[ANIMAUX] Fin de l’expérimentation sur les primates aux USA : Libération y trouve à redire
Dans les tuyaux depuis plusieurs mois, le projet se confirme : le CNRS veut étendre sa capacité en singes de laboratoire. Son plateau de Rousset-sur-Arc (Bouches-du-Rhône) utilise déjà « 300 primates non humains » (encore heureux qu’ils ne le soient pas), à savoir babouins olives, babouins de Guinée, macaques rhésus et marmousets. Il va tripler ses capacités, d’ici à 2029. Une décision incompréhensible pour les défenseurs de la cause animale, alors que le Parlement européen lui-même a approuvé, en septembre 2021, une résolution « visant à accélérer le passage à une innovation sans recours aux animaux ».
Le CNRS serait-il réactionnaire ?
Pour l’association animaliste One Voice, la décision du CNRS va « à rebours de l’Histoire ». En septembre 2024, Libération a consacré un article à la question. Sa position est alors très claire. Le projet d’agrandissement du Centre de primatologie du CNRS « inquiète les défenseurs de la cause animale ». Muriel Obriet, présidente de l’association Transcience, dénonce « un cumul de souffrances ». Il est d’autant moins compréhensible, ce cumul qui ressemble à un acharnement, à l’heure où « les recherches sur les alternatives à l’expérimentation animale progressent à grands pas », écrit Libération, en particulier « des organes sur puce et des organoïdes, reproduisant certaines fonctions des organes humains ». Libé ne qualifie pas le CNRS de réactionnaire (on est entre amis, l’instance scientifique n’a-t-elle pas édicté que l’islamo-gauchisme n’existe pas ?) mais l’a saumâtre.
Comparée à la grande instance de la recherche française encageant force singes, combien différente est la situation aux États-Unis, qui vient d’annoncer la fin des expérimentations animales sur les primates. Comme vous l’avait raconté BV, l’ère de l’administration Biden avait vu prospérer des expérimentations animales révoltantes, y compris la création et l’exploitation d’animaux transgenres…. Trump donne aux animaux une bouffée d’air frais considérable et, aux États-Unis, une nette avance sur l’Union européenne.
Libé voit venir un « cheval de Troie »
Loin de publier un article enthousiaste sur cette victoire américaine de la cause animale, Libération sombre dans l’aigre-doux. La question sur la souffrance animale n’est tout simplement pas mentionnée — ce qui relève du tour de force. Libé cite la revue Science, qui entrevoit dans la décision de Trump « un sérieux coup d’arrêt à l’avancée de la recherche sur les maladies infectieuses ». Mais ne cite pas, par exemple, une responsable du « Comité des médecins pour une médecine responsable », qui se réjouit que, « pour la première fois, une agence américaine choisit une science moderne et pertinente pour l'humain plutôt qu'un système d'expérimentation sur les singes qui a échoué ».
L’investissement « dans les puces organiques et le développement de l’intelligence artificielle », donné précédemment en exemple au CNRS ? Il est maintenant entaché de suspicion, puisque promu par « le vaccino-sceptique ministre de la Santé Robert Kennedy Jr. » Sans rappeler que ce scepticisme est celui d’un ancien militant écologiste très remonté contre l’industrie chimico-capitaliste, nommé à ce titre parmi « les héros de la planète » en 1999 par le Time Magazine… La décision du ministre est, explique Libération, « une ingérence », voire « un cheval de Troie visant à freiner plus globalement l’avancée de la recherche aux États-Unis sur le SIDA » ! Ça tourne au complotisme.
À la différence quasi philosophique que Les Inconnus avaient établie entre le « bon » et le « mauvais » chasseur s’ajoute, désormais, celle de Libération entre le bon et le mauvais singe de laboratoire — selon que sa cage est chez Trump ou au CNRS. La contradiction est totale. Pour une étude des effets de l’anti-trumpisme sur les intelligences, pas besoin d’expérimentation animale : l’homme suffit. Et pour examiner un cas de mauvaise foi flagrante, deux articles de Libération.
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19 commentaires
voilà la suprématie de l’idiotie humaine toujours s’en prendre a plus gentil que soi .pauvres amis soit disants animaux ,le vrai génocidaire c’est celui qui tiens le scalpel ,qui de la poule où l’oeuf ?
On notera tout de même qu’il y a des essais cliniques sur des humains, certes volontaires … mais on l’oublie trop souvent. Participer à un essai clinique n’est jamais anodin.
C’est typiquement un sujet délicat dont s’emparent, bourrés d’idées préconçues et de méconnaissance scientifique, toute une brochette de gens qui n’y connaissent rien (Libération, vous, bien d’autres).
Pour l’instant l’IA ne permet pas de remplacer tous les animaux de laboratoire. Pour une simple raison, c’est que on ne sait pas modéliser le fonctionnement d’un organisme entier comme un mammifère (on sait mettre plein de choses en équations, mais pas ça). On ne sait modéliser que des « sous-fonctions » (par ex la production / l’inhibition de telle ou telle hormone, ou encore le métabolisme hépatique par lequel notre foie transforme puis élimine des composé exogènes).
Les essais sur les animaux ne peuvent donc pas, pour l’instant, être totalement supprimés. C’est très regrettable, mais c’est ainsi. Bien sûr les chercheurs s’attachent à en limiter le plus possible l’utilisation, soyez en sûrs. Pas seulement pour des raisons éthiques, mais plus trivialement pour des raisons économiques. Un rat de laboratoire coûte de 100 à 500 Euros selon la lignée adaptée à ce que l’on veut tester, un chien environ 5000, et un primate non humain de l’ordre de… 100 000 Euros. Dans ces conditions, vous pensez bien que si la recherche pouvait en faire l’économie et faire tourner des logiciels à la place, elle le ferait ! Et il est très probable qu’on y arrivera, heureusement, mais pas encore.
Merci pour ces rappels et pour votre bon sens. J’ajouterai qu’au cours de ma maigre expérience dans les laboratoires, je n’ai jamais vu de savant fou, ni de tortionnaire sadique, les enseignants-chercheurs que j’ai pu côtoyer étaient toujours très professionnels et traitaient les animaux du mieux qu’ils le pouvaient. La recherche et les diverses expérimentations sont beaucoup moins consommatrices d’animaux qu’elles ne l’étaient pas le passé. Comme vous le soulignez, tenir une animalerie représente un coût non négligeable et des structures adaptées.
Réponse à M. B. Guilhon : je ne vois pas ce que le Marxisme vient faire dans les déclarations de One Voice, si ce n’est pour décrédibiliser cette association. Association dont les adhérents viennent de tous les bords politiques, il suffit d’aimer les animaux et de les défendre. La vivisection est un crime contre des êtres vivants et sensibles, soumis à des recherches qui n’ont souvent de scientifiques que le nom. Qui ne connaît les conséquences dramatiques de nombre de médicaments testés sur les animaux ? Sans oublier les effets secondaires pour ceux qui « font leurs preuves »… J’ajoute que l’un des arguments du CNRS de Rousset pour s’agrandir est la recherche des conséquences de la cocaïne sur l’Humain ! On drogue des signes à cause des vices humains ! Scandale ! Je leur ai écrit de demander le certificat médical de celui qui a défrayé la chronique et s’est retrouvé en prison après son accident de voiture sous emprise de drogues ! Ces expérimences sont la honte de l’Humanité !
« Pour l’association animaliste One Voice, la décision du CNRS va « à rebours de l’Histoire ». Ah le sens de l’histoire! Indécrottables, ces marxistes, dont le pouvoir de réflexion s’est figé en 1917.
« résolution « visant à accélérer le passage à une innovation sans recours aux animaux ». »
je n’ai jamais tr availlé sur les primates, mais sur les souris et les rats, le service suivant travaillant sur des chiens;
ce que je puis dire est que si besoin, les animaux sont anesthésiés.
Et que les chiens sont bien traités. On ne peut faire qu’une seule expérience sur un chien. Ensuite, tout du moins dans le laboratoire de recherche pharmacologique où je travaillais (en france), après cette expérience et la surveillance du chien (des chiens) pendant un bon mois, ils étaient donnés aux salariés. Comme j’étais toute nouvelle lorsqu’il y a eu ce don, la liste étant trop longue, je n’ai pas pu en avoir un. (puis je suis partie vers d’autres cieux géographiques).
Ces chiens finissaient donc sur le canapé du salon.
Après les enfants qui doivent mourir à la guerre, il faudra les envoyer comme cobayes dans les laboratoires?… « PLUS JAMAIS ÇA » de Léo Dubois, avec préface du Professeur Christian Perronne. À lire sans modération.
Il faudrait pour cela changer le traité Sérusclat (remarquez ils l’ont « oublié » lors des injections à ARNm, curieux, hein).
Ce traité implique que la personne qui accepte ce médicament pas encore mis sur le marché (il faut une dizaine d’années si on respecte tous les protocoles) paraphe toutes les pages où sont indiquées les recherches qui ont été faites (chimiques, pharmacologiques sur les animaux) avec tous les effets secondaires remarqués sur les animaux (de la souris au chien , de mon temps, nous n’utilisions peu ou pas de primates), puis signe en marquant qu’elle a bien tout lu et qu’elle est d’accord pour participer à cette expérience. Et , en plus, elle est payée!
Je doute qu’ils le fassent.
Maintenant, il y a peut être des « humougeons » (hybrides d’humains, de moutons et de pigeons) qui croiront faire une bonne action en donnant leurs enfants pour la france pour le bien être des animaux (tout en mangeant de la blanquette en pleurant sur le sort des agneaux).
Pour étudier la bêtise humaine, les journalistes de Libé montre qu’il n’est pas besoin d’expérimentation animale. Il suffit de lire leurs articles.
Totalement d’accord avec vous
une résolution « visant à accélérer le passage à une innovation sans recours aux animaux ».
C’est vrai il y a eu une injection génique expérimentale sur des centaines de millions d’individus à partir de 2021
Oui, vous avez parfaitement vu le truc. C’est ce qu’ils veulent faire.
Ne jamais acheter le journal Libération
Les journalistes de Libération sont d’éternels adolescents, toujours dans la confrontation avec les figures d’autorité, quitte à être complètement ridicules. Et c’est ça la référence pour les bonnes sources d’information, le fameux label de confiance de la Macronie ???
La gauche et les écolos français seraient ils des hypocrites? Oui visiblement et ils prennent leurs électeurs pour des poires. La cause animale devrait être un sujet uniquement défendu par les patriotes, les seuls avec une véritable conscience de leur bien être, de la biodiversité et des valeurs humaines.
Oui
Comment être étonné de l’esprit de contradiction coutumier de Libé… c’est son fonds de commerce. J’’apprends avec bonheur qu’Onc’Donald est opposé à la souffrance animale. Un bon point supplémentaire pour lui, alors qu’en France le ministre Annie Genevard, qui déteste au plus haut point les animaux, fait exactement le contraire. Les expérimentations peuvent se faire sans les animaux, d’autant que les résultats ne sont pas transposables à l’humain. Donc souffrances plus qu’inutiles. Je me demande toujours comment un chercheur peut regarder sa femme et ses enfants dans les yeux — et se regarder dans une glace — quand il a passé sa journée à martyriser des animaux. J’espère ne pas être censurée…
Si, les résultats sont transposables. Nous avions des abaques pour vérifier.
Et tout dépend de la molécule et pourquoi, au quel cas, nous n’utilisions pas le même animal.
En tous cas, dans le labo où je travaillais, les animaux étaient bien traités.
Maintenant, ,sans doute qu’avec l’IA, il est peut être possible d’éviter une partie de ces expériences.
Mais « résolution « visant à accélérer le passage à une innovation sans recours aux animaux » ». Lorsque l’on voit l’IA française (je viens de vérifier son prénom = Lucie) qui parlait d’œufs de vaches et qui donnait une recette avec ces œufs, permettez moi de me poser des questions.