaux n’était jamais rappelé. Pendant que Crépol était présenté comme un village « austère, taiseux », replié sur lui-même - raciste aussi, sans doute ? -, le quartier de la Monnaie était dit « défavorisé », multipliant les « difficultés », mais peuplé de héros du quotidien, à l’image de ces mères courage « souvent seules et parfois débordées » ou de ce valeureux éducateur de rue s’évertuant à recadrer des jeunes « en perdition ». Sortez les mouchoirs !

Sans surprise, la seule « fracture » qui saurait être nommée par ces médias est d’ordre social, économique. Interdiction d’évoquer l’écart culturel, religieux et donc civilisationnel qui existe entre les rugbymen de Crépol et les « jeunes » d’en face. La dimension raciale anti-Blanc du conflit est volontairement mise de côté par l’espace médiatique alors qu’elle est pourtant centrale. N’en déplaise, aussi, au parquet de Valence qui a préféré faire la sourde oreille, plusieurs témoins du meurtre ont entendu les assaillants dire « On est là pour planter des Blancs ». Sans parler de cette vidéo où l’on entend clairement les agresseurs évoquer les « putains de gwers ».

Et si la « fracture » tant décriée n’était pas due à un sous-investissement de l’État ni à un manque d’aides sociales, mais plutôt à l’état d’esprit clanique d’une population qui refuse de faire sien le mode de vie de son pays d’accueil ?

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

39 commentaires

  1. Une fois de plus les Médias du Service Public se sont vautrés dans la désinformation et dans un gauchisme puant……le tout financé par nous tous, et notamment par la famille de Thomas !

  2. Ce que je redoute maintenant c’est que nos chers juges finissent le travail de cette écœurante presse de gauche….

  3. Que les proches de Thomas tiennent bon ! S’ils obtiennent la condamnation des coupables contre toute la mafia médiatico- politique de gauche, ce sera le début d’un retournement…..Au delà de la nécessité de rendr ejustice à la famille de ce pauvre gosse, il y a un symbole et il faut l’imposer ! Comment peut-on les aider ?

  4. Aucune déontologie, aucune empathie, ces « journalistes » je les mets entre guillemets car vraiment, ils font honte à la profession
    Comme dit l’excellent G W Goldnadel, l’odieux visuel….
    Comment faire une émission à charge contre une famille éprouvée par la perte d’un jeune sain, sportif, qui ne demandait rien sinon de vivre
    Rien n’a été épargné à cette famille
    Dernièrement reconstitution avec les présumés coupables, et ces derniers odieux, mimant des gestes douteux, se marrant et bien sur , on ne saura jamais qui a porté ce coup fatal à Thomas
    Je pense à Thomas, à sa famille, ses amis, ses potes de rugby….
    Mais je doute que l’on sache qui est l’assassin

  5. Rien d’étonnant dans les méthodes déployées par une grande majorité de journalistes des chaînes publiques, Fr2 en l’occurrence, pour traiter ce type d’événements… Les rédactions de ces chaînes sont tenues par des syndiqués de gauche depuis des lustres. Delphine Ernotte, Présidente de France-Télévisions n’a-t-elle point mis un accent particulier sur cette appartenance, en dénonçant les chaînes Bolloré, d’extrême droite.. .

  6. Manipulation à tous les niveaux.
    Complément d’enquête il y a quelques jours montrait les évangélistes comme des gens sous emprise et comme d’affreux homophobes.
    L’émission était totalement à charge

    • Ca étonne qui
      Je me souviens lors du scandale du Lévothyrox nouvelle formule (je fus une des victimes parmi des millions), émission à charge contre les malades, comme quoi c’était « dans la tête » ben voyons, mais rien contre les labos Merck qui avaient en effet changé l’emballage mais aussi la formule et notamment les excipients pour satisfaire la patientèle asiatique mais n’avaient pas prévenu les malades , nous avons vécu un enfer
      Alors la lucet je ne veux même plus en entendre parler, et dire qu’elle a un salaire de 25.000 euros pour faire ça

  7. Ils crèvent tous de trouille que, la droite arrivant au pouvoir, il y ait un grand coup de balais voir, carrément, la privatisation des chaînes publiques, mais ils continuent quand même à biaiser les infos et mentir aux Français qui ne sont plus dupes. Et plus il font ça, plus MLP monte dans les sondages, aujourd’hui elle atteint 37%… On ne peut pas être plus sot (euphémisme).

  8. Quand j entend que la Monnaie à Romans est un quartier défavorisé ,il faut savoir qu en 1968 quand j étais lycéen au lycée technique de Romans ce quartier était déjà qualifié de très sensible
    Les années sont passées et rien n a changé .Tous les gouvernements successifs on faillis.
    La population à changé et l’insécurité s est encore aggravée

  9. Paix à Thomas et j’ai mal pour sa famille qui doit subir ces commentaires. Mais il faut combattre férocement (car ils agissent eux mêmes avec férocité) ces pseudo-journalistes qui ne sont que des militants.
    La police de la pensée dispose des médias publiques. Leur partialité existe de puis tellement longtemps qu’un grand nombre ne la voit pas et recrache tout leur mensonges.

  10. France télévision le chantre de la propagande mensongère, le sectarisme le manque de pluralisme
    Boycottez comme nous France tv

  11. France télévision dont France 2 sont soutenu par l’Arcom, tant que cet structure existera la démocratie en France ne sera pas.

  12. Quant les citoyens lambdas voient ce qui se passe ils sont légitime de décider de voter a droite. A Crépol sans doute en haut lieux ils connaissent la vérité et de plus, pendant que la gauche en toute quiétude fait des manifs sans autorisation défile avec des slogans qui pourraient les envoyer en prison sans aucun problème, pour Crépol une manifestation de droite, pacifique, sans rien casser, a été arrêter par la police et certains mis en garde a vue.
    Douce France, pays … . A en pleurer.

  13. « Et si la « fracture » tant décriée n’était pas due […] mais plutôt à l’état d’esprit clanique d’une population qui refuse de faire sien le mode de vie de son pays d’accueil ? » Ah bon ? On pourrait donc tranquillement refuser de vivre selon les règles en vigueur dans notre pays ? Si c’est le cas, que font donc toutes ces autorités dont la seule raison d’être est de veiller à ce que les lois du pays soient respectées et de punir les contrevenants ? L’esprit clanique en question n’est sans doute pas que celui des populations évoquées ici. Il y a fort à parier que les autorités le pratiquent également à leur façon en distinguant les origines dans leur manière de faire appliquer la loi.

    • « tranquillement refuser de vivre selon les règles en vigueur dans notre pays »
      ah bon, vous ne le saviez pas? C’est ainsi depuis 1981, il serait temps de s’en apercevoir!
      Les « autorités » ont même fabriqué des lois spéciales pour favoriser ces populations. Lisez mon commentaire précédent sur la « loi Gayssot ». D’un coup, d’un seul, elle n’est plus appliquée dans sa totalité.
      C’est réservé à ladite « extrême droite », la gauche en étant dispensée.
      Les « autorités » sont des « hauts » fonctionnaires syndiqués à gauche, ils ne vont pas se bouffer entre eux!

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