Aux États-Unis, les salariés blancs discriminés sont invités à porter plainte

Cette avancée sociale et sociétale est mal vécue par la gauche.
EEOC USA

Loin de s’en réjouir, nos confrères de 20 Minutes tirent la sonnette d’alarme : « Les hommes blancs américains pourront toucher une indemnité s’ils estiment avoir été victimes de discrimination au travail. » Vous pensiez que la lutte contre la discrimination au travail était un combat progressiste des plus importants ? Oui, quand il s’agit des « racisés ». Mais si les Blancs ont les mêmes droits, là, rien ne va plus !

Le texte de l’EEOC

Le texte publié par l'EEOC.

Le texte de la Commission pour l'égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) qui est l’objet de la colère des anti-trumpistes rappelle pourtant une évidence : « La discrimination à l'encontre des travailleurs américains est illégale. » Cela est vrai depuis la loi de 1964 sur les droits civiques, mais a été oublié ou tu pendant des années de culpabilisation woke et de promotions immigrationnistes. La discrimination anti-américaine peut se constater dans une offre d’emploi, mais aussi sur les lieux de travail, et concerner « le licenciement, l’affectation des tâches, la rémunération, la formation, les avantages sociaux, la promotion et la rétrogradation ». Elle prend aussi la forme de harcèlement ou de représailles.

Ce rappel d’une loi sociale élémentaire, 20 Minutes y voit une manière de l’administration Trump d’attiser « le "ressentiment" des hommes blancs » et serait particulièrement favorable « aux hommes blancs conservateurs ». Il y a là une indignation de mauvaise fois et un mensonge : à aucun moment le texte de l’EEOC ne parle de couleur de peau ni de couleur politique. Il parle de la nationalité américaine : « Cette protection s'applique à tous les groupes raciaux, ethniques et d'origine nationale. » Donc à tous les Américains, qu’ils soient Noirs, Latinos, Asiatiques, Indiens… ou Blancs. Si la présidente de l’EEOC, Andrea R. Lucas, a précisé sur X que les hommes blancs avaient été les principales victimes d’une « discrimination généralisée, systémique et illégale », ce n’est pas par suprémacisme, mais parce que les détestables politiques DEI (Diversity, Equality, Inclusion) étaient des concepts frelatés et biaisés — racistes.

Un « ouin-ouin » très méprisant

Sans vergogne, Libération taxe l’initiative de « culot ». De son côté, 20 Minutes n’hésite pas à écrire « ouin-ouin » à propos des salariés blancs américains qui déposeront un dossier pour discrimination. Des pleurnichards, quoi. Des paranos : le racisme anti-Blanc n’existant pas en France, pourquoi existerait-il aux États-Unis ? Quel mépris racial et social pour des gens victimes de discrimination sur leur lieu de travail en raison de leur couleur de peau… Quand les Blancs sont victimes des services de ressources humaines, les gauchistes sont à fond du côté du patronat.

Comme elle l’exprime clairement dans sa profession de foi, la présidente de l’EEOC, Andrea R. Lucas, se dit convaincue que « les lois américaines sur les droits civiques rejettent les politiques identitaires et privilégient les droits individuels et l’égalité ». Que sa mission consiste à éradiquer « toute discrimination illégale fondée sur la race, l'équité, l'inclusion ou le sexe » — jusque-là, ça va pour les gauchistes — mais en y incluant, donc, « les travailleurs américains ». Cet intérêt d’Andrea R. Lucas pour les salariés américains victimes de discrimination relèverait de la complaisance pour les « angry white men » (hommes blancs en colère), écrit encore 20 Minutes.

Des formations culpabilisantes

Plus que de la colère, c'est d'humiliation qu'il s'agit. Les salariés en question ont vécu une mise sur la touche avec les politiques DEI. En 2022, une étude sur le sujet montrait que près de 70 % d'entre eux se disaient « oubliés » par cette manière de gérer le personnel ! Il y avait les cas de discriminations possibles, détaillés supra par le texte de l’EOCC. Et qu’il ne faut pas minimiser d’incroyables formations en milieu professionnel destinées à faire prendre conscience aux Blancs de la « blanchité systémique » du monde du travail (hallucinant exemple de masochisme à lire ici) ; bref, à les culpabiliser sur la simple base de leur peau. Plus raciste, tu meurs… Voilà pourquoi l’appel de l’EOCC est une avancée sociétale qui devrait réjouir la gauche si ses combats n’étaient violemment tournés contre l’Occident.

