[CHRONIQUE] Des efforts, encore des efforts, toujours des efforts !
Comme la météo marine, la météo politique annonce du gros temps à la rentrée, c’est-à-dire au moment de la présentation du projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Sécurité sociale dont l’ineffable Moscovici vient de souligner la situation critique en raison de l’accumulation de la dette sociale qui fait peser un « risque croissant de crise de liquidité ». Il est toujours sidérant de constater l’espèce de dédoublement de la personnalité des membres de l’oligarchie politico-administrative qui déplorent la situation à laquelle ils ont largement contribué ! Rappelons que le personnage a été successivement député, ministre des Affaires européennes, ministre de l’Économie et des Finances, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, à la Fiscalité et à l’Union douanière et, aujourd’hui, Premier président de la Cour des comptes. Belle carrière, diraient certains ; art consommé du recasage, diraient d’autres. Étant donné les responsabilités exercées, peut-être a-t-il une once de responsabilité, dans la situation actuelle des finances publiques ?
Augmentation de la pression fiscale en vue
M. Bayrou a indiqué à Apolline de Malherbe qu’il envisageait de demander des efforts à tous les Français, sans entrer dans plus de détail. Chacun a compris qu’une nouvelle augmentation de la pression fiscale était en vue. Rappelons que selon Eurostat (14 novembre 2024), le taux de prélèvements obligatoires, impôts et cotisations sociales perçus par les administrations publiques s’élevait en France, en 2023, à 45,6 % du PIB, c'est-à-dire au premier rang des États membres de l’Union européenne, devant la Belgique (44,8 %) et le Danemark (44,1 %). En fin de compte, la France est un pays post-soviétique. Au demeurant, il n’est pas rare d’entendre, à Bruxelles, les ressortissants des pays de l’Est raconter la petite blague suivante : « Non, en 1989, toute l’Europe n’a pas été libérée du communisme, il reste la France ! »
À considérer l’état des services publics et le poids des tracasseries administratives, les Français sont plus que fondés à considérer qu’ils n’en ont vraiment pas pour leur argent et qu’il existe, à l’évidence, un terrifiant problème de mauvaises allocations des ressources. Et il est insupportable d’entendre ceux qui sont responsables de la situation dans laquelle se trouve la France nous morigéner comme des mauvais élèves : « Il va falloir faire des efforts. » « Tirez les premiers, messieurs les Anglais ! »
À ce sujet — [ÉDITO] Bayrou : ça patauge
Une vision socialiste des choses
Il est exaspérant que jamais la caste politico-administrative n’envisage sérieusement de réduire les dépenses publiques. Par manque de volonté et d’imagination, mais aussi et surtout parce que tout leur mode de pensée et d’action repose sur la dépense publique. Or celle-ci n’est pas le fruit du hasard ou du destin mais des politiques menées depuis une cinquantaine d’années. S’y mêlent une vision socialiste des choses en vertu de laquelle l’État saurait mieux que les citoyens ce qui est bon pour eux et, partant de là, sait mieux qu’eux comment utiliser leur argent, et une déplorable pratique électoraliste qui consiste à promettre sans cesse de nouvelles aides et allocations qui ont inévitablement un coût. S’y ajoute une manie psychotique d’accumuler normes et contraintes administratives sur le dos des citoyens. Or, la norme implique le bureaucrate pour la mettre en œuvre, d’où une inflation délirante du poids de la bureaucratie. Notons qu’en l’affaire, l’Union européenne a une part énorme de responsabilité, dont le dernier avatar est le « Pacte vert » de Mme von der Leyen.
Un système qui ne peut plus être réformé
Pour sortir de cette spirale infernale de la dépense publique et de la pression fiscale, il faut une volonté d’acier pour oser supprimer certains services, ne pas remplacer les départs à le retraite un pour un dans la fonction publique, supprimer un des échelons d’administration locale, diminuer le montant de notre contribution à l’Union européenne qui coûte beaucoup plus cher qu’elle nous rapporte, mettre fin à des pratiques budgétaires comme la reconduction automatique des services votés, qui sont inflationnistes en matière fiscale…
Pour sortir de la logique « des impôts, encore des impôts, toujours des impôts » pour libérer les forces créatrices de richesses et d’emplois, il faudrait « de l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace » pour renverser tout le système de pensée et d’action de l’oligarchie actuelle. La France ne pourra s’en sortir qu’en balayant le système qui est arrivé à un stade de sclérose tel qu’il ne peut plus être réformé. Primo Levi a écrit qu'« oublier le passé, c’est se condamner à le revivre ». La République ferait bien de se souvenir que l’Ancien Régime s’est effondré à cause d’une crise des finances publiques doublée de l’autisme d’une oligarchie refermée sur elle-même.
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80 commentaires
Il est plus qu’urgent de faire payer les privilégiés, ceux qui vivent comme des nababs aux frais du contribuable spolié.vurgent aussi d’appliquer le « tu casses tu payes ».
