[CARTE INTERACTIVE] Quelles rues de votre commune sont colonisées par la gauche ?
L'affaire a fait le tour du Web. Le nouveau maire RN de Grenay (Pas-de-Calais), Daisy Duveau, a fait retirer une plaque installée par son prédécesseur communiste : elle faisait de Georges Ibrahim Abdallah, condamné à la perpétuité en France en 1987 pour complicité d’assassinats terroristes, un citoyen d’honneur de la commune... Bien d'autres plaques polémiques ou scandaleuses restent en place. Alors que les multiples crimes du communisme ont été révélés et documentés (100 millions de morts !), la France ne s'indigne plus, ou pas assez, de la colonisation de l’espace public par les noms de rue : Marx (42 occurrences), Engels (8), Lénine (51), - « l’inventeur du totalitarisme » (Stéphane Courtois) -, Trotski (2) et même Staline sont honorés dans nos villes !
À l'idéologie meurtrière du communisme a succédé, depuis quelques années, l’offensive idéologique du wokisme, une autre forme révolutionnaire du progressisme qui prétend représenter des groupes humains (femmes, personnes de couleur, minorités sexuelles) présentés comme ignorés, maltraités, donc victimisés, revendicateurs et revanchards. D‘où la présence croissante de noms de rue portant celui des patronymes féminins (Gisèle Halimi, Simone Veil). Et de plus en plus des noms de personnalités issues de l’émigration ou étrangères. Objectif : décoloniser l’espace public.
La commission Pascal Blanchard : 318 noms à promouvoir
Le pouvoir a plongé sans réserve dans cette dérive. C’est ainsi qu’à l’initiative d’Emmanuel Macron, soucieux de la diversité de la France, et avec l’aide d’une commission dirigée par Pascal Blanchard, une liste de 318 noms a été établie en 2021. Cette liste veut rendre notamment visibles dans l’espace public « étrangers venus de tous les continents, fils d’immigrés, rapatriés, naturalisés français ou personnalités restées étrangères en France tout en y bâtissant leur destin ». Elle est consultable sur les sites de Service public et de l’Éducation nationale et a été envoyée à toutes les communes pour les aider et les inciter à mieux nommer ou renommer leurs espaces publics (rues, places, squares, etc.).
Dans la liste Blanchard, beaucoup de noms sont consensuels (Brel, Camus, Aznavour, Apollinaire, Chagall) et n’ont rien de choquant. Mais pourquoi proposer dans cette liste au moins 26 personnalités communistes ? Et seulement à peine un quart de femmes ? Surtout, le plus frappant, dans la liste Blanchard, c’est l’abondance des références décoloniales, hostiles à la civilisation occidentale et à la colonisation française, pour ne pas dire hostiles à la France. Jean-Marie Tjibaou (13), militant indépendantiste kanak-socialiste, dans une véritable guerre civile, et Louis Delgrès (25), rebelle guadeloupéen, sont-ils des amis de la France et l’honorent-ils ? La question ne se pose même pas pour Franz Fanon (27), Martiniquais qui rejoint le FLN algérien et renie la France. Il est l'auteur, en 1961, d’un ouvrage, Les Damnés de la Terre, dans lequel il écrit la phrase célèbre, reprise récemment par Rima Hassan, députée européenne décoloniale : « Pour le colonisé, la vie ne peut surgir que du cadavre en décomposition du colon. » Curieux fantasme que celui des vers sortis du cadavre de l’ennemi et destinés à vivifier le vainqueur. Sartre, qui a donné son nom à de nombreuses rues, jamais à court d’un mauvais mot pour dire la haine de soi, renchérit dans la préface de l’ouvrage : « Il faut tuer : abattre un Européen, c’est faire d’une pierre deux coups, supprimer à la fois un oppresseur et un opprimé. Restent un homme mort et homme libre. »
La gauche et ses non-dits
En dehors de la liste Blanchard, l'examen de nos rues présente quelques curiosités inquiétantes pour la paix civile : en Seine-Saint-Denis, deux villes - Saint-Denis depuis 2006 et Bobigny depuis 2012 - ont une rue Mumia Abu-Jamal. Ce militant noir américain a tué, en 1981, un policier de quatre balles dans le dos, plus une dernière à bout portant dans la tête. Quel message est ainsi véhiculé dans l’espace public ? La ville de Nantes, quant à elle, a annoncé, en janvier 2026, le baptême d'une voie, la troisième en France, au nom de « Malcolm X (1925–1965) : militant afro-américain figure de proue du mouvement des droits civiques et du panafricanisme ». Pourquoi taire qu’il était islamiste et prônait le recours à la violence pour parvenir à son objectif d’une nation noire indépendante, sans Blancs ?
