Bardella agressé : une commentatrice de BFM l’accuse d’islamophobie !

Bardella et le RN ont vivement réagi. Et ils ont eu raison.
bfm bardella

C'est la deuxième fois que Jordan Bardella est agressé en quelques jours, lors de sa tournée de dédicaces. Et les réactions de certains médias, sans surprise, sont éloquentes. La première fois, à Vesoul, c'est le professionnel du ricanement - Quotidien - qui en a fait un montage, dénoncé par le député européen RN Matthieu Valet sur X.

Cette fois-ci, à Moissac, les réseaux ont vivement réagi au traitement de l'agression par certains commentateurs de BFM. En particulier, une certaine Nesrine Slaoui, journaliste franco-marocaine, que j'ai découverte à cette occasion. Pour elle, Bardella l'a bien cherché en propageant, dit-elle, « des propos violents pour beaucoup de personnes en France », à savoir les musulmans ! Et voilà le délit : Bardella serait islamophobe, coupable de « violence politique » et aurait, en somme, bien cherché ce qui lui arrive. Un œuf. Et demain ?

Les soutiens du président du RN ont immédiatement dénoncé la séquence, comme Laure Lavalette, députée du Var, qui a annoncé saisir l'Arcom.

Il est vrai qu'il y a toute une palette de nuances, depuis l'indifférence complaisante jusqu'à la quasi-justification. Dans le premier camp, celui du silence tranquille, la quasi-totalité de la classe politique : gauche, LR et extrême centre confondus. On peut, certes, comprendre une forme de relativisation : oui, ce n'était qu'un œuf, et il faut remettre les choses à leur juste place. Là, c'est un journaliste et élu macroniste qui s'y est collé, Bernard Guetta : « Appeler ça de la violence, non. ».

Mais Jordan Bardella lui-même n'a pas laissé passer, et il a bien fait. Pour trois raisons : d'abord prendre la gauche et les macronistes au mot de leurs hypocrisies et de leur deux poids deux mesures sur la « violence politique » ; ensuite, prendre date pour demain, quand ce type de violences ne manquera pas de se multiplier au fur et à mesure que l'alternance politique se rapprochera ; enfin, ne rien laisser passer sur cette accusation islamiste d'islamophobie visant à museler toute critique de l'islamisation de la France et plaçant une cible dans le dos de ceux qui osent en émettre. Soulignons tout de même que le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, invité ce dimanche sur BFM TV, a condamné « très fermement » cet « acte inacceptable ».

« Tout en se défendant de le faire, cette chroniqueuse sur BFM TV justifie mon agression par mes propos politiques "violents" et "islamophobes". Sait-elle que des gens sont morts dans notre pays pour avoir été accusés d'“islamophobie” ? À quoi joue-t-elle, exactement ? »

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Frédéric Sirgant
Chroniqueur à BV, professeur d'Histoire

Vos commentaires

118 commentaires

  1. Pour ma part, face à la mécréantophobie de l’islam qui appelle à tuer les infidèles (sourate9 verset 5 et autres),,. je ne suis pas islamophile !!!
    Est-ce mal docteur ???

Commentaires fermés.

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