Les Français en ont marre ça va mal finir !!! Ca fait 40 ans qu’on nous demande des efforts, et que de l’autre côté ça ne suit pas, non seulement aucune réduction des dépenses, mais on donne notre argent à l’Ukraine et à toute la terre !!! Toujours moins de services, de lit d’hôpital, de sécurité, de justice ….on paye pour les autres non ça ne peut plus durer
Des efforts à tous les Français, vraiment ? Ah oui, en augmentant la TVA peut être et en baissant substantiellement les charges salariales, parfait pour les actifs, bien que trompeurs mais pour les retraités ? Baisseront-ils la CSG ? Dans tous les cas, moins de pouvoir d’achat et donc moins de recettes dans les caisses de l’état. Arrêtons les ronds points fleuris et autres fêtes pharaoniques qui ne sont plus dans nos moyens. Réduisons drastiquement les subventions et la dilapidation de l’argent public qui n’est que de l’arrosage électoraliste. Arrêtons la gabegie administrative de l’État central, des régions et de nombreuses villes serait déjà un bon début. Quand les assiettes sont vides on ne fait pas la fête et ont ne met pas des géraniums aux fenêtres.
Toujours jusqu’ici sur un strapontin il est vrai, Monsieur Bayrou a tout de même été aux premières loges pour accompagner notre descente aux enfers. Comment serait-il possible qu’il puisse contribuer un tant soit peu à une sortie honorable de tous nos maux ?
il est vraiment nul et incompétent comme premier ministre ,mais je me demande pourquoi les députés ne le censures pas il faut virer tout ce monde qui nous coûte une fortune la gauche c’est la honte de la france .
A quand une énorme manif dans les rues ? On a eu les Gaullistes en 68, la loi Savary, le « Mariage pour tous », les « Gilets jaunes ». Où alors un réferendum « sauvage » ? Y’en a marre à la fin…
moscovici ! et les autres socialistes…..c’est eux qui nous ont conduit dans le mur et ils se pâment maintenant de constater où leurs folies sociales nous ont mis : je ne souhaite qu’une chose, c’est une motion de censure pour que tous sautent et même si on rentre dans un chaos. De toute façon, on est déjà dans un total chaos, alors un peu plus ou, peut être, un peu moins….Le problème est que les français sont des boeufs et dès qu’on leur dit qu’ils vont profiter de quelques sous, ils votent pour les promesses sans voir plus loin que le bout de leur nez, sans la moindre réflexion. Ils n’ont que 2 neurones qui tournent en boucle et ce sont les plus nombreux maintenant.
Quand vont-ils être censurés?
Comment et pourquoi demander aux personnes qui sont dans le gruyère d’en sortir? du reste il serait intéressant de connaitre les motivations profondes de tous les aspirants à la députation. Je doute que ce soit pour oeuvrer à la grandeur de la France et pour le bien commun.
Vous avez tout à fait raison
L’ancien maire de Montpellier que pour une augmentation d’impôt les gens râles pendant 3 mois et ensuite ils n’y pensent plus. Une décision d’économie génère des ennemis à demeure
Excellente conclusion. Illustration de l’incurie de nos dirigeants avec la phrase de Hollande « ça ne coûte rien, c’est l’Etat qui paye », y compris pour rémunérer à vie ces incapables qui se sont succéder à la tête de l’Etat !
L’immigration : problème N°1. Mais, à égalité, la culture massive du non travail de l’assistanat de la retraite à 55 ans des 35 heures travaillées 32 pour un nombre colossal de fonctionnaires et autres syndicalisés, de l’absentéisme gigantesque dans certaines fonctions sans compter la nouvelle mode du télétravail. Mais pour ceux qui travaillent vraiment c’est 60 heures mini, les contrôles bureaucratiques et l’enfer fiscal.
Et pourtant, avec un peu de courage et d’imagination, il serait possible de très vite remonter la pente, rembourser nos dettes et présenter enfin des budgets non déficitaires. Certes, pour ce faire, certains devront retrousser leurs manches et travailler plus mais ce n’est pas l’immense majorité des Français qui payent déjà leur dû au delà du raisonnable, c’est la classe politique dans son ensemble et certaines catégories de fonctionnaires. En effet, il faudra beaucoup travailler pour réduire voire supprimer les subventions généreuses inutiles, revoir et réorganiser les services de l’Etat, revalider et réduire les multiples agences et autres comités « théodule », relister et refondre toutes les lois, procédures et règlements afin d’en valider le bien fondé ou non, remettre sous le boisseau les traitements, salaires, émoluments et avantages des élus et de la haute fonction publique, enfin en prime abord éraser ou supprimer les aides et gratifications diverses attribuées à des non ayant droit en particulier étrangers. Ainsi donc, avant même de parler d’efforts de tous, il y a des efforts à faire pour réduire drastiquement les dépenses le plus souvent inutiles ou superfétatoires.
il faut qu’il divise son salaire par deux et ont verra ainsi que tout les autres et plus de compensation aux anciens présidents et 1 er ministre ainsi que ceux qui sont revenu au gouvernement ne touche pas leur retraite tant qu’ils sont renouvelés au gourvernement
La France manque de travailleurs mais regorgent de fonctionnaires , c’est pas bon pour la croissance…
« Y-a comme un défaut » disait Fernand Raynaud .
D’autant plus que pour s’occuper et prouver leur utilité l’action de bon nombre de fonctionnaires consiste à créer des nouvelles normes, des « cerfas », proposer des ajouts administratifs… pour le bon fonctionnement de la nation parait-il ?