La gauche a tendance à passer sous silence ce qui dérange la mythologie progressiste du camp du bien. Ainsi Pablo Neruda, communiste chilien, célébré dans l’espace public, était loin d’être un ami des femmes. Il a même avoué, dans son autobiographie posthume, avoir violé une femme de chambre. Où sont les féministes ? Pablo Picasso, encore un communiste recommandé par la liste Blanchard, est contesté aujourd'hui pour son comportement envers les femmes. Où sont les féministes ?
Quelques signataires de pétitions…
Pire encore, les noms de rue portant des noms de célébrités, bien sûr de gauche, signataires de pétitions en faveur de la pédophilie. La pétition parue le 26 janvier 1977 dans Le Monde, signée par 71 « intellectuels » français en faveur de trois hommes inculpés pour des abus sexuels sur mineurs, portait en titre cette phrase choc : « Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit ! ». Quelques semaines plus tard, le 23 mai, une lettre ouverte, toujours publiée dans Le Monde par 80 « intellectuels » (souvent les mêmes), demande que « la loi décriminalise les rapports sexuels entre les adultes et les enfants de moins de quinze ans ». Il y eut, enfin, la pétition, publiée dans Libération du 23 mars 1979, qui volait au secours d’un homme accusé d’avoir eu des rapports sexuels avec des fillettes de six à douze ans.
Parmi les signataires morts de l'une au moins de ces deux pétitions, beaucoup sont honorés dans l’espace public, comme Louis Aragon, Elsa Triolet, Roland Barthes, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jean-Louis Bory, Gilles Deleuze, Francis Ponge, Philippe Sollers, Patrice Chéreau, Françoise d’Eaubonne, Michel Leiris, Françoise Dolto, Jacques Derrida, Michel Foucault, Simone Iff ou Georges Moustaki.
Marxiser, décoloniser l’espace public, au besoin en le racisant et en faisant droit à quelques minorités, offre une nouvelle image, voire une anticipation, de la France créolisée (métissée) dont rêve une partie de la gauche. Stop !
*Cette étude a été réalisée à partir de la Base Adresse Nationale, référentiel d'adresses officiellement reconnu par l’administration (https://www.data.gouv.fr/datasets/base-adresse-nationale).
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts


































24 commentaires
» Il y eut, enfin, la pétition, publiée dans Libération du 23 mars 1979, qui volait au secours d’un homme accusé d’avoir eu des rapports sexuels avec des fillettes de six à douze ans. » Je comprends mieux maintenant pourquoi Labération est aussi tolérant avec une certaine religion et avec son « prophète » (sic) qui avait « épousé » (resic) une petite Aïcha âgé de seulement 6 ans pour enfin « consommer » (Beurk ! Beurk ! Beurk !) ce « mariage » lorsqu’elle avait 9 ans !
Et les rues Robespierre ? Qu’en pensez-vous ? Pourtant à archiver définitivement non ?
Super travail. Chez moi ce sont soit des noms un peu chics, soit des noms type moyen-âge : rue des galères par exemple. Et puis nous avons notre grande rue. Hummmm, ça fleur bon la France.