Picture of Samuel Martin
Samuel Martin
Journaliste

Vos commentaires

18 commentaires

  1. Ouf mais encore une fois cela vient que de ce pelé et galeux de Trump…J’ai trop vu de dégâts des politiques de non discrimination (sic) pour ne pas saluer cette mesure de courage. Et je ne suis ni misogyne ni en quoi que ce soit raciste…

    • Tout ce que n’aime pas la gauche est forcément beau, les spectacles magnifiques et bien faits, les livres bien écrits, tout ce que n’aime pas la gauche, je l’aime d’office

  2. Notre bon seigneur nous offre un porte-avions comme cadeau de Noël, pardon de « fin d’année », à charge évidemment du contribuable, mais The Président of the USA propose lui, comme cadeau de Noël, Christmas, donc, une abolition de la discrimination pour les salariés. Et c’est pour tout le monde, aucune mention de race, selon l’article bien documenté comme d’hab’ par BV. Il a bien mérité son Nobel de la Paix qui avait été attribué à une brave personne qui lui a aussitôt rétrocédé, si mes infos sont bonnes. Nos médias sont muets sur ce sujet.

  3. En 1992 en Alsace arrivé comme directeur dans une entreprise alsacienne pour un patron Alsacien au bout de 8 jours sur le pare-brise un papier  » on a pas besoin de français de l intérieur pour nous diriger et vous ne parlez pas alsacien  » j ai dit  » aucun alsacien était capable. Ils m insultaient en alsacien toute la journée. J e ai parlé avec mon patron et Pierre Pfilmlin son ami, vous celui de l aménagement du territoire.

  4. Heureusement, nous sommes à l’abri de ce genre de dérives : en France, le racisme anti-blanc n’existe pas. Il n’y a donc aucune discrimination possible à l’embauche. OUF !

  5. En suivant le lien (à lire ici) on tombe sur une fondation Irene Greene qui se dit lesbienne assumée depuis 35 ans et qui soutient la communauté LGBTQIA+. Son discours consiste à une auto-flagellation des blancs, elle donne même la marche à suivre pour le faire. Rien de nouveau chez les ethnomasochistes.

  6. Dans ce sens là, sur que ça fait grincer les démocrates-gauchistes
    Bah oui les « blancs » sont souvent discriminés, on le voit pour les futures embauches via Nunez, les entreprises auront un bonus s’ils embauchent un divers, si ce n’est pas de discrimination ça !!

  7. Lafrance a eu l’habitude de faire comme les États unis avec un décalage, espérons que ça va continuer.
    Le déclin des gauches, woke et autre minorités délétères etc,..est déclenché, merci les US

  8. Les USA sont sur la voie du redressement. Finie la discrimination positive qui provoque un nivellement par le bas et un décadence sociétale. On ferait bien de faire pareil en France à l’école de la magistrature ou à la fac de médecine.

  9. On a appelé cela discrimination positive. Elle n’est positive que si elle favorise un racisé. Elle est négative si elle favorise un blanc. C’est toujours une discrimination. Et si on parlait des certains qui sont fils de … neveu de…épou(se) de …et qui bénéficient de chaussures bien trop grandes pour eux et de salaires gargantuesques.

  10. Au nom des réparations de l’apartheid, en Afrique du Sud, la discrimination des blancs est légale et inscrite dans la loi. Par exemple :
    A diplôme égal ou inférieur d’un degré, un noir doit être embauché de préférence à un blanc, c’est la loi.
    Un blanc qui monte une entreprise, même artisanale, doit trouver un associé noir qui partagera les bénéfices.
    Les blancs n’ont pas accès à l’aide médicale basique, ils doivent payer.
    Beaucoup de blancs sont au chômage en raison de ces discriminations et vivent dans des bidonvilles, sans aucun espoir de s’en sortir.
    On parle souvent des fermiers blancs d’AFS qui sont menacés et spoliés, mais parmi les blancs d’AFS, ils ne sont qu’une minorité.
    Personne ne dénonce ces discriminations au niveau international. En France, seul le journal Frontières en a parlé. Au niveau international, seul les Etats Unis de Trump accordent l’asile politique à la minorité blanche discriminée d’AFS.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Mazarine Pingeot entend punir les manants de La Flèche qui n’ont pas bien voté